‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 95 sur 250 · I. Uouclicr, Les Mois, cliaiil · texte numérisé non relu

I. Uouclicr, Les Mois, cliaiil

•J. (jocliie, Etitreliens avec Eckermann.

LES « r'OET.i: MINORES ». 169

de l'esprit humain. Et parlerons-nous seulement do son Essai i^iir li's ma'urs^ Mais que dire de ce poète, qui conuuente ainsi le Foitunaloti aiinhan :

0 toi. par i|iii ncuril l'arl le plus nécessaire, Ami de l'innocence. Iionnèle agriculteur, Qu'il est facile et doux de faire Ion bonheur! .\h! s'il n'a point à craindre une injuste puissance, Vn tyran subalterne, ou L'avide finance... '.

Nous n'insistons pas sur le grotesque du style. Nous allons voir plus fort en ce genre, comme, par exemple, dans ce i)assage de Roucher. L'auteur décrit la chasse et les plaisirs des vacances, et brusquement il s'interrompt pour l'aire la leçon « aux lu-ètrcs de Thémis » :

Jure/ que la beauté plus forte dans les larmes Trouvera votre cœur armé contre ses charmes '^.

Ailleurs, dans un éloge de Rousseau, il trouve le moyen de glisser une tirade sur le refus de sépulture aux restes de Voltaire :

Que dis-je? 0 de mon siècle éternelle infamie, Vhydre du fanatisme ^

La censure coupa le vers après ce premier hémistiche; mais le morceau ne fut pas perdu. Le F/, Roucher eut soin de le lire à la Loge maçonnique des Neuf-Sœurs dans une cérémonie funèbre en l'honneur de Voltaire '•.

On peut dire que le xviii" siècle a complètement perdu le sentiment de la poésie, s'il en a eu le désir et quelquefois l'instinct. La race d'ailleurs ne l'avait jamais possédé

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