‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 248 sur 250 · Par c.vemple, dans les fresques de la Fornarina · texte numérisé non relu

Par c.vemple, dans les fresques de la Fornarina

418 FIN nr (.r.ASSir.iSMr: et hetouu a l antique.

la Jouiiosse. le P(Mi|tl(\ i|iii esl aussi un tMil'aiil. Co ([\\c Iliigo voyait dans lo |»iii|il('. ("(''lait en nu'iin» Icinps que le grand réservoir (l<'s (''ncrgies vilalcs des rares, la soiiree myslériousf où s'('lal)ore riiis|oii"(> i c[ d'où découle toute pot'sie. i'.l ce (|ii"il voyait dans la Jeunesse, e'rlail Ir don d'eni lionsiasnic, rappélit, des gi'aiides clioses et des rniolif»ns fortes, rinipalicnce de la règle, — ton! n' qui soppose à la niéiliocrilé distinguée, impuissante cl lettrée. Le roniantisnie, eomuie tous les granils luouvenienis d'art, a éli'' concluil par des jeunes gens.

L'Art c(j)tl à la Vie, — cette t'ornmle renfei'uic toutes les innovations (4 tous les aspects du romantisiue. Le sens liisloriquc en devait jaillir, comme aussi la constitution du dranu'. Puisque tout est Iteau. puisque tout est sujet pour l'art et |)uis(pH> son domaine est immense, il faut essayer de tout comprendre épo(|ues cl peuples, et il l'aul lrou\ci' pour rendre loul cela des formes de plus en plus complexes, de plus en plus larges et de plus en plus libres.

11 s"(>u faut sans doute (jue les l'omantiques aient appliqué l'igoureusement — et surtout en «-onuaissance de cause, — ce vaste programme. Ils ont eu leurs [joncil's comnu' les classiques et, à un uiomeul donné, il a fallu les raj)peler à cette nature, dont ils avaient montré le chemin. Ils ont aussi fait trop de concessions à leurs adversaires. Au IhéAtre, ils ont gai'dé la vieille foi'uie drainai ique du \viii'' siècle, extérieurement modifiée, i.e drame de IIul'u n'est au fond ipie la trag«'dic de N'ollaire. Kt uudgré leur d(''sir de séparer de plus en plus la priésie de la prose, ils ont même été plus timides que iJonsard dans leur rlié'loriqui'. Sous

I. Se rapptîlcr le très ixMii passage sur \v peuple, dans Uernani (.Moimlctguc «le Ciiarlcs-(Juint).

les hautes couleurs lie leur phrase, on retrouve la période oratoire de Malherbe. Leur versification ellemême, rendue plus étroite encore parles parnassiens i, n'a su reconquéi'ir [jrescjue aucune des libertés de la Pléiade. Leur œuvre a donc besoin d'être continuée. Mais ils avaient fait l'essentiel, — Hugo principalement, — ce Hugo qu'une critique mesquine et injurieuse s'est plu à représenter comme un rhéteur vide d'idées et toujours à la remorque d'autrui. Mieux que cela, ils ont laissé leurs œuvres. L'œuvre lyrique de Hugo, la Comédie humaine de Balzac sont jusqu'ici les plus liants sommets de notre littérature. Dans tous les cas, on ne j)Ouvait imaginer une ruijture plus conqilète avec le passé.

1. Cf. Clair Tisseur, Modestes observations sitr l^art de versifier, p. 1 et suiv.

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