‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 52 sur 250 · Essai sur la poésie dramatique. Vil · texte numérisé non relu

Essai sur la poésie dramatique. Vil

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(les passions extrêmes et l'impression lonchanfe ou terrible qui s'en dégage. Comme Voltaire, mais toujours plus radicalement (jue lui. Diderot estime que nos tragédies iVançaises n'excitent que des émotions superticielles, quelles ne serrent pas assez le cneur. quelles n'ébranlent pas assez l'imagination. 11 oppose à nos dramaturges les grands tragicjues grecs : « Eschyle. Sophocle et Euripide ne veillaient pas des années entières poui- ne produire que de ces petites impressions passagères qui se dissipeid avec les fumées d'un souper. Ils voulaient profondément attrister sur le sort des malheureux; ils voulaient non pas amuseï" seulement leurs concitoyens, mais les rendre meilleurs.... Ils avaient trop de jugement pour api)laudir k ces imbroglios, à ces escamotages de poignards, qui ne sont bons que pour les enfants '.... » Par conséquent n'ayons pas peur d'être énergiques, violents, sauvages même. Pour Diderot, la vérité, le naturel dans le drame, c'est tout cela : » Je ne me lasserai point de crier à nos Français : La vérité!! la nature! es anciens! Sophocde, Philoctète. Le poète l'a montré sur la scène, couché à l'entrée de sa caverne et couvert de laml)eaux déchirés. Il s'y roule, il y éprouve une attaque de douleur.... La décoration était sauvage, la pièce marchait sans appareil. Des habits, des discours vrais, une intrigue simple et naturelle-, »

Une des choses qui l'ont plus vivement frappé dans e théâtre grec, c'est la clarté et la beauté plastiques des scènes. C'est une idée i|iii esl chère à Didei-ot : il y est revenu sans cesse : conq)oser une scène comme un tableau, ou un bas-relief, la faire valoir par le grou|H'uicnl des personnages ^, par la Ix'auli' et l'énergie des

\. ['aratluxfi sur le Comédien.

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