‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 240 sur 250 · Odes : La Fiancée du Timbalier · texte numérisé non relu

Odes : La Fiancée du Timbalier

406 FIN DU CLASSICISME ET RETOUR A l'aNTIQUE.

Ronsard recommandait encore roniploi do tous les dialectes de la langue : « Ouli-e. je Tadverlyde ne faire conscience de reniellre en usage les antiques vocables et principalement ceux du dialecte wallon et picard, lequel nous reste par tant de siècles l'exemplaire naïf de la langue Irancjaise, j'entens de celle ipii eut cours après que le latin n'eut plus d'usage en notre Gaule, et choisir les mots les plus prégnants et signillcatirs non seulement dudit langage, mais de toutes les provinces de France, pour servir à la pot^sie, lorsque tu en auras besoin * ». Les dialectes chez nous n'existant plus qu'à l'état de patois, Hugo n'a pu suivre Ronsard sur ce terrain. Pourtant, dans le Dernier jour (Vim condamné et, ensuite, dans les Misérables, il n'a pas reculé devant l'argot. 11 allègue l'exemple d'Eugène Sue et de Balzac, plus loin celui de Plante qui a l'ait parler le phénicien à deux soldats carthaginois, Molière oîi l'on trouve toutes sortes de patois et même du levantin *.

Dans les procédés de versihcation, l'analogie et l'imitation ne sont pas moins l'rappantes. Comme on l'a déjà remarqué, ce n'est qu'à partir de sa liaison avec Sainte-Beuve, c'est-à-dire après la publication du Tableau, que Hugo devient franchement novateur en prosodie. Cependant on a trop exagéré, je crois, l'importance de certains tours de f(»re(> imités de Ronsard, de Rémi Belleau ou d(^ Joachim Du Bellay ^, comme la Chasse du Durgrave, le Pus d'armes du roi Jean, la llimc de Sainte-Beuve, la Ballade à la ///ne d'Alfred de Musset. Ce qu'il y a d'essentiel, comme Hugo lui-même le disait, (j'a été la création de toute une variété de strophes inconnues des classiques ou tombt'-es en

1. ( i'I livres choisi l's de llonsard {ï'rvfiui' <lc la Francitidc).

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