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LA CRITIOLE KT LAMloLITE. 97
l'jut siir lui sa prière aux «lieux.... où les pythies écuniantcs par la présence d"un démon qui les tourmente, sont assises sur les trépieds et font mugir de leurs cris prophéliciues le fond obscur des antres.... » El Diderot conclut : € La poésie veuf quelque chose d'énorme, <lc barbare et 'le sauvuijc.' ' »
Dans la théorie ilu drame. Diderot se souvient du théâtre grec II y va chercher des exemples et des preuves, comme les romantiques feront, plus tard, dans Shakespeaie. Il comprend Ijeaucoup mieux que Voltaire la simplicité d'action du drame grec (au fond, comme nous l'avons vu, ce {|ue \'ollaire entend parla, c'est l'élimination des épisodes de pure galanterie). Il critique les intrigues surchargées : « ^'oilà ce que nous entendons, dit-il, par le mouvement. Les anciens en avaient une autre idée. L'ne conduite simple, une acUon prise le plus près de sa fin. pour que (ont fut dans l'extn^me; une catastrophe imminente et toujours éloignée par une circonstance simple et vraie. Des discours énergiques, des passions fortes, des tableaux: un ou deux caractères fermement dessinés : voilà tout leur appareil. Il n'en fallait pas davantage à Sophocle pour renverser les esprits "-. » A cette simplicité de l'action, il ajoute la simplicité dans les mœurs et dans le style: et, ici encore, c'est des anciens c[u'il s'autorise : « la Nature m'a donné le goût de la simplicité; je cherche k le iierfeclionner par la lecture des anciens, ^'oilà mon secret : Celui (jui lirait Homère avec un peu de yénie y découvrirait bien plus sûrement la source o» je puise '. » Cette simplicité des mœurs et de l'action, comme du style, ne fera que mieux servir le vrai dessein du poète tragique, cjui doit être, selon Diderot, l'expression
\. De la poésie dramatique, lii, 3"l.