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G. Desnoirestcrres, Gluck et Piccinni

136 FIN DU CLASSICISMl': KT KETOUlt A l'ANTHIL'E.

dépensa daus les batailles ardentc^s qu'excila r<'stli(''tique nouvelle de l'auteui- (VOrphce. Ce fut pis que de nos jours i)Our la musique de Wagner : partisans et adversaires étaient montés à un degré d'exaltation extraordinaire. Le succès de Gluck devint presque une alïaire d'État, oij la reine elle-même dut intervenir ' — et l'on sait ((uc ses sympathies pour le maître allemand liireiil perfidement exploitées par ses calomniateurs-.

L'abbé Arnaud, un des plus fervents admirateurs de Gluck, écrivait : « Les admirateurs du chevalier Gluck s'honorent de porter jusqu'à l'enthousiasme les senliments que leur inspirent les beautés de ses productions sublimes ^ ».

Aux représentations, c'est tout au plus si les siiectateurs n'en venaient i)as aux mains, comme au tem|»s d'Hernani : « Pour moi, disait l'un, je ne salue pas un homme qui n'aime pas Gluck* », — et en général, aux yeux des partisans du chevalier, « on n'avait i)as figure humaine quand on ne regardait j»as la musique de Gluck comme la plus belle possil)l(' '■' ». A ces hyi)erboles admiratives répond une égale inintelligence de la i)art des adversaires. Comme il fallait s'y attendre, nous trouvons au premier rang La Harpe et Maruiontd, le premier dans ses articles du Journal dr politique et de littérature, l'autre dans son E.s.srti mr les rcrohitions de la musique en Vrance. Tout ce (juc le pédant isme et la mé(li()<'i'ilr peuvent trouver de sophistitpie décente l'I mesurée quand fui (t(''i'ange leurs habitudes ou leui's

1. Si Ciliick fut soiilcmi pai' Mnrii'-Aiilnini'Ki', \V.i}.'nor doit ;i Napoléon III d'avoir (Hé rcprésciiir- à l'ari-^. V.L lîriiidclairc. I,''nrt yomanlif/ue, p. 24(1.

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