‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 36 sur 250 · Ciirresp. lill., XIII, p. i · texte numérisé non relu

Ciirresp. lill., XIII, p. i

2. \(nr Mém. de l'Acad. den Inscr., disserlalioti de Sevin sur Thrasylle, t. X; — du mémo Sevin, dissi-rlation sur Charon de Lampsaque, t. XIV.

ront véritablement chez eux lintelligence du passé, ce sont des littérateurs et des poètes, — les Lessing, lesllei'der. ou les (iœllic — ceGœtlieà qui Heyne dédiait sou Virgile et \Volf son Muséum, comme « à celui qui avait le mieux connu cl représenté le génie grec ' ». Ce qui ressort de tout cela, c'est que le (dassicisme, à cette dei-niére péi-iode, n'avait pas grand'cliose à attendre de lérudition : on n'était plus au xvF siècle, où toutes les branches du savoir et de l'activité intellectuelle étant confondues, l'enthousiasme poétic|ue pouvait s'allier à la philologie la plus niinuliouse. Aujourd'hui le divorce est consommé, et c'est assurément un bien. Les méthodes positives de l'érudition moderne sont fout ce (pi'il y a de plus contraire à res|)rit i)oétique. C'est au poète à être i)hiloIogue. comme au peintre à être archéologue à sa ra(;on, ([ui n'est pas celle du savant, et peut-être que celui-ci l'oublie trop cjuand il reiiroche aux deux autres leurs inexactitudes ou leurs l'anlaisies. Les données de la science arrivent jusc[u'au i)oète comnic uno lumeur populaire, comme une sorte de «ouï-dire », suivant l'expression de Carlyle, et ce « ou'i-dire », il a pour mission de le transformer en certitude et en beauté conformément à la loi de son génie. Au xviii'' siècle, il y a au contraire une tendance fAcheuse h confondre le poète et le savant : nous verrons les résultats lamentables de cette confusion. En ce qui concerne le mouvement anti(piisant, s'il est vrai, comme nous l'avons dit. qu'il était condamné d'avance, ce n'(''lail pas léruditinii (|iii pouvait le sauver.

1. " Don Kcniier iiml Darslcllcr des griocliisclion Gi'i^lcs. »

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