‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 58 sur 250 · Pensées diverses, t. Vil. p. 150 (éitil. Laljoiilayc · texte numérisé non relu

Pensées diverses, t. Vil. p. 150 (éitil. Laljoiilayc

2. Voir Faguct, Dix-huitième siècle : Montesquieu amateur de l'antiquité, p. lio; Albert Sui-el, Montesquieu, p. 142.

3. 11 cite les auteurs grecs en français, ou parfois d'après (les Irailuclions latines.

i. Il avance que Virgile est inférieur ;i Homère ■ par la grandeur et la variété des caractères, i)ar l'invention admirable », et qu'il ne légale que <■ par la beauté de la jioésie ». Pensées diverses, t. VII, p. lo9. Dans le mcmc passage, il compare Poiic à Fénelon, traducteur ou iniilaleiu- d'Homère, et il conclut : » Pope seul a senti la grandeur d'Homère •■.

5. « H n'y a (|ue les tètes liien fiisées et bien i)Oudrées (|iii connaissent tous les charmes du Temple de Gnide •• (Montesquieu).

l'espril ». Esl-il siii'prcnaiil ajii'rs cela, «iiic sans cesse occupé (le R()iiu\ il ait laissé (Telle, dans les imaginalions de son temps, nne si vivanle et si prodigieuse idée? Son style, excellent à drccuiper en pleine lumière les contours nets d'une image, ou à résumer une pensée dans une lonnule précise comme un théorème,

— aidait encore à lillusion. Il a dit (lueUjue [)art du peui)le romain que « i)lus (pi'un autre il s'émouvait j:)ar les spctacles.... Le tléhiteur qui parut sur la place couvert de plaies fit changer la forme de la République. La vue de Virginie fit chasser les décemvirs.... La robe sanglante de Cc'sar remit Rome dans la servitude *. » Lui aussi il s'est laissé éblouir par les grands spectacles de son histoire. Ses théories politiques ont pu être mises en oubli avant la fin du siècle, le grand sens de son (jeuvre à peu près [)erdu pour la génération révolutionnaire, il n'en est pas moins vrai que, grâce à lui, grûce à son imaginalion toute plastique, grâce à ces petites phrases si vigoureuses et si pleines et en même temps si amies de la mémoire, les esprits ont été jus(prau bout o])sédés comme des efligies idéalisées de la vertu romaine : le citoyen de Tancienne République, — tout entier dans l'amoui' des lois et de la patrie-. — les exercices du Champ de Mars et les bains dans le Tibre, — la politique du Sénat : les rois dans le silence et rendus « comme stupides^ »:

— la rigidité et Ihéroïsme de Caton, — la hauteur morale de Marc-Aurèle, — mais principalement la frugalité et la pauvreté romaines et, dominant tout le reste, la grande image ap|)arue dès le premier chapitre du livre : « On bâtissait d.'jà la Ville Eternelle'' ».

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