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3. r.f. Atlolplif .liillii'n, llisloire (lu coslume au thràlre. p. 276 cl siiiv.
l. ,\rnaiilt. Souvenirs d'un vii'il nmateuv dramatique.
que la voie était ouverte et la réforme coniniencée : il était impossible qu'avec ses goûts de coUertionneuse ', elle lie donnât pas une attention toute spéciale au costume. Lekaiu dessinait les siens lui-même- pour n'avoir pas à compter avec les fantaisies du tailleur. L(Hirs elïorts se soutinrent muluellement et il est probable que leur exemple amena i)eu à peu le public à se montrer plus exigeant. Dans les dernières années du siècle, on est arrivé à une couleur locale déjà très satisfaisante, en tout cas beaucoup plus exacte qu'au temps de Lekain et de M"'= Clairon. Des ouvrages spéciaux avaient éclairé les acteurs comme le public : sans parler de tous les renseignements qu'on pou\ ait trouver dans les livres d'archéologie, dans Caylus. dansWinckelmann. dans les publications ded Hancarville et de Sylvain Maréchal, dans le Jeune Anacliarsis de l'abbé Barthélémy. — on avait à consulter le Costume des anciens peuples de Dandré-Bardon (1772). qui était une série d'estampes exécutées avec la collaboration de Cochin, — VHisloire universelle des théâtres (1779), par l'abbé Desfontaines et Lefuel de Méricourt, et surtout la très curieuse publication périodique de Levacher de Chamois, Costumes et annales des grands théâtres de Paris, dont le sous-titre est extrêmement significatif : « ouvrage destiné à représenter le costume exact de nos comédiens les plus éclairés, à relever les erreiu's des faux costumes, à offrir les modèles de ceux (jui soiil inconnus ou altérés, ainsi que des recherches sui- les habillements de laidiquifé et des nations (''trangèrcs. >>
C'est ainsi qu'on put voir Larive. dans le Vhiloctùle de La Ilaipe, revêtu d'une sinqde tuni((ue et d'un gros
I. Vuir E. de (lOiicuiirl, .V"" Clttlron, p. oil, 3. .VJolplie Jullieii, op. cit., p. yô'].
i:i8 FIN DU CLASSICISME ET RETOUK A l'aNTIQIK.
iiianteau do laine, avec des sandales et le cascuuromaine Sophie Arnould parni dans Vlphigcnie de (Jluck en robe blanche et voile blanC; sans auti'e parure qu'une rose dons les cheveux ^ M"i<' SainI Huberty dans Dldon. où elle fut si applaudie, portait une robe blanche à broderies d'or, avec une large ceinture, sur une robe jaune plus longue, un manteau royal attaché aux épaules, de simples sandales, le voile et la couronne'. Le costume de l'ancien répertoire lut aussi rajeuni : on vit des llippolyte et des Horace (jui rappelaient tel inarl)re grec ou telle figure de la colonne Trajane '. évidemment il y aurait eu encore bien à dire pour l'exactitude absolue. Par exemple, les actrices conservaient souvent sous leur voile la haute coiffure Louis XVI. ce qui leur donnait un faux air de pleureuses .xvi'= siècle sous leurs capuchons.
Les guides eux-mêmes n'étaient pas toujours très sûrs et il se mêlait beaucoup d'à peu près à d'authentiques restitutions. Levacher de Chamois donne (pi('l<iu(? part le « costume d'un Scythe de delà le mont Immaùs' ». — dont les prétentions à la couleur locale font sourire : et je ne parle pas de ses Hébreux, de ses Persans et de ses Égyptiens. Enfin ces costumes historiques se rencontraient sur la scène avec des costumes de fantaisie selon la tradition du théâtre, ce ([ui devait produire un amusaid contraste" : il n'y eut guère que la Vir(jiiiie de La Ilar|)e et les (iracqiies de