LA FIN DU MONDE. G
voyait de grands mystères 4?ns ce nombre, parce que le double septénaire y était contenu ; or, le monde ne pouvant pas subsister plus de G,000 ans , il n'avait plus à compter que sur une durée de 145 ans ; » cette période même devant être diminuée à cause des élus, il annonçait i le jugement dernier être proche. » Ënûn il proclamait « que Dieu lui en avait révélé Tépoque , dont il se réservait exclusivement la connaissance. » — C'était donc d'après ce calcul, en 1765, au plus tard, que le monde devait périr.
Guillaume Whiston; mathématicien et théologien anglais , rendu célèbre autant par ses erreurs que par son savoir, qui était immense, né en 1667 et mort en 1752, érigea également tout un système sur l'anéantissement du globe. Dans sa Théorie de la terre depuù la création jusqu'à la consommation de toutes choses (1696), il traite de la deslruc-
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tion du mondA, où les comètes jouent un grand rôle; mais la conflagration générale dont il menace notre planète n'est pas à redouter pour nous» car, en commentant TApocalypse, il avait conclu que Jésus-CJirist reviendrait sur la terre vers 1715 ou 1716 pour convertir les juifs et commencer un régne de mille ans qui clorait Texistence du monde.
Puisque nous venons de prononcer ce fameux mot de comète , rappelons une circonstance historique, qui ne manque pas d'analogie avec la situation dans laquelle on s'est trouvé, il y a un an, par rapport à ces astres accusés de tous les méfaits possibles, et qui pourtant n'ont jamais provoqué la plus petite perturbation atmosphérique. — En 1773, Lalande ayant annoncé la lecture d'un mémoire à lacadémie des sciences, sur les comètes qui pouvaient en s'approchant de la terre y