‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 25 sur 250 · Op. cit., III, p. :ti:i · texte numérisé non relu

Op. cit., III, p. :ti:i

:}. \. Maury, op. cit., p. 297..

i. Mém. lie l\icad. des liisn-.. IV, •i^O-.'iU'i.

î). Op. cit., VI, p. :J97.

n. Op. cit.. XXXF, p. l'oO.

LliS THAVAU.V DE L KRLDITION, 49

jiis((iiii Vlloinérc de Bitaubé et VHérodote de LarclMM". lin (Icliors de rAcadémie, les traductions mondaines pidliilont, priiicipalomcnt dans la seconde moitié du siècle : Lurttin ir.xv Masson (176.)), puis par Marnionlol (1700), Lucrèce par Lasrrange (1768), Catulle, Tibulle et Gallits par Pezay (1771), SiuHone par La Harpe (1771), Tc'reucc par labbé Lenionnier (1771), Sénèque le Philosophe par Lagrange et Naigeon (1778), Quintc-Curce par l'abbé Mignot (1781), etc. — Malheureusement toutes ces oeuvres se ressemblent par leurs fausses élégances et leur inintelligence de la vie antique. Les traductions d'amateurs, surtout celles des encyclopédistes, n'ont généralement rien à voir avec l'érudition : ce sont des livres destinés à aliinoulcr In polémique anti-roligi(Mise. quelquefois même ce n'est ({u'un moyen de réclame pour une élection académique comme le Suétone de La Harpe ',

Mais, vers la fin du siècle, il y a un véritable rclèvemcul pour ne pas dire un commencement de renaissance : MatthaM vient de découvrir à Moscou l'hymne homérique à r)(Miiéter ^. Brunck puljlie ses Analccta ^ et Heync sa grande édition de ^'irgile *. H semble qu'une véritable émulation s'empare de l'Académie des Inscriptions. Elle a d'ailleurs dans la personne de d'Ansse dt' \illoison un véritable philologue à opposer à ceux de l'étranger. 11 avait d'abord commencé par se mettre à l'école des Hollandais et des Allemands ; puis il avait donné une édition du Lexirjuc inédit d'Apollonius le Sophiste, (jui l'avait particulièrement désigné aux suffrages delà conqtagnie. D'autres publications savantes

\. Cf. Corresp. Ult., IX. 2'*:?.

2. Cf. Biirsian , Gexrhichte der clasan^chen l'hilologie in Dpulschlfind, ;' -iol.

3. Analccta vclevum poelarum ç/vn'cortnn. '.', vol. Slrasliourgi l"2-l"*0.

l. P. Virr/ilii Mftrnnis oppia vonetale Icclionis et perpelud aiJrtolulione ilUistrato, Leipzig, l"fj"-|';7.S, i Vol.

oO FIN DU CLASSICISME ET RETOUR A L ANTIQUE.

fil avaient lait riiellcnistc le plus m vue '. Cesl ainsi <|nil lut désigné par le irouvenienient jjour une mission en Orient, on il devait rechercher et aclieler des manuscrits grecs. Il passa par lltaiie, se proposant de rejoindre Choiseul-Goul'liei' à Constantinopli-. A \'enise, il eut la chance de découvrir le plus ancien manuscrit d'iloinrre, avec des scolies donnant la ciel" des signes crili([ues des alexandrins (1781); une ('dilion nouvelle coirigeant sur une foule de points la vulgate adoptée jusnu'alors s'imposait. l.'Uiudc de ^'illoison qui parut avec ses Prolégomèn(>s en 1788 - lut attendue connue un véritable événement littéraire. I5ien que tout d"al)ord l'Ile Tait un peu désillusionné, elle servit beaucoup à Woir poiu" son hyi)othèsc sur la coniiiosition des poèmes homériques ^. En tout cas, si ce n'était point une œuvre dt'linitive ni même bien digérée *. elle annonçait un véritable l'éveil de l'érudition train^aise et elle était un signe de la ferveur ci'oissante avec laquelle on revenait aloi's à ranticjuité. Malheureusemeid la Hévolution enraya ce mouvement de renaissance. Toujours est-il cjne l'Académie entreprit en 1785 un catalogue général delà Bibliothèque du Roi. Le catalogue des manuscrits grecs et latins fut conlié à Broltier et à Larcher-'. (l)'Anssedc \'illoison était alors absent.) Plus tard Larcher ayant résigné ses roinljons fut remplacé pai- \'auvilicrs. <|ni. dans mu premici* voUnne. donna une notice des uianuscrits d'KschvIe : il nu'ditait

I. Il ;iv;iit doiuii' onlrr niilrt's luic cililion do l.onj-'iis (l"s). ICii 1"", il avait (•i)iimiinii(|U('' ù ses cunfréres iiiiu 1res inlcressantc (lissertalion sur la Théologie drs mijslrres des païens.

■2. UoniPii llias ad releris codicis venell fidem rccensila, 1"88, ^'l•n(;tiis.

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