‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 247 sur 250 · I. l'n'faco (les Orirntali's · texte numérisé non relu

I. l'n'faco (les Orirntali's

uieiilal (le reslhrti(iuc roiiiaiitique. Dès lors on comprend la définition de la préface d'Hernani : le romantisme, c'est la liberté dans l'art. En eflet, si c'est la Vie tout entière qni s'offre à l'artiste, s'il n'y a plus de sujets défendus, il n'y a plus davantage de règles ni de formes consacrées, puisqu'elles sont toutes, qu'elles le veuillent ou non. une limitation de la réalité. Il n'y a plus que l'artiste en face des choses, qui s'efforce, en toute conscience et selon son tempérament, d'harmoniser ses moyens finis avec leur infinité. C'était l'antipode du classicisme francjais du xvu" siècle, et en même temps un i-etour à l'esthétique puissante et enthousiaste des grands créateurs de la Renaissance. Se rei)longer aux sources de la Vie, en faire sentir le grouillement multiforme, à côté de son épanouissement en des types uniques de beauté, tel apparaissait l'idéal. On se retrouvait en communion d'âme avec ces artistes laïques du xiii^ siècle qui faisaient serpenter autour des chapiteaux des colonnes, comme à la cathédrale de Reims, la flore et la faune de la terre natale, en y mêlant des bêtes fantastiques ' ; avec ce Dante, qui, dans sa Dixnne Comédie, semblait avoir épuisé tous les types du réel depuis la bestialité humaine jusqu'à la nature angélique et ne s'arrêtait que devant Tincom- })réhensible mystère; avec ce Raphaël lui-même, qui, dans ses fresques, donnait pour cadre à de nobles ligures, des rinceaux étranges et touffus, où des légumes vulgair(>s se mariaient à des (leurs et à des fruits-.

(rétait encore le triomphe et la glorification de ce qu'il y a i\e plus i)rimitif en nous, de plus voisin de la nature. De h'i ce cuite des lomaidiques pour lEnfant,

1. Cf. Viollcl-I.tdiic, Dictionnaire d'archileclure (arl. Scuip* liire).

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