‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 71 sur 250 · Cf. Œdipe-lloi. v. i:ino et suiv · texte numérisé non relu

Cf. Œdipe-lloi. v. i:ino et suiv

2. Pour tout cela, V(dr la conseiencieuse étude de l'alin : Sophocle, p. i\\.

phinue et déclamatoire dont il nous parle de ses iiialheiirs et de sa vertu, ni enfin dans cette apothéose linnle, qui sent son cinquième acte d'opéra :

Je lomlx" et je m"élève à riiiiiiHirlnlité i.

Si néanmoins nous voulons être justes, bien comprendre l'originalité et la signification littéraire de VŒdipe chez Admète, il faut oublier toutes ces taches ou toutes ces lacunes et ne retenir que l'impression d'ensemble. Au jour de la représentation, vit-on apparaître le vieil aveugle, comme dans l'opéra de Sacchini^. vêtu dune simple tunique de laine blanche et une bandelette dans ses cheveux épars, rappelant un des chefs-d'œuvre de la statuaiie antique, le fameux buste dHomère du palais Farnèse^? Mais cela, en somme, est secondaire. Ce qui se dégageait de cette pièce, c'était une impression de douceur, de candeur et de piété: la grande image du vieillard devenu presque un dieu à force d'années et d'épreuves. Et autour de lui tout un cortège de formes gracieuses et pures, malgré leurs attitudes trop modernes, exprimant des sentiments très simples dans toute la fraîcheur de leur renouveau, l'amour filial, les atTections de famille, le culte des vertus du foyer. Ces mœurs du temps ne sont pas trop loin des mœurs antiques, elles s'efforcent même d'y remonter, de sorte que fanachronisme se fait pardonner sans trop de peine.

Pour être tout à fait indulgent, il faut retomber au Philoctùte de La Harpe. Alors on comjjrend mieux et l'on

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