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‘ Que ce ciel est brillant, que ces roses sont belles
LE RES dm ET
“ Les roses d'ici bas sont laidesg auprés d'elles
snison * ‘Tes jardins, tes palais, tes temples sans rival,
és “Tes fêtes, tout m'enivre...Oh! divin carnaval monde “Ne cesse donc jamais ! dore ma destinée :
“ Vivre un siècle en ton sein me paraît qu’une année,” Der CEA. Ainsi je m'exclamais dans ma folle candeur > terre, Quand soudain s'entrouvrit le gouffre du malheur, re
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scheurs.”) | Ce Te , Dans un bourg peu peuplé, près d'un rivage sombre , Vivait unsolitaire, On vénérait son ombre ! maine.
Tous ceux qui l'approchaient le craignaient comme ur dieu
ane Cette homme paraissait austère et studieux. k [avait le port noble, une haute stature :
: Ses cheveux desceudaient plus bas que sa ceinture : | Et son œil qui flumbait sous un sourcil vouté N'ôtuit rien à sa grande et sauvage beauté.
éd Sa démarche était grave et son air vénérable. Or le croyait prophète et presqu'invulnérable, d Hypocrite au début, prestidivitateur, Lcharmait les humains par cet art -achanteur. Mas il avait pour Dieu cette haine inplacable . Qui fait bondir Satan dans son antre e.lroyable, En parlant de Jésus, l'affreux blasphémateur tin, Disait : “ Cer homme là fut un grand lin;osteur ;
baïles “I faut tuer son culte, abattre cette fée
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# Qu'on appelie l'Eglise, et la mettre en fumée.” o, ilcourut les cités.
Les peuples pour le voir venaient de tous côtés,
Bientôt, laissant son bour
Son aspect, ses discours, ses faciles maximes,
Ses miracles surtout, faisaient tant de victimes, Que bientôt, de partout, de l'aurore au couchant, Des nuages d'erreurs montèrent lentement
Vers le ciel où toujours l’astre du jour s'allume : Comme on voit quelquefois une trompeuse brume Cacher aux voyageurs le but de leur chemin
Où perdre en des récifs Le vaisseau du marin.
En vain l’on vit des rois défendre l’évangile :
Rien n’arrêta l'élan de ce trompeur habile.
a \ LEA Q . Son règne s’étendit comme un nuage noir Quand un sombre ourazan éclare sur le soir Et déchaîne les vents et l'éclair et la foudre : S n on 4 , Q .
Les temples renversés, leurs murs réduits en poudre, Les rochers démolis, les arbres en éclats Font songer aux débris qui suivent les combats, Telle sur l'univers fut sa marche sangiante, Sa fureur satanique, et son âme méchante
[ue Bannissaient de partout l’amonr du Créateur, Et les peuples ingrats reniaient lenr Sauveur, Comme à Jérusalem, quand jadis les ténèbres Etendirent au loin leurs voiles si funèbres,
On vit le peuple juif en son aveuglement
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cités.
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Préférer Barabbas au Roi du firniament,
De même dans ces jours les peuples en démence Criaient : voilà notre homine ; honni qui mal y pense. Hélas ! moi-même alors par crainte et sot esprit
Je préférais ect homme, et c'était l'antéchrist. *
Le temps s'assombrissait au souflle du vampire
Qui retenait Vénus alors sous son empire ;
Le soleil en son orbe éteignait ses rayons,
Et ne mûrissait plus les utiles moissons.
Alors se produisit une crise profonde.
Le famine étendit son aile aride, immonde
En bien des lieux divers. 1}: femmes, des vieillards, Assiégeant les dépôts, tombaient sous les poignards D'agents salariés pour défendre les vivres
Et qui frappaient, hélas ! sans remords, étant ivres. La guerre était partout ; la désolation,
L'anxiété, planaient sur chaque nation.
On entendait partout des plaintes menacçautes.
La faim faisaient pleurer dans leurs couches bercantes Les tout petits enfants dans leurs langes pressés
Qui ne pouvaient trouver aux seins stérilisés
Le lait des premiers mois, leur seule nourriture,
Le crime s’étendait sur toute la nature ;
Le pillage et le meurtre, ct toutes les horreurs
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Se donnèrent la main dans ces jours pleins d'erreurs, La discorde règnait dans toutes les familles,
Les prêtres, poursuivis par un peuple en guenilles Qui craignait d’être esclave et se faisait tyran, Furent partout proscrits duns l’espace d’un an,
Oh malédiction ; cette étoile si blonde,
Naguère si brillante, était un astre immon le,
Un enfer suspendu dans le centre des airs,
Où seul régnait le ere avec ses maux divers,
O toi! divinité, mastresse des tempêtes, Etre mystérieux qui plane sur nos têtes,
Guide moi, je t'implore en ce récit plaintif,
Il Sur Ja mer où je vogue, hélas !'plus d’un récif O Peut briser ma nacelle et flétrir ma mémoire ; 0 | Guide moi vers le port : Je chanterai ta gloire L Partout où sous les cieux le soleil aura lui, L A toi divinité, je me livre a‘jourd’hui ; F Je saumets mon esprit à ton esprit céieste.
Que ton souflle m'anime, et qu'il se manifeste À Dans le sombre récit de ces calamités Û Pour mieux nous convertir de nos iniquités. g | % [ Î Septembre avait jauui les côteaux et les plaines C fl
15 d'erreurs, es, guenilles ra n,
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Pour la dernière fois, Car depuis des semaines Le firmamont était en ébulition,
Des cyclones affreux détruisaient la Moisson ; L'atmosphère avait pris une teinte plus rouge, Le riche en son palais, lindisent dans son boue Interrogeaient le ciel avec anxitté.
Ces ouragans affreux, ce ciel ensanglanté :
Le grondement des mers : la rumeur singulière Qu'on entendait parfois dans chaque cimetière lemplissaient les humains de terreur et d’effroi,
IT était vraiment propre à jeter dans l’'émoi,
Ce murmure confus, ce grand bruit d’outre tombe ! Sous le gazon qui tremble et s'élève et retombe Sur le funèbre lit, tombeau des nations,
On eût dit le réveil des générations.
Tout annonçait, hélas ! les derniers Jours du monde, Les peuples cependant sur ce volcan qui gronue Bâtissaient des cités et des chemins de fer, Essayant de jouir encore en cet enfer, +
Et noyant leur effroi dans le sein de l'ivresse,
Mis voici qu'arrivait le grand jour de détresse
Où dans l'éternité tout allait s'engloutir
Comme en un grand naufrage où l’on voit tout périr,
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Ce fut uni vendredi : Non jamais ma mémoire,
Même au fond d’un abtme, au centre de la terre N'en perdra plus jamais lhorrible souvenir, d« la veille de ce jour où tout devait finir, « Un ami célébrait de tristes fiançailles. “
Les noces de ce temps semblaient des funérailles, «
Tant les malheurs planant sur le monde attristé «e Assombrissaient les fronts sous l’apre anxitté, «« Nul prêtre en ce temps là pour bénir l'hyménée ; «4 Nul rayon pour dorer, sacrer la destinée, :
La jeune marie, il me semble la voir, «4 | Plus belle que le jour paraissait sans espoir, “ Au bras de son époux qui lui jura constanee, " Promettant «le l'aimer comme en une romance, F Elle répondit : oui ; promit que sa beauté à N'aimerait que lui seul jusqu’à l'éternité. ' La noce fut sans bruit, Comme en un cimetière de | Chaque tombe, envoyant son ombre à la poussière, Su Il Projette aussi l'effroi dans les cœurs des mortels ; N: | Ainsi dans tous les cœurs en ces jours solennels Or La mort jetait une ombre énorme, inexorable, £
Et changeait chaque bruit en crainte inexprimable,
Une chaleur atroce, énervante et sans air,
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Sous un ciel rouge et sombre où serpentait l'éclair QL
KRégnait depuis deux Jours. Le soir l'inquiétude 1 f x |
Et l'effroi redoubla malgré la lassitude, st
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Tout à coup vers minuit un homine entre cn courant ;
la terre
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iérailles, ittristé icté,
riménée ;
Dir’, nee, lance,
linetière poussière, nortels ; lennels ible,
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it l'éclair
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vu courant ;
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I m'attire à l'écart, et d'un air supp'iant
[l me dit : prévenez tout le monde au plus vite ; “ La ciel prend un aspect effrayable, insolite ; “ Vous savez la fureur des derniers ourazans.
‘J'ai vu périr, hélas ! ma femme et mes enfants,
Oa entend d'affreux bruits monter des cimetières :
Je crois que celles-ci sont les horreurs dernières.
“ En tout cas, croyez-moi, c’est infailliblement
‘ L'annonce d'un cyclone où d'un grand tremblement,
“ Contre l’affreux cyclone on se met dans les caves.
“ Nous vivons dans des temps hien tristes et bien graves, Avertissez les gens. Quel éclair effrayant !
“Tenez regarder donc, reprit-il en tremblant,
‘Tout le monde qui court vers le seuil de la porte,
‘ La mariée en pleurs plus pâle qu'une morte
‘ Vient de s'évanouir ; venez, venez dehors :
“ I] faut être prudent : ne disons rien alors.”
Sur le seuil on put voir l’effroyable atmosphère Nous empoignant déja comme un aigle en sa serre ; On eût dit que le temps lui-même épouvanté
Venait d'apercevoir l'immense éternité, *
Quand le globe est frappé par un affreux cyclone, 3ien avant d'éclater, le nuage au loin tonne Et prend à l'horizon un aspect menaçant,
L? rebord du ciel noir parait frangé de sang ;
Le calme devient plat, mais l'ouragan s'avanee ;
Chacun vers sou foyer avec effroi s'élance :
L'écho devient sonore ; un silence: imposant
Réune alors dans les airs pendant quelque mornent ;
Un poids lourd pêse aussi sur tout ee qui respire ;
Tout se tait, nulle brise au dehors ne soupire ;
Et la nuit est profonde : une intense chaleur
Se fait sentir et jette une morne stupeur,
| —Soudain l'éclair aveugle, et fait tomber la foudre ;
+ 4 ft L'épouvantable éelat a-t-il tout mis en poudre ? | es . N | ù Les autres éléments, le vent, la grêle alors | V
Renversent Les maisons, tuant, jetant dehors
Les femmes, les enfants, qui fuient fondant en larme:
‘out est dans la tupeur, tout est dans les alarmes
las ! ce n'est que l'ombre auprès du grand tablean
Que le temps promettait dans son aspect nouveau,
| ‘4 Le ciel couleur de sang du couchant à lPaurore .
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| Territiait, et pourtant n'éclatait pas encore, M | Mais ses éclairs étaient d'un éclat si perçant Ce Que œil cpouvanté fuyait le firmament, Fe
Ce qui rendait surtout leurs lucurs cffrayantes, (
C'etait ectte conronne en épines sanylantes e%
Qu'on voyait sur là nue ensanglantant les cieux Et Quand Péclar déchirait l'ombre en brisant les yeux Un
Soudain on entendit un tonnerre effroyable ; Nu
On eut dit que Île ciel sous e2 choc formidable
\s’avance : — 19 —
lances :
du Alluit tomber sur nous, Ah! oran Et Dieu quel effrot : )0)S
nant: Los MATE s [es vitraux, de lu CRVe au beffroi
que mo‘nent;
is Fombaient avec fracss, 0 cicl ! eriait la foule,