‹ La fin du Moyen Empire egyptien; étude sur les monuments et l'histoire de la période comprise entre la 12e et la 18e dynastie (volume 2)Chapitre 42 sur 51 · ORDRE CHRONOLOGIQUE DES ROIS SEBEKEMSAF · texte numérisé non relu

ORDRE CHRONOLOGIQUE DES ROIS SEBEKEMSAF

Tous renseignements proprement historiques font défaut pour mettre en place exactement le roi Sekhemre-Ouazkhaou Sehekemsaf. Nous sommes réduits à remarquer qu'un prince Sehekemsaf est son fils, que le nom de Sehelcemsnf, par suite, a chez lui la valeur d'un vrai nom de famille, et qu'étant, en

[Ïr2()\ -—«^ 379

outre, Selilienirfi. . . (Lins son cnrtouclic solaire, il doit très probiiblcmeiit èlro inscrit ;'i côté de l'autre Scbekemsaf, celui dont le nom solaire est Scklienire-Seshcdtauui. l'our situer ce dernier, nous sommes dans des conditions sensiblement meilleures. Aous avons vu pins liant (chap. iii), grâce aux indications conservées dans les tombeaux seigneuriaux d'Rlkab, (jue Sekhemre-Sesbedlaoui précède Sekiiemre-Souaztaoui Sebekbotep, le premier des rois Sebekhotep, à courte dislance, et dans une situation telle cfu'on peut admettre que les deux rois appartiennent à deux générations consécutives. Cette indication de voisinage se confirme lorscjii'on observe qu'un contemporain de Sekbrmre Sesbedtaoui, le scribe Sebekhotep, a pour femme une certaine Aoukelah , dont le nom est précisément celui de la mère de Sekhemre-Souaztaoui (une fdle et une nièce de Souaztaoui, plus lard, devaient reprendre ce nom de leur grand'mère); il n'y a rien de commun autrement, nous le verrons, entre la mère de Soua/laoui et la femme de l'ollicier de Seshedtaoui, mais le fait qu'elles portent toutes deux ce nom caractéristique semble bien indiquer fpi'clles étaient contemporaines.

Il n'en est pas moins possible, certes, qu'entre Sekhemre- Sesbedtaoui et Sekhemre-Souaztaoui s'intercale le règne de Sekhemre-Ouazkhaou; mais il est beaucoup plus naturel de laisser Seshedtaoui et Souaztaoui en contact immédiat ensemble, d'autant plus que leurs noms solaires, du type commun Sekhemre - S\^X^laoui , présentent au sein de la famille Sehhemrc [A j une toute particulière parenté, dont le nom de Sekhemre-Ouazkhaou est exclu. La situation la plus probable pour ce dernier roi est donc celle de prédécesseur de Seshedtaoui, et nous admettrons cette position relative des deux Sebekemsaf pour l'tudier leurs monuments et ceux de quelques petits rois évidemment apparentés avec eux par leurs lilidatures.

SEKHEMRE-OUAZKHAOU SEBEKEMSAF ET SES VOISINS PROBABLES.

Comme ceux de ses prédécesseurs les Antef, les monuments de Sekiiemre-Ouazkhaou Sebekemsaf viennent tous de la région d'Abydos, Koplos et Tlièbes. Voici d'abord une statue de granité rose trouvée à Abydos par Mariette, maintenant au Caire"^; le roi est debout, avec, enlre ses jambes et marchant devant lui, un fils du nom de Sebekemsaf. Au dos du montant vertical de support on lit, en une colonne : "] | ^ ^ ^ ^

(îEr^^S^i-T--JMIif Sur la fa antérieure (la colonne de gauche est gravée face à droite) :

i lî ^

ce

KrJ

if

et au-dessous, en une colonne, devant la figure du fds debout:

Les trois autres noms divins du roi nous sont connus depuis peu, en outre, grâce à un petit obélisque en schiste trouvé

(•> Mariette, Cal. gén. Abydos, n" 8^7, p. 3o, et Abydos, II, pi. 2G c. Cf. WiEDEMANN, Cesch. , p. 27G, II. .3 ( confusioii avpc l'aiilro roi Schekcmsaf); Maspeiki, Higt., I, p. 53o, n. 9, 53i, el Hist. ancienne (190/1), p. iltli, n. li (appolô Si'behemmJ U): 1»etrie, llislory, 1 (1899), p. 3:!2.

dans la cachette do Karnak*" el dont les quatre faces portent respectivement les inscriptions citiîcs ci-dessous.

i|il

Dans la titulature qui nous est ainsi révélée on remarque le nom d'Horus, Hotep-noutirou , qui est identique au nom d'Horus d'Or de Senousrit II, et le nom d'Horus d'Or, Anektaoui, qui de manière curieusement semblable reparaîtra, comme nous savons, dans le nom d'Horus Anek-taou de Sousirenre Khian. On voit que notre Ouazkhaou et Sousirenre empruntent, pour en faire leur nom d'Horus, le nom d'Horus d'Or d'un prédécesseur; de ce procédé assez remarquable on connaît un troisième exemple, fourni par la titulature du roi Ouahkhaou Rahotep que nous verrons un peu plus loin, dont le nom d'Horus, Ouah-ankh, n'est autre que le nom d'Horus d'Or d'Amenemhat III. Évidemment il n'y a pas là une règle impérative; mais on y devine l'application d'un système défini et dont nous arriverons peut-élre, plus loin, à apercevoir quelques lois; nous observerons, entre autres phénomènes similaires, qu'à l'époque des Sebekhotep le roi forme volontiers son nom d'Horus, ou son nom de uibti, et parfois l'un et l'autre de ces deux noms, en empruntant le deuxième élément du nom solaire de tels ou tels des rois de la famille Sekhemre.

('' Legrain, Notes d'inspection, XXVIII. Le protocole royal de SobkoumsaouJ I" dans Annales du Service, VI (igof)), p. 284, et autre note relative au mt-me ol)jet dans liée, de travaux, XXVIil (1906), p. 1/48.

Maîlre de koplos el du di'sorl onvironiiMnf , Sckliciiiie- Oua^kliJiou envoya au moins une fois une expédition aux carrières du ouadi llamuiumàl, où trois inscriptions en conservent le souvenir. La plus étendue '" est datée du i" jour de

ran7.iuroi,{;;v;;ii.i* Ce!i:v:;^^:sil;

la grossièreté de ia gravure n-nd dilliciles à interpréter les derniers signes du cartouche, où il sembie qu'on ait voulu inscrire le nom de Sebekemsaf à la suite du nom solaire. Audessous, le roi, représenté en face de Min de Koplos, est désigné par deux légendes en plusieurs colonnes :

Une deuxième inscription, sans date^-', montre de la même manière le roi en face de Min, avec la légende -"llfQf î*]

^ (EXSI '^ s M u î it (•"•'■) :^. «" le -H"" p^'-

raît qualilié de «[Seigneur] du désert». La troisième inscription, enfin, est gravée dans un hiératique grossier et didicile à lire^'^'; c'est une liste des membres de l'expédition, en léte de laquelle on arrive à déchiflrcr et à transcrire ce qui

suit (trois premières lignes):^ J (®f îin 1 ^ (''^^ ^ j^ ' CT J

Il existe encore, un nom de Sekhemre-Ouazkhaou, une ") LD., II. 101 fc.

'*' L.D., II, i.Ti /; GoLKNisciiKFF, liésultdU épigiapkùfueê d'une excursion au ouadi Ilammamdl, daas Ménu>ires de la Section orientale de la Suc. impériale ari-héolojrique russe, lI(i8H8), pi. XVIIl, n° 6 ; (Iduyaï t't Montkt, Lis inscripliiint liiéroglifphifjue» et liiéralique* du uuddt Hamuiùmàl (i[ans Mém. Imt. Jrançaii arch. or.}, 1919, n° 111, p. 78.

'■^' LU., M, 98, n°9.

[ôâ'i] ^^>.( 383 y<*--

petile sliilue au Brilish Muséum '", et une aulrc statuette dans la oolloclion Kl. Peirie; cette dernière est en basalte et consacrée à khonsou; elle porte -^, à droite et à gauclie des jambes, en une colonne de chaque côte :

Il semble, en outre, qu'il faille attribuer au roi un certain nombre des monuments connus sur iequels figure le nom d'un Sebekemsaf sans le nom solaire, et notamment les deux objets ainsi inscrits (|iiine peuvent provenir que du tombeau du Sebekemsaf auquel ils ont appartenu, à savoir le scarabée à monture (l'or du Britisb Muséum et la boite à canopes de Leyde. II n'est pas possible, en effet, que ces objets aient appartenu à l'autre roi Sebekemsaf , S kbemre-Seshedtaoui, car nous savons, par l(^ papyrus Abbott et par un papyrus Amhurst (voir ci-après), que la tombe de ce Seshedtaoui, dans le courant de la XX" dynastie, avait été complètement saccagée par les voleurs. Dès lors il faut bien admettre que le scarabée et la boîte proviennent du tombeau de Sekhemre-Ouazkbaou, certainement détruit aujourd'hui et jamais retrouvé, mais dont il faudrait (bercher l'emplacement dans le voisinage de celui du tombeau de Noubkhopirre , puisque les Arabes présentèrent le scarabée, en 1897, comme trouvé dans le cercueij qui est celui de Noubkhopirre (voir chapitre précédent, § 11) : il est probable que les deux tombes étaient voisines et ont été découvertes en même temps par les fouilleurs indigènes.

(') Je ne la connais que par la citai ion d'Ed. Mkyer, Gesch. de» AU., I, u (1909), p. 983.

W Pétrie, Hitlory, I (1899), P- '^^^ (phol.); CAPAnx, Rec, de MuHumeiUs^ a* série, 1 9o5, pi. Gi; les inscrifitions dans (îautihkr, Livre des Huis, II, p. 71. (.(. VA. Mkvkr , loc. cit.

Il a été parlé du scarabée ^^^ plus haut, à propos des objets du tombeau de Noubkbopirre Antef (précédent chapitre, H ii); notons ici, de manière plus exacte, que l'inscription périphérique sur la monture porte la mention du roi sous la forme 1 '^ n ] '•^ V ***♦*, sans le cartouche. L'orthographe alphabétique du nom de Sebek se retrouve de manière remarquable dans les inscriptions de la boîte à canopes de Leyde'-^ oii il' roi est appelé, un grand nombre de fois, ^ ^

( P J '^^ ^ ^ ]i->^^\i ^^ ^^ '^'*' ^^^^^^ remplacés à volonté par ^= et j^; nous avons déjà parlé de cet objet et signalé (ciavant, chap. m) ses grandes analogies avec la boîte de Sekhemre-Apmat Antef-â au Louvre (décrite ci-dessus, chap. iv, § i) et celle de Thouti et de la reine Mentouhotep, à Berlin, dont il sera question plus loin.

A la suite de ces objets dont l'attribution à Sekhemre-Ouazkhaou est certaine, il est sans inconvénient de rassembler ici quelques autres monuments qui portent également le seul cartouche de SehohemsaJ, mais dont il est impossible de savoir s'ils ont appartenu à Ouazkhaou ou à Sesliedtaoui. Les plus impor-

<•' Br. Muséum, n" 7876. Mentions anciennes de Leenians, Prisse, Birch- Chabas, bibliographie détaillée donnée à l'endroit susdit du précédent chapitre. Cf. aussi WiEDEMA\>, Gesch., p. 97G-277, n. 6, etSuppl., p. 3i; NEWBERr.y, loc.cit. dans tKS.B.A., XXIV (190a), p. 380; Bldge, Ilistory, III, p. 196-127 (où il est parlé, sans doute par erreur, d'un deuxiômo scarabée du môme roi, en pierre verte montée en or) et .4 Guide etc. (1909), p. 228. Voir, enfin, la publication complète des inscriptions que vient de donner Hall, Catalogue oj Egyplian Scarabs. . . in the British Muséum, I ("igiS), n° 211, p. 22.

-' Leyde, AH, 916: Leemans, Lettre etc., i838, p. 121 et pi. XXIII, n" 936, 287, 238. Publication complète de Borchardt, Der Kanopenkasten des Kdnig» Sbk-m-sif, dans A.Z., XXXIl (189^), p. 23-26. Dernière publication dans BoESER, Beschreibuitg der iig. Sammlung . . . itiLeiden; Denhmàler. . . alti'n und mitlleven Reichs , II. Abt., 1910, p. 2-3, n° 8, et pi. VII. — Au mémo objet se rapportent sans doute les montions ot légendes du tr sarcophage en hois peint*) du musée de Leyde qu'on trouve noté par Gauthier, Litre des h<)is. Il , p. 7^1.

tants sont deux statues trouvées à Karnak par Lograin; la première, haul(^ de i m. Sa, provenant du temple et conservant l'inscription :

l'autre, moins jjrande, sortie de la grande cachette et portant, en deux colonnes se faisant face :

Voici encore un petit scarabée du type ordinaire '•*', avec "1 î h»— ^^Ji'f*, et, pour finir, le cartouche de Sebehemsaf relevé à Sliatl-er-Higâl, près de Silsileh, par Pétrie '''l

En cjuittant Sekhemre-Ouazkhaou, notons encore la mention de son nom à la table de Karnak, et passons immédiatement à ce qui concerne un certain roi Sekhemre- No/ïrkhaou Oupouaitoumsaf dont les deux noms de cartouches présentent avec ceux de Ouazkhaou, comme on voit, les plus marquantes analogies.

Ce pharaon est connu par un seul monument, une stèle de calcaire blanc depuis longtemps au Brilish Muséum ^^^; on y

'■' Legrain, dans Annales du Service, IV (igoS), p. 8 (Second rapport sur les travaux exécutés à Karnak).

'-' Legrain, Statues et statuettes elc, 1906 (dans Cat. ffén. Caire), p. 18 (Caire, n° 62039).

'•^' Ancienne colleclion Hilton Price; Newreruy, Scarahs, X, a'j et p. la.'i.

(*' Pétrie, .1 Season in Ejpjpt , 1887, p. 38.5.

(^' Br. Muséum, n" 969. Vue dans la collection Harris, à Alexandrie, et publiée par Prisse, Salle des Ancêtres, dans Rev. archéologique, 186 5, p. 19 du tirage, et Collections d'antiquités égyptiennes au Kaire , dans Rev. archéologique, i84G, p. 27 du tirage. Inscriptions publiées partiellement par VViEDEMANN daus A.Z., XXIII (188.5), p. 80 (Beilrage zur tig. Geschichte) , d'après la copie de Devéria au Louvre, (if. VViedemasn, Gesch., p. 27H et Suppl., p. 3i; BiDGK, A Guide, 1909, p. 293-224, et A Guide (Sculpture), '9'*9) p. 81. Publication complète, en dernier lieu, sous forme d'un dessin

voit ie roi devant Oupouailou et, au-dessous, une inscription de ^ept lignes; les légendes du roi sont :

L'acto dn roi devant le dieu est ainsi défini : * ^ Ô (?) « -^ f 1 *®*' *''^" •' paraît bien ressortir que le monument a pour lieu de provenance Ahydos.

D'Ab\dos, également, nous vient un dernier roi apparenté aux précédents par son nom solaire en Sekhemre-[À]hhaoti , ie Sf'l.hemn'-OualiLliaou Hahotep d'une stèle depuis longtemps au lîrilisli Muséum et dont les inscriptions viennent seulement d'être publiées'". En tête de la stèle, la titulalure royale, en deux lignes :

au trait, dans Hieroglyphic to.rts. . . in the Rtilish Munetim^ l^ (191 3), pi. XXV, cf. p. g.

'' Br. Muséum, n° 833 (coll. Anaslasi). La lecture du premier cartouche navait pas clé, jusqu'à présent, certainement indiijuée; Budue, ,1 Cuiilc,

1909, p. 2 2'i, et A Guide {Sçulp(ui-e) , 1909, p. 89, lisait ( ® T | , I, tandis que Pktrie, Ilislnry. 1 (1899), p. xxiii (cf. déjà Petbie, Koplo», p. 12). lisait ^3ft(?)(0T5 J,el dans le nom personnel, Hahotep sans car-

touche, retrouvait le Pharaon de ce nom découvert par lui sur une stèle du temple de Koptos. Pétrie était suivi par Pjeper, Die Konige Aegyptens etc. (n° 16 de sa classilication), puis par Gauthier, Livre dfs Hois, 11, p. 88; voir de ménii! Bi bcuardt et Piti'ER, Hdndbuch. d. acg. K6nig»namen, I (1912), p. ûi. Mais voici que la stèle de Londres est enlin })uljliée, sous forme d'un dessin au trait, dans Hii'toglifpluc tests. . . iu tite Bnluh Mutew» , IV (igiS),

\V\c\] (juo le nom personnel, Haholcp, soit sans \i\ cartouche, il senihlc (jn'il y ait lieu de le reconnaître comme nom du roi, ainsi qu'il est lait par Pétrie depuis longtemps'", et par suite, d'identifier le roi avec le liahotep dont les autres noms divins nous sont connus par une stèle de Koptos que nous avions cru devoir classer dans un autre groupe ''^^. Rappelons que» la titulature du roi, d'après les deux stèles se complétant, est la suivante :

Considérant les deux rois obscurs que nous venons de voir, Oupouaitemsaf et Rahotep, dont les noms solaires sont si étroitement apparentés avec celui de Sekhemre-Ouazkliaou Sebekemsaf , il est impossible de savoir s'ils ont régné avant ou après lui, s'ils s'assirent elîectivement sur le trône de Thèbes, ou s'ils n'étaient que des rois subalternes sous Ouazkhaou, à moitié indépendants dans la principauté abydénicnne'^^. La pauvreté et la rareté des monuments royaux, l'absence de tout vestige architectural à cette époque, iraient bien avec la faiblesse et l'extrême émiettcment du territoire (pi'on serait conduit à supposer de cette manière.

pi. XXIV (cf. p. 9); cotte reproduction oblige à admettre qu'il a existé, effectivement, uu roi Sekhemre-Ouahkhaou llakotep. Les doutes que nous exprimions à ce sujet plus haut (cliap. ii, S i, à propos du roi llahotep de Koptos classé à celte place) n'ont donc plus de raison d'être; le lecteur voudra bien se reporter à celte place, et transférer ici tout ce qui est dit de ce roi et de sa titulature.

'') Voir note précédente.

('' Voir note précédente.

'') Cette dernière bypotbèse est penl-ôire la plus vraisemblable; voir ce qui est dit à ce sujet plus loin, chap. vin, S ii, à pr<>|>os de certains contemporains royaux desSebekIiolep.

SEKHEMRE-SESHEDTAOUI SEBEKEMSAF ET LA REINE NOUBKHAS, ET LEURS VOISINS PROBABLES.

Le règne de Sekhcmre-Seshedlaoui n'eut probablement pas beaucoup plus d'importance, bien qu'on sache que le roi inscrivit au moins ses cartouches sur un mur de temple à Abydos; le débris qui nous en reste porte l'inscription qu'on obtiendrait en retournant face à droite, tout entière, la disposition (lue voici^^' :

Ce qui rend le roi extrêmement intéressant au point de vue des classifications qui sont ici la base de l'histoire, c'est qu'il fut le mari de Noubkhas, et qu'un heureux concours de circonstances nous permet de connaître un assez grand nombre des contemporains et des descendants de cette reine et de la relier, chronologiquement, à plusieurs souverains de l'époque suivante : nous avons expliqué cela complètement plus haut (chap. ni). H est remarquable, d'ailleurs, que la situation delà reine Noubkhas par rapport à Seshcdlaoui nous serait complètement inconnue, si nous n'en étions informés par le procès-verbal du papyrus Abbott, où nous trouvons, dans les

récapitulations iinahs (Abbott , VI, 2-3) : J^ ^ f \ ^ ^— '

(" Pétrie, Abydos, II, XXXII, 5; Hieroglyphic texts... in llie Brilish Mu»e»m, IV (191 3), p. 8 et pi. XVII.

(^^Pj f i P 1 " V ! I ^ i- Z. -* • « violation (lu roi

Selïliemre-Sesliedtanui Sehekemsaouf , avec la reine Noublclias , sa Royale Epouse 55; de manir're détaillée, plus haut, nous trouvons le compte rendu de la visite des enquêteurs royaux et des observations fpi'ils firent sur la place (^Abbott, III, 1-7)"^ :

. [., pyramide <Io ^^ ^ J («TIP^T^D Hf^i f ^»^ J ^ ^ I ijj ^1 "^ I P; on a trouvé que les voleurs l'avaient

violée, au moyen d'un travail en galerie [aboutissant] dans la salle funéraire de cette pyramide, [et amorcé] dans la salle extérieure du tombeau de Nibamon, chef des greniers du Roi Menkhopirre; on a trouvé le lieu de la sépulture du roi vide de son maître, ainsi que le lieu de la sépulture de 4=J!1^ Z. Û ^

-=. fraainj^ j ^ ^ P ] , la Grande Epouse Royale Noubhhm,

son Epouse Royale , les voleurs ayant fait main basse sur ces sépultures. Le vizir, les sarou elles inspecteurs ont fait rapport, en conséquence, de la constatation de l'état de saccage de cette tombe, qu'avaient perpétré les voleurs au préjudice du roi et de son épouse. »

D'intéressants détails sur le tombeau nous sont apportés par une autre pièce du même dossier judiciaire, conservée dans le bien connw papyrus judiciaire Amhurst, où l'on trouve des procès-verbaux d'interrogatoire avec les réponses détaillées

''^ Une bib!io}i[ra[)hie sommaire des publications et éludes du papyrus Abbott a été donnée, plus l)aut,à propos des moninnonts du roi Sekliomn^ - Apraat Antef-à (ci-avant, chap. iv, S i). Voir i-n outre, pour le passage relalilan tombeau de Sekiiemre-Sesliodtaoui et de Noubklias, NtwjiEnjiv, The Amhcisl Papijri (iSgç)), p. 11-12.

des coupables. Voici on quols termes le pillage des sépultures de Noubklias et de Seshedtaoui y est raconté ^^'; le début de l'exposé a disparu avec les premicres lignes de la page 2 , mais comme il ressort de la suite que le roi et la reine reposaient en deux places voisines, mais distinctes, et que leurs momies furent dépouillées l'une après l'autre, il semble que la narration puisse être rétablie, quant au sens, ainsi qu'il suit: «[iXous nous sommes introduits dans la pyramide, de telle et telle manière. . . et nous sommes arrivés dans la chambre funéraire du roi, qui était construite de telle et telle façon, en démolissant quelque partie des parois; et avons trouvé le roi reposant en la place de sa sépulture. Nous sommes arrivés ensuite jusqu'à la] (ici commence la partie conseiTee de la page a) :

+ ZJ:Ji(EM)I^^AP' ^» %"'" Épouse, dans

la salle de son , qui était protégée et entourée par. . .

et revêtue de dalles de pierre (?j; nous la démolîmes complètement, et la trouvâmes [h reine) reposant de même [que le roi]. Nous ouvrîmes les coffres et les cercueils dans lesquels ils étaient. iVous trouvâmes la momie auguste du roi, qui était accompagnée de son glaive (?); il y avait des colliers en grand nombre, des amulettes et des ornements d'or, à son cou; sa lète était recouverte d'or, et l'auguste momie royale était garnie d'or entièrement; [ses cercueils?] étaient revêtus d'or et d'argent au dedans et au dehors, et couverts de pierres prérieuses de toute espèce. Nous prîmes l'or qu<^ nous trouvâmes avec la momie auguste du dieu , ainsi que les amulettes et ornements

'•' Le documenta été publié en reproduction et traduit par Chabas, Le papyrus judiciaire Amhnrst , dans Mélarifrfs égijpl'jhijnfjues , 3" série, It (1878), p. t-a6 et planches; voir, pour le passajfe qui nous intéresse, ]tt. II et p. 8-12, et ci., .Hur ce papyrus, la courte note d'Erman, loc. cii. dans A.Z., XMI (1879), p. i5a. Nouvelle publication iutéffrale avec reproduction, transcriptions et traduction dans Newbekrï, Tke Ainherst Papyri , 1899, p. t^^, 26-25, pi. IV, V, M.

qui «étaient à son cou , et les cercueils dans lesquels il reposait. Ayant trouvé t'l^]ponse Hoyale pareillement, nous prîmes tout ce que nous trouvâmes avec elle, de la même manière. | INiis | nous mîmes le feu à leurs cercueils. Nous dérobAmes [de même J les objets mobiliers que nous trouvAmcs avec eux, consistant en ustensiles d'or, d'argent et de bronze. Nous partageâmes entre nous; de l'or que nous avions trouvé avec le dieu, sur les momies augustes, y compris les amulettes, les ornements et les cercueils, nous fîmes huit parts. 77

Ce curieux texte ne nous apporte point do renseignement sur la conliguration intérieure de la pyramide, non plus que sur le travail de mine qu'exécutèrent les voleurs pour y pénétrer; ils le décrivaient, sans doute, tout au début de la relation du crime, dans la partie dont le texte nous man(|ue, de sorte que nous sommes réduits, ici, à l'indication précitée du pi*ocès-verbal d'Abbott : galerie percée jusque dans le caveau central, à partir du vestibule du tomhcau de Nihamon, chef des frreniers du roi Meuhhopirre. Cette courte note a pris un intérêt considérable depuis la découverte, en 1898, à Drah abou'l Neggah, du tombeau de ce Nibamon, chef des greniers de Thoutmès IIÏ : la galerie des voleurs était bien là, amorcée dans le mur de fond de la première salle, et en suivant son tracé il ne fut pas diftkile de retrouver, immédiatement à côté du tombeau de la XVllI" dynastie, les substructions très ruinées de la pyramide antérieure^''. C'était une petite pyramide en briques, de base carrée, de construction certainement analogue à celles dont nous avons décrit les types, plus haut (chap. iv, S 11), à propos du tombeau de Xoubkhopirre Antef.

^') Spiegelberg et Ne\vi!Eruï, Ri'purt of some Excavations in tho Theban Necrnpolis, 1898-1X99 (I.ondros, 1908), |). i3-i5; plan de délail p. i4, cf. carte générale pi. II. Voir MASPKno, dans Hevne cntifiuf, 1908, 11, p. 101, io3.

On connaît donc remplacement du tombeau de Sekliemre- Seshedtaoui, et l'on est renseigné sur l'iiistoire de sa dévastation ancienne dans de telles conditions qu'on ne saurait espérer revoir jamais aucun objet funéraire ayant appartenu au roi ou à la reine. Cela explique, dans une certaine mesure, que les monument contemporains aux noms du roi lui-même soient si rares; on n'en connaît à l'heure actuelle que deux, le bloc d'Abydos dont nous avons parlé tout d'abord, et la petite pyramide en pierre du scribe Sebekhotep, dont il st^a question plus loin.

Quant à la reine Noubkhas, nous avons vu plus iijuil (chap. m) qu'elle apparaît au tombeau de Ranscnb, à Elkai), comme arrière -grand'mère de la femme de ce gouverneur d'Elkab; la fdlede \oubkhas, c'est-à-dire une fille du roi Sesliedtaoui , une princesse Khonsou , avait épousé Ai , prince héréditaire d'Elkab, ce qui jette une rapide et significative lumière dans l'histoire politique de la Haute-Elgypte à cette époque. Mais Noubkhas est surtout connue par la célèbre stèle de Paris (Louvre, C. i3) qui lui fut consacrée et où l'on inscrivit les noms et litres de nombreuses personnes de sa famille. Il ne sera pas inutile, en raison de la manière extrêmement indigente dont cet important monument a été publié jusqu'ici''', de donner au moins une copie des inscriptions inférieures dans leur disposition véritable, de manière à pouvoir reconstituer les généalogies avec plus de certitude.

Voici tout d'abord, en cinq lignes, la formule du royal don

d' offrande, terminée par : "[T ^ 2 ^ ! îv ^ * H 1 1 . 1?. TT 4^ IT ^ 2, ^ '^""^ JT- "î* i P ^ • ^^^ noms des membres de la famille sont rassemblés à la partie inférieure de la stèle,

f' PiKRRET, Rec. d'inscr. inédiles du musée du Louvre, li, p. 5-6; Likblein, iJtrl. di's noms hiérogl., n" 3'4n.

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M. it. \vi;ii.t..

sous les figures, en hli cases disposées en deux lignes superposées de a y cases chacuin', chaque case renfermant une colonne d'écriture; le cliché ci-conlre reproduit exactement cette partie de l'inscription.

Les premières personnes mentionnées sont trois filles, dont la première, sans doute l'aînée, Khonsou-Khou-f-s-Ransenb, est évidemment la princesse Khonsou qui épousa l'Ai d'Klkah, comme on le rappelait tout à l'heure, mais ni son mari ni ses enfants ne paraissent ici. Dans la deuxième case, deux autres filles, Bchites et Douaitnofrit. Puis un oncle paternel, le «frère de son père», un dignitaire nommé Anhii, précédant le père lui-même, — frère cadet de Ankh, sans doute, — le r grand des Trente du Sud?) Sebehdoudouhehi , et la mère, DouaiinoJ'rit; le nom de cette dernière a été repris, comme on voit, par une de ses petites-filles, la Douaitnofrit, fille de Noubkhas, par application d'un procédé fréquent à cette époque et dont nous verrons ci-après de nombreux exemples.

Après le père et la mère viennent cinq frères, les officiers Anhhit-f-her-Nih-Somnnou , Sebehholep, Sebekemsaouf, Nibmilli et Sebelcmhnt. Le premier de ces nonis est remarquable par sa formation avec ISib-Soumnou, qui est, comme nous savons, une dénomination du dieu Sebek très connue au temps du Moyen Empire (voir ci-avant, chap. i", §ii, à propos des cylindres de Sekhemre-Khoutaoui); notons, comme nom analogue, celui d'un certain ^^=^4 Hnti-Mb-Soumnou, à qui appartient une stèle probablement contemporaine de celle de Noubkhas''-, et rappelons que la forme simple Nib-Soumnou, comme nom d'homme, est assez fréquente sous le Moven Empire. Parmi les autres frères du groupe, il convient de remar(|uer le troisième, le chef des greniers Sebekemsaouf, dont on possède une belle

"' Coll. Weisz à Kalacz. Wiedemann dans P.S.B.A., IX (1887), p. 191-192 {On a relative oj Queen Nxih-)(â-s).

statue (1(! j(iaiii(e noir an musée de Vienne"^; ou lit sur sa poitriuo, eu deux colonnes verticales inscrites lace à droite :

:it

cfiftlUb

"oooir

et sur le socle, à plat devant les pieds, eu trois lignes éj^alcinent inscrites face à droite :

VîTf-Jf-H^

i;i>^f;î!iku*;=

iss^jjfs*;

La mention du père et de la mère exclut toute indécision , coïnme on voit, en ce qui concerne l'identité de cet ollicier Sebf'kemsaouf avec le frère de ÎNoubkhas. C'est encore au ra<^me personnage qu'appartient une stèle de Dublin, jadis publiée par Macalistcr ^'^^, et dont la tiluiature reproduit exactement celle des deux dernières lignes du socle de la statue de

''^ Maspkho, Uhtilire, 1, p. 53i, et Eifyple (dans la collection Ars Una, 1912), p. jiîS, avec une pliolojjrapliie de E. von Beqjinann (lo personnage est appelé la première fois, par erreur, llarsanitf)\ très belle reproduction dans BissiNG, Denkimïler acfr. Sculplur, 190O, pi. [U. VA'. Gaithikii, Livre de» liais, II , p. 7G.

'-' A. MacAmstkr, An Inscriplinn of ihn Tliirlvenih Difiiaslij in lin; Diihlin National Muséum, dans P.S.IS.A., IX (1887), l'- 1 '-'''-» 27-

-^ 396 )kh— [537]

Après les frères de Noubkhas se présente, sur sa stèie, un groupe de cinq sœurs, Noubemheb , iSouhemhhoml, Nibilenmoub, Sebehiofirouet Nibpou. Puis, la «mère de sa mère», c'est-à-dire la {jrand'mère maternelle de Noubkhas, nommée Heniou; après elle, une «nourrice» Senbitsi, surnommée Menton -pit, puis «sa fille», la fille de cette Senbilsi, sans doute, Ransenb-Anni. Les quatre dernières cases de la ligne sont consacrées à des gens sans relation familiale définie avec la reine, un officier militaire Sebekneklil, un autre Sebeknehht, fils A'Abiou, et son frère Se-Sebek, né de la dame Senbit, enfin un officier Ouakmou.

La Hste des personnes sans relation de parenté avec la reine continue ensuite, et remplit la totalité des 22 cases de la deuxième ligne. On voit se présenter, tout d'abord, une dame la-ab dont on ne dit point en quelle qualité elle figure à cette place, et à laquelle se réfèrent indubitablement les î^ filles», «fils» et «frères» dont les noms remplissent les neuf cases qui suivent; car s'il s'agissait d'enfants de \oubklias, les fils, notamment, ne seraient pas nais dans le tableau à ce rang très subalterne. Nous avons donc, ici, une fille de la damela-ab, Hoîiitpou, un fils, Rnnou, sans doute un autre fils la-nb, puis une fille Jlalshepsitou ; puis cinq frères de la même la-ab, qui présentent cette particularité d'être nés chacun d'une mère différente : SehchneUd né de Hapiou, Teli-Antef né de Teti- Jleimtifj, KItoui né de Doudoul , Mentuunesson né de Moutdou- (lout, enfin Sebekiiotep né de Senanhh. A ce dernier est rattachée de manière très curieuse toute sa famille, sa femme, deux filles, une petite-fille; la liste dit, en effet : «Sa femme Hnpwu, née de Doudoul; sa fille Adi, née de Hapiou (bien naturellement); sa lille ScnanUi, née de Hapiou; sa fille [sd-s.

c'esl-à-dire la lillc de la Senankh précitée) Ilnpioit . née de Senankli (ces répétilians précisent une {j[énéalogie dont l(;s circonstances prêteraient à confusion autrement). » On lit ensuite : «Son père iVibankln); olcj'-f, au masculin, montre qu'il ne peut s'agir que du père de la dernière nommée des personnes masculines, c'est-à-dire Sebekiiotep né de Senankh, le dernier dans l'ordre des frères de la dame la-ab, de sorte que le ]\ibankli qui paraît ainsi serait le père aussi des autres frères du groupe, et celui même de la dame la-ab dont la personne gouverne toute cette généalogie de la deuxième ligne. La composition de cette famille se comprendra mieux à l'examen du tableau généalogique que voici :

Nibankh

La dame Doudout

La clame la-ab

Quatre autres lils, savoir :

Sebeknekht né de Hapiou

Teti-Antef né de Hemti (?)

Khoui né de Doudout

Mentounessou né de Moutdoudout

Sebekhotep Hapiou né (fille)

de Senankb i

Henitpou Ranou la-ab Hatsbepsitou (fdie) (lils) (fds) (liUe)

Adi (fiUe)

Senankb (fille)

Hapiou

(fille)

Le Nibankh qui est à l'origine de cette famille, et qui est mort, n'a rien de commun que le nom avec le Nibankh, frère de Noubklias, que nous avons rencontré tout à l'heure. Celui qui nous occupe ici avait dans son harem, comme nous voyons, au moins cinq épouses légitimes, dont chacune est mentionnée avec un de ses enfants; seul le sixième enfant, la dame la-ab elle-même à propos de qui toute la famille est évoquée, est nommée sans sa mère. La branche issue du mariage de Sebekhotep avec la dame Hapiou, née de Doudout, est particulièrement intéressante parce qu'on y voit appliquer deux fois la loi

de reviviscence du nom de la ffrand'mcre, déjà ol>servée par nous dans la famille de Noubklias, de la mère de la reine à une de ses filles; ici, c'est Senankh, fille de Sebekhulep el de Haniou, qui reçoit le nom de sa graiid'mère paternelle, et à la génération suivante Hapiou, fille de cette Senankh, (pii reçoit le nom de sa grand'mère maternelle, exactement comme Douaitnofrit, fille de INoubklias, c'est-à-dire en héritage direct dans 1q ligne féminine.

Nous avons, par ailleurs, un renseignement supplémentaire sur cette famille, grâce à une stèle de la Bibliothèque Nationale de Paris ''^ portant un bymne à Osiris dédié par un ccr-

i|in^~«AA^|V; ce Sebekdoudoubebi, fils de Sebekhotep et de

llapiou, est donc frère de père et de mère des deux filles Adi et Senankh. Il est assez difficile de supposer qu'il ne fût pas né au moment de la rédaction de la stèle de Noubkhas, car sa nièce Hapiou était déjà de ce monde; selon toute apparence, il est simplement omis, et cette omission attire notre attention sur le fait que des listes famibalcs de ce genre, pour détaillées qu'on les fasse, ne sont jamais que des sélections, composées à la convenances ou aux intérêts de la personne principale en la circonstance, c'est-à-dire de celle par qui la mention de la famille est amenée sur le monument funéraire. Dans le cas actuel, cette personne est la dame la-ab, et il est curieux de voir avec quelle liberté elle procède; elle nonmie son père défunt, mais point sa mère, et point non plus son mari à elle, mais ses quatre enfants, puis ses cinq frères, et passe sous silence les familles de quatre d'entre eux pour détailler la maison du seul Sebekhotep, dont on peut supposer qu'il participait avec sa sœur aux bienfaits de l'amitié roya'e. Ce

*') Lkdp.ain, !.(•» ttwnumputs éifijiiliens dit la IHbliothèque Nationale, I (1879), pi. XV.

Si;l)okliol(',j), à rc^po(|iie du monument, est déjà grand- père, mais les (|iiiili'e (Mifanls de la dame la-ab paraissent ici sans époux ni descendance, ce ([ui porte à croire qu'ils étaient encore jeunes et que leur mère la-ab n'était point une femme très âgée.

Même liberté, mêmes choix arbitraires en ce qui concerne la famille de la reine elle-même. Tout ce que nous avons trouvé, dans ce domaine, aux seize premières cases de la première lij'iie, se résume dans le tableau suivant :

La clame Ileuiou

Ailloli Soljok(loii(loui»elii La dame Douaitnofrit

La reine Nout)klias CiiKj lils, savoir : CiiKj autres filles :

I Ankliit-f-her-Nib-Soumnou Noiihemlioh

I j I Sobckliotop Nouhemkliouil

Klioiisou Holiites Douaitriofrit Sebekenisaoïif Nihilcinnoiih

(tille) (fille) (lillo) Nihankh Set)eknoriroii

Seljekemliat Nibpou

On voit que la reine nomme ses enfants à elle, mais point ceux de ses dix frères et sœurs, non plus que leurs maris ou leurs femmes; qu'outre son père et sa mère, elle admet dans l'énumération un oncle paternel, et, seule de la génération antérieure, sa grand'mère maternelle. Remarquons, en passant, que la reine Noubkhas n'était point d'extraction princière. Si l'on rapproche, mainleuant, ce tableau de celui de la famille de la dame la-ab dressé un peu plus haut, on verra tout de suite s'établir le parallélisme chronologique entre les deux familles; car si l'on fait abstraction, chez Noubkhas, de la grand'mère Ilemou qui est seule de sa génération, chez la-ab, de la jeune Ilapiou qui représente seule une génération envoie déformation, il reste, de part et d'autre, trois gêné-

rations bien représentées, dont celle du milieu, de part et d'autre, comprend les principales intéressées, la reine Noubkhas et la dame la-ab, avec leurs frères et sœurs traités de la même manière, c'est-à-dire nommés, sauf une exception, sans leurs familles particulières. Noubkhas et la-ab sont évidemment contemporaines; l'une et l'autre nous présentent leurs enfants, dont aucun n'a encore de descendance : cette dernière particularité est très claire chez la-ab, qui n'aurait garde d'oublier les familles de ses enfants, puisqu'elle mentionne la fille de sa nièce Senankh.

On remarque, dans ces tableaux de familles, la particularité si surprenante pour nous de Vomission des maris de toutes les femmes qui viennent à être citées. Toute personne admise dans la liste peut y entraîner à sa suite, en principe, ses ascendants directs de l'un et de l'autre sexe, ses frères et sœurs et leurs descendants, ses enfants et les enfants de ses enfants; mais en tout point de la liste, à toute bauteur des généalogies une différence essentielle se constate, suivant que la personne mariée dont on vient à détailler la maison est un homme ou une femme : si c'est un homme, on nomme la femme qu'il a épousée, tandis que s'il s'agit d'une femme, on ne nomme pas son mari, comme si la notation de l'ascendance maternelle, dans tous les cas, était nécessaire et suffisante pour justifier la mention des enfants dans la liste. Voici par exemple la dame la-ab; détaillant la maison de son frère Sebekhotep, qui a deux filles, elle prend grand soin de nous dire que ces enfants ont pour mère Hapiou, que Sebekhotep a épousée, tandis qu'en ce qui la concerne elle-même, elle nomme ses quatre enfants sans faire aucune mention du mari qui est leur père; de même, dans la descendance dudit Sebekhotep, elle note sa petite-fille Hapiou, fille de sa fille Senankh, sans nous dire quel homme celte Senankh eut pour mari. Dans le tableau familial de Noubkhas, de même, d'illustres jnaris sont passés

sous silence, dont l'oraission serait inexplicable si elle n'était de règle absolue dans les listes de celle nature : c'est, tout d'abord, Sekhemre-Seshedlaoui Sebekemsaf, le royal époux de Noubkhas elle-même, le père des trois filles; c'est ensuite le mari de Taînce, la princesse Khonsou, qui est Ai, prince héréditaire d'Elkab. xVIais on ignorerait ces dernières relations si l'on n'avait que la stèle de Noubkhas, et l'on voit combien la règle de Yomission du mari peut nuire, dans certains cas, à nos documentations historiques; pour suppléer aux lacunes d'un tableau de famille, il faut un tableau de famille voisin et d'axe différent : par exemple, dans le cas de la famille de Noubkhas, une liste parlant d'une des trois filles, ou d'un de leurs descendants, et nous donnant l'ascendance complète jusqu'au roi et à la reine. Par chance, une liste de ce genre, à Elkab, remonte à Irois générations en arrière à partir d'une petite-fille de ia princesse Khonsou, et nous apprend, comme nous savons, que celle fille de Noubkhas avait épousé le prince Ai; mais des rencontres aussi heureuses sont rares, et aujourd'hui encore nous ignorerions de qui la reine Noubkhas fut la femme, sans les mentions miraculeusement conservées du papyrus Abbott.

Une dernière observation, très importante, est que Noubkhas a seulement trois filles, el point de fils : elle n'en a réellement point, car un fils d'elle figurerait au premier rang de la liste de famille, avant même la princesse Khonsou. Il apparaît ainsi que le mari de la reine, le roi Sekhemre-Seshedlaoui , n'eut point d'héritier mâle, et cela est extrêmement intéressant lorsqu'on se rappelle que très peu de temps après lui on trouve, sur le trône de Thèbes, un roi Sekhemre-Souazlaoui Sebekholep dont nous parlerons plus loin, el qui n'est pas d'origine royale.

Avant de quitter la stèle de Noubkhas, notons encore les personnages dont les noms remplissent les sept dernières cases

(le la di'uxiiMiio ligne, à lu suile de la famille de la dame la-ab. (ie sertit deux femmes, Xo/trou et lousenb, puis un oflicier .\ofirfiolcj), avec sa mère liansenb el son père Sedmoui^), enfin un certain lounef et sa sœur Abitni. Les dames Nofirou et lousenb portent un titre qui paraît spécial au\ femmes de cette époque, écrit le plus souvent par les deux premiers signes seulement el dont la transcription pourrait être aussi bien =^ | , lé, =1= I ou ^'T*' ^" ^'^ trouve, nolanmient, porté par la femme du Sehchnekht d'une stèle du Caire ''^ et sur une autre stèle du Caire, celle d'un certain Hnnftes^^', dont la femme est ^=^ |[^^PJ, et dont doux autres parentes, ^'o^.^l]| et

!sT' ^^"^ également ^\. Ces noms de Xoubhlias, Noubholepli et la-ab, si on les rapproche de ceux de la reine .\oubkhas et de ses sœurs Xotibemheb et Noubeml.hoint , ainsi que de la dame la-ab qui tient une si grande place sur sa stèle, montrent que Ranftcs et les membres de sa famille sont des contemporains de notre reine ^^.

Le même titre féminin soulen tepit (?) -^^ va se retrouver, précisément, sur un intéressant objet formellement daté du règne de Sekhemre-Seshedtaoui, le seul monument contemporain du roi qui nous ait, jusqu'ici, apporté mléffralement ses cartouches. Il s'agit d'un objet en calcaire qu'on est convenu d'appeler une

"' Taire, n" 90783 : LANOE-SciiArEr, , Gvah- uiul Di-nhstciiie etc. (dans dal. ffêné-al Caire), I, p. 36a el pi. LV.

(*J Caire, n" 20822 : Laxge-Schafkr, loc. cit., 1, p. 33A-335.

(*) A propos de la dame Noubhotepti qu'on vient de voir, notons Tcxistonre d'une reine de ce nom, connue par un scarabée qui porte X ^|| "" i j I (l\r. Muséum, n* ^0699; Hall, Cat. of Eijijplian Scarahi . . . in lh« Bnti«/i Muséum, l [j9î3], n" 9o5, p. 21); elle aussi, hien proliablemont, est de l'époque de .Sesliedtaoui et de Noubklias, sans qu'on puisse dire de quels souverains du jjroupe elle fut l'épouse et la mère.

'*' C'est sans doute le même titre qu'on rencontre, sous la forme plus développée i«i A~-~« X I *, sur la 8l(Me de Scbathor, fds de Ousi-Seuousrit. el de sa lemrae .Scnsonb. (|u on examinera plus loin (chap. vi, S v).

^tiùlc pyniniitir, bien quo le nu»l soit extrêmement impropre; terminé en haut par une section d'arcMe horizontale, le solide n'est comparable (pt'à un ciseau de section cjuadranfjulaire et de profil très ouvert, qu'on placerait le tranclianl en l'air. Les faces diffèrent donc de forme : les deux faces opposiîcs qui se recoupent en haut sur l'arèle horizontale, sont trapézoïdalrs , les deux autres faces, pointues, sont tnangnlnireu; les deux faces triangulaires sont à peu de chose près verticales, les deux faces trapézoïdales sont très inclinées. Les quatre faces "^ sont couvertes d'inscriptions, d'où ressort que le monument appartenait à un officier de Sekhcmre-Seshedtaoui, le scribe Sebekhotep, fds de Sebeknekht et de la dame Sebekhotep. Sur l'une des faces triangulaires, par laquelle il semble convenable de commencer et que nous appellerons \a face avant, on trouve en haut une inscription de cinq lignes, commençant

^^, et dont le reste est constitué par une prière au Soleil levant. Nous sommes donc en présence du «scribe des sanctuaires de Sebek, Anubis et Khonsou, Sebekhotep v , à qui ce monument fut donné par laveur royale. Au-dessous de celte inscription, on voit Sebekhotep assis devant le repas funéraire, sa femme derrière lui; devant le défunt, en une colonne : H =Jp H .1-^ ^ ^ (avec ^ sans doute fautif pour "]); au-dessus

de la tète de sa femme : ^4"T-*^lsTJ Aoulielab. La

'*' L'objet, qui proviont de Tliôbes, est au Brilish Musouiii, n" iiHS. Descriptions et citations liierojjlypliiqiies de CnuM, A Stèle nf llie \llltli dijnaslii, dans P.S.B.'i., XVIII (iSgO), p. 9.']a--^-]li. I^irlioliomont dans Bi dge , nislonj, 111 (1909), p. 197, avec reproduction d'une des faces trapéïoïdales (notre /ace de gauche), et A Guide etc. (1909), p. aa3 et pi. XXIX, reproduction d'une des faces triangulaires (noire face avant). Cf., du même, A Guide, Sculpture (1909), p. 81. Publication intégrale, pour la première fois, dans IHeroffl^phic textt... in tho Britiih Muséum, IV (191 3), p. 8 et pi. XVlll, MX, X\, XXI.

fm

f;Vir)l

faco triangulaire opposc^e, qui est donc la face arrière, porte en haut une inscription de six lignes, comportant la prière au Soleil couchant, et au-dessous de laquelle on voit le défunt accompagné de son fils. Légendes : fj'lBlIlTI'î'' ^^^ ^ "* — ^n H ^ ^ "^s "^^ scribe des sanctuaires, Anpounoklitv. Les deux faces trapézoïdales présentent une disposition différente. Elles sont presque exactement symétriques entre elles. En haut, un petit tableau constitué par deux demi-inscriptions affrontées :

face à gauche : "]| f\^

fuce à droite

{sic)"''

Au-dessous de ce tableau, sur chacune des deux faces, petite inscription en trois lignes horizontales qui donne la formule du 7-oyal don d'offrande, sur {a face de gauche à Anubis, sur la face de droite à Ptah-Sokaris; pour servir, continuent les inscriptions :

Face de gauche :

Face de droite :

On trouve donc, d'un côté, le nom de la mère, la dame ScheUiotep , de l'autre, le nom du père, SeheknekIU; ce dernier

<•> I)"a|>n's la jiliotofjraphie donnée par Biidge en 1902 (voir noie prérédenle), el contrairoment à la co|iie \ (pi'on trouve chez (Iriim et dans Ja récente puljiicalion du Britisli Muséum.

était «scribe des sanctuaires", comme son lils. De clia(jue côté, celle (in de texte est en une colonne verticale, devant la ligure du défunt que suit sa femme , ** * 4= T J»»^ i ^ T J •

On voit, en résumé, que le scribe Sebekhotep était attaché au service des temples, — pour le compte de l'administration royale, sans doute, — ainsi qu'était son père Sebeknekht et que fut son fds Anpounekht; sa mère, la dame Sebekhotep, et sa femme Aouhetab portent toutes deux ce tilre de soulen tcpitij) que nous avons rencontré tout à l'heure chez d'autres dames contemporaines. Le scribe Sebekhotep est mort sous le règne de Sekhemre-Seshedlaoui Sebekenisaf, au nom de qui le petit monument fut exécuté et déposé, en don royal, dans son tombeau.

La rencontre du nom d'Aoulielnb sous le règne de Seshedtaoui tire un intérêt très grand du ûiit que ce nom appartient également à plusieurs femmes en relation avec Sekhemre- Souaztaoui Sebekhotep, «à sa mère, à une de ses fdles et à une de ses nièces; car cela confirme ce que nous savons déjà de la situation de voisinage de Seshcdtaoui avec Souaztaoui, qui est son proche successeur. Non pas assurément qu'il faille croire que la femme du scribe Sebekhotep était apparentée avec la mère du futur roi Souaztaoui; mais en raison de la rareté relative du nom qu'elles portent, il semble bien probable que les deux dames étaient contemporaines.

Voici un dernier monument où des contemporains de Seshcdtaoui et de Noubkhas sont nommés. C'est une petite stèle jadis publiée par )\ iedomann'", qui formule le don dojfrmide

+zv§':ri nT:^p^i p:iti > ^^ ^it;

nous

('' Coll. Wclsz à Kalacz. \\ if.ukman.n , On a rvlultve of Quecn i\ub-)(^â-s, dans P.S.H.A., l\ (1887), p. i.jo-iga.

avons parlé du monument plus haut (chap. iv, ^iii), à propos (\i' h\ mrre du personnage, la princesse Sehehrmsnf. Son père, le Fils Royal Khcnmes, surnommé (?) JSxboui, est chef du domaine de la reine Noubkhas, et par suite contemporain du roi Seshedtaoui Sebekemsaf, dont sa femme, la princesse Sebekomsaf, est très probablement une parente. On est tenté de se demander quel souverain ce Fils Royal Kbenmes a eu pour père, mais une observation extrêmement utile de Weigall nous préserve, ici, de considérations illusoires, en nous faisant voir

qu'à l'époque où nous sommes, le titre 4^^^ ne correspond pas forcément à la réalité d'une fdialion royale, et qu'on le trouve porté par nombre de gens qui élaientfils de simples particuliers de distinction -'^ En ce qui concerne le Mentouholep de notre stèle, il n'était donc pas obligatoirement petitfds de roi, comme on pourrait le croire.

Avant d'aller plus loin, il convient de donner place ici à un roi peu connu, remarquablement apparenté avec Sekliemre- Sesbedtaoui et Sekhemre-Souaztaoui par la forme de son nom solaire, ot que les caractères de son monument le plus remarquable rapprochent des rois Antef et Sebekemsaf des boîtes à canopes du Louvre et de Londres : il s'agit du Scl.hemre-Smentaoïii Thouli, dont les cartouches se lisent intégralement sur un

fragment architectural publié, en 189!), par Pétrie'-^ : [+ ^1

(^-!p"zi^r^-

Avant la découverte de cette

pierre, on ne connaissait le nom solaire que par la table de Karnak, et le nom de Thouli seulement par la boîte à canopes du musée de Berlin dont nous avons signalé, plus haut

") Weigall, Miscellaneous Notes, i. The Titlle X ^LJ in ihe MiiUUc Kingdom, dans Annales du Service, XI (191 i), p. 170. 'V l*KTRiE, Naqada and Ballas, 189G, pi. XLlil, 6.

(clinj). m), les analofifies archéologiques. Elle viont de Tlirbes'"; le roi y ost iioiimn', plusieurs fois, 4^ ^ ( 2^ ^ 1 • Ou sait (ju'iipi'rs avoir élé lailc poiii* rciifcrruor It's vases fuiu'r;iircs de ce souverain, la boîle fut aiïecléc au jnobilier d'une certaine reine Menton liolep, (|ui la reçut en présent du roi comme nous l'apprend l'inscription en une ligne horizonlîde rajoutée, après coup, au sommet de la f;ice antérieure "• ^ ^ | ^^ ^ ^

>— ^4^^^^|4^ f ^ ^ 7^ J '^. Il est naturel de suj)poser,

avec Erman '-*, que celle reine défunte était la femme de Tliouli, et que du vivant de Tliouti le petit coffre, préparc pour lui-même, fut consacré à la souveraine décédée'''. C'est la même reine, selon toute apparence, qui possédait le cercueil où ses noms et titres figuraient avec ceux de ses père et

l^3)fti^r!4"^r^;il^±l^Sfc;'areineMentouhotep

était donc fille du vizir Senbhenaf el d'une princesse Sebekholep. A propos du nom de son père, notons l'existence d'une reine

''' Berlin, ii" 1175. Descriptions d'En. AfrïKR, Gesch. il. alleu Avgtjplens (1" éd.), p. 1^9, et Erma.n, Hislortsclie Aaclilese, a. Dev konig Z)/tu(i, dans A.Z., XXX (1892), p. /1&-67. Cf. BdiioiiAiiDT, loc. cil. dans A.Z., XXXII (1894), p. 98-26, et Steindobff, loc. cil. dans A.Z., XXXIli (i8y.5), p. 8A, 86, 9^1; voir encore Erman, Ausf. Fcizeic/mis* (1899) , P* 108-109. Publication intégrale des inscriptions dans Aeg. Inschriflen ans den Kon. Museen zu Berlin, I (Zi'fasc, 191 3), p. aoS-aSS.

'-^ Ausf. Vevzeichniss , p. 108.

^^' Mous avons signalé plus haut (cliap. iv, Si), à propos du pelil obélisque de Sekhemre-Apmat Antef-à au Brilish Muséum, la coniiision qu'on a faite quelquefois eniro la reine au nom perdu (|ui figurait sur ce dernier monument, et la reine Mentouliotep de la boile de Berlin.

■*' Griffith, dans P.S.B.A., ^IV (1892), p. Ai, où GrilTilh pense encore, comme on faisait généralenionl à celle époque, que le nom de Menlouholcp caractérise forcément la XI' dynastie.

Sonhhpiin», 4"3S^^ ^ÎP'j^ 1 1 IZIP» ^'^"^ '^ souvenir est conserve par quelques scarabées*''.

Ou'était-ce, au juste, que Thouli, et ne conviendrait-il pas de le considérer comme un prince subordonné, Pharaon plus on moins fictif sous l'autorité du roi véritable de Thèbes? On ne peut le dire '^', et il en va exactement de même pour un dernier roi de la série Sehhemre-S\X\taom, un Sehhcmre-SankJi- Uioui seulement connu par le fragment de stèle trouvé vers 1 8()8 à Gebelein ^^l Le monument appartenait à un personnage nommé louj'senh , un fils du roi d'après ce (jui subsiste de l'inscription :

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