‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 42 sur 250 · Dissertation..., IV, l'tO · texte numérisé non relu

Dissertation..., IV, l'tO

80 FIN Df CLASSICISMK ET RETOUR A L'ANTIQUE.

celui (le la conversation, c'est « déifrailer la tragédie » '.

Avec leur pom|ie lliéàtrale. Voltaire — tout comme Racine — demande aux (irecs le secret de leur grande simplicité. Comment concilier ces deux choses, en apparence contradicloii-es? \'oUaire s'en explique ti l'aide d'une com])araison : il cite le passage d'Hamlet : « Je n'ai pas entendu une souris trotter » (C'est un soldat qui parle). Voltaire blâme ce style : « C'est ainsi qu'un soldat doit répondre? oui, dans un coi-ps de garde, mais non pas dans une tragédie: sachez que les Français admettent le simple et non le bas et le grossier 2 ». — Il veut la même simplicité dans l'action que dans le style. Dam» le discours prononcé avant la première représentation d'O/'cs/e, il disait : « \'ons savez que la Grèce dans tous ses monuments, dans tous les genres de jjoésie et d'éloquence, voulait que les beautés fussent sinq)!es : vous trouvenv. ici cette sinq»licilé -^ ». Ce qu'il eiilend par là. c'est l'élimination des épisodes de pui-e galanterie et de l'amour roma nesque. Car autrement s(>s tragédies soid beaucoup plus compliquées, plus chargées dincidenis que celles de Racine. C'est une des idées qui lui tiennent le plus au cœur, et c'est en quelque sorte pour l'illusti-er qu'il a écrit sa^Méropc. Parlant de la chute de VÉlcctré de Longepierre, il ajoute, faisant allusion à Sophocle : « On se i>révalut mal à propos des défauts de la copie conti'e le mérite de l'oi'iginal; et pour achever de corrompre le goùl de la nation, on se persuada qu'il était inq)Ossible de soutenir, sans un(> intrigiie amoureuse cl sans aventures ronianescpies, des sujets (pie

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