‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 77 sur 250 · De Noliiac, Marie-.inloinelle · texte numérisé non relu

De Noliiac, Marie-.inloinelle

'i. l/alilié .Vrnaïul, l^rofession de foi d'un aniatctir des llraux- Arlu. adressée à M. de La liarpc.

i. La Harpe, Cours de lilléralure. X\. p. ^^■2'^. 5. lijid.

LE TIIKATHE ET l'iMIÏATIûN DE L ANTIQUE. 137

d(>cli"iii('s. lui mis en (iMi\ rc coiilrc ( lliu.k. .M;iis il serait trop long (le suivn» loiile cette polémique et de compter les attaques et les ripostes '. Ce qui nous intéresse surtout iei. cest linnucnce de cet étranger sur le mouveuieiit aiitiquis;mt de la littérature Irauçaiseet en général la taeon dont il a compris l'antique.

Dès le soir même de la représentation (VIphigénic en Aiili'ic. les partisans de Gluck furent convaincus qu'il venait de nous rendre enfin la tragédie grecque : « 11 fut décidé, dil La Harpe, qu'avec son harmonie, son expression et sa marche rapide, on aurait non seulelement le meilleur opéra possible, mais la véritable tragédie chantée, la tragédie grecque, la t douleur antique- » que lui seul avait retrouvée. On allait plus loin, on annonçait... que ce nouveau genre de spectacle ferait tomber la tragédie déclamée '. »

C'était donc non seulement une révolution musicale, mais une révolution littéraire que devait accomplir l'opéra de Gluck : « .Je désirais, dit l'abbé Arnaud, im grand ensemble de musique qui m'offrît le même plan, 1(S mêmes gradations, les mêmes développements, le même accroissement d'intérêt qu'une tragédie bien conduite et bien faite: et tout cela, j'ai cru l'apercevoir dans VIphigénic de M. le chevalier Gluck*. » — Ce (pii encourageait ces illusions, c'était le système de l'auteur, <halcureusement exposé et défendu i)ar ses partisans. Lui-même disait, dans une lettre à Suard : « Lorsque j'ai considéré la musique non pas scu- Icincnt comme Cart d'amusé)' l'oreille, mais comme un des plus gmu'is moyens crcmouvolr le cœur cl d'exciter les affections, et qu'en conséquence j'ai pris une nouvelle

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