ce. Deléchize, Louis David, son école et son temps
3. Tableau historique de Vélat cl des proc/rès de la littérature française depuis -/7A'fy, Paris. Maradan, 1818, p. 257.
4. Voir sa biographie, Œuvres complètes, Paris, Diilot, 1822-23.
;j. itid., notice par llénuill de ^échelles
Lui-nirme après avoii' recommanda la loclure de Tacite et de Montesquieu, ajoutait : « Ce sont deux auteurs de clieniinée: il ne faut pas passer un jour sans les lire' ». Cest bien en effet ce que l'on retrouve dans ses Éloges : la rhétorique de Cicéron, dans ce qu'elle a de plus extérieur et de plus vain, Montes(iuieu et Tacite repensés par un régent de collège et devenus grotesques sous le costume dont il les affuble. Lanti(|ue qu'il i-epréseide. c'est celui du Co?i(.io»cs dépouillé de toute sa substance historique, c'est l'antiquité conventionnelle et ridicule des discours de classe et des harangues de distributions de piix.
D'idées, Thomas n'en a pas. à iixiins que l'on n'accepte pour telles ses amplifications sui- la vei-fu, ses éloges de Caton, de Brulus et de Thraséas, ses invectives contre les tyrans. Mais en revanche toutes les figures de rhétorique sont mises en œuvre et (mi particulier la prosopopée. dont personne n'a plus abusé; si ce n'est ses imitateui-s de la Conveidion : « Fran- « çais. que sont devenus ces vaisseaux (pie j'ai com- « mandés — c'est Duguay Trouin (ju'il fait parler. — ces « Hottes victorieuses qui dominaient sur l'océan? Mes « yeux cherchent en vain. Je n'aperçois que des ruines : » un triste silence règne dans vos forts.... Français, « soyez grands comme vos ancêtres; régnez sur la mer « et mon ombre, en apprenant vos triomphes sur les « peuples que j'ai vaincus, se réjouira encore dans son « tombeau *. » Veut-on maintenant des antithèses : c Romains, dit-il, vous avez perdu un grand homme. « et moi, j'ai perdu un ami ' ». Veut-on d'habiles périphrases avec de discrètes réminiscences des grands auteurs : « Né avee un senlinieiit vigoui-eux et pronipl,
i. (HCuvres com)dèle!t. notice par lltiaull i|r Sicliclli-s. i. Elof/c de Du;/ un //-Trouin.