‹ La fin du Moyen Empire egyptien; étude sur les monuments et l'histoire de la période comprise entre la 12e et la 18e dynastie (volume 2)Chapitre 45 sur 51 · VL · texte numérisé non relu

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Ce monument est très analogue à une petite stèle d'Abydos au nom de Nojirholep, décrite au paragraphe II du présent chapitre avec icô moaiim?nls de Khasekhemre Nofirhotep; i\Iariette, à Abydos, classait les deux slMos sous deux numéros voisins de son Catalogue.

Un dernier panneau de calcaire, au Louvre, porte un texte religieux surmonté d'un titre en une ligne horizontale qui

donne, de droite à gauche ^^^ : H f ^ j^ W"!"!"]! '^(^'' on reconnaît deux noms de la tilulature de Khaankhre.

('^ Louvre B. 4 et 5 : Rocgé, Notice des monuments, iS^jg, p. p-9.

'*' Maiiikttk, Cat. gén. Abydos, n" 767, p. 2.3^; Langk-Schàfkh, Grah- und Denks eint; dans Cat. gén. Caire), 1, p. 172 et pi. XIII.

*-^' Dubois. /oc. cit., 11° 197; Pikriikt, Jnscv. inédites du musée du Louvre, Il (1878), p. ?i; WiEDBMANN, Khinerc ug. Imch., p. 8.

Un autre monument remarquable de Kliaankhre — si son existence t'taii certaine et si la reproduction qu'on en a ne posait, au contraire, une irritante énigme — serait une statue assise, du type que nous avons appris à connaître par les spécimens nombreux que Khanofirre en possède, avec inscriptions symétriques sur le siège, de cliaque côté des jambes en une seule colonne. Le dessinateur Faucber-Gudin, à ce qu'il semble, a vu cette statue, dont les inscriptions seraient :

à gauche :

à droite : -^ +

Mais ces inscriptions, par une confusion difficilement explicable et qui paraît s'être produite dans les notes du dessinateur, il les a transportées sur la statue colossale A. 16 du Louvre, décrite au précédent paragraphe, et dont nous savons que les inscriptions, aux noms de Khanofirre, sont par ailleurs extrêmement différentes de celles que le dessin de Faucher-Gudin montre''^. Une simple erreur graphique n'est pas possible à admettre, et l'on doit croire que le dessinateur a effectivement rencontré, quelque part, la statue de Khaankhre dont les légendes nous sont ainsi apportées.

Voici une autre statue qui pourrait appartenir à khaankhre,

f'' Ce dessin de Fauchor-Giidin dans Maspkro, Uist., I, p. 5;î9; rf. Masl'Kno, ibid., p. 5iii et n. i.

mais dont rallribution à KlianofiiTe, nous allons le voir, serait tout aussi possible. Cette statue, en granité gris, reprt^senlant le roi assis, porte *•', comme la précédente et comme toutes celles de Klianolirre vues plus haut, deux colonnes d'inscription, courant symétriquement, de haut en bas, de chaque côté des jambes sur les parois du siège, face au spectateur :

5 gauche, 1| à droite, "L^

(face à droite) : ;^ (face à gauche): ^

I ÉÉiMM 1 0 I

Le nom personnel, comme on voit, est Schchliolcp ; quant au nom solaire, son dernier signe est détruit, et il subsiste seulement, dans la lacune, les traces d'un signe vertical qui pourrait être I ou Y? si bien qu'on ne peut décider entre Khnnofirre et KhaanLhre. La statue a été trouvée, jadis, à Thèbes, et ses formules en l'honneur d'Amon-Re sont extrêmement semblables à celles que nous trouverons plus loin, pareillement disposées, sur deux statues thébaines de Mersekhemre Nofirhotep.

Une toute pareille incertitude d'attribution se présente en ce qui concerne un document d'un autre genre, un papyrus du Caire dont nous avons été conduit à parler déjà plus haut

'') Mariettk, Karnak, pi. 8, k et texte, p. lid-h^. Cf. Wiedkmann, Ge$ch., p. 273, n. 1, et Mtsi'ERo, Hisi., I. p. 53n, n. a.

|(iO/i] -•K3.( 'i(i:5 ).ci —

(chap. Il, H II), à propos des stèles de Nekhanemalre Khenzer et du vizir Aiikhou dont le nom paraît dans leurs inscriptions : car un vizir Ankhou, paroillcment, se prosenle dans le papyrus du Caire, et il fallait exaiiiiiicr s'il pouvait être question, d'une part et de l'autre, de la même personne. Rappelons que le document''*, un livre des comptes de la maison royale, est dat(^. de l'an 3 d'un roi dont la tilulalure est perdue presque en totalité; il en reste ce qui suit : { © 1 1 1 77 (lacune) . . .

• •^.?. (lacune) "Jf ^iZÎI®- Comme nous

l'avons dit, on a là, presque certainement, la fin du cartouche SchrJ.hotrp, et auparavant, la dernière partie de | J^ , ^ ^ ou de f |^,, ,, qui sont, respectivement, les noms de 7ubti de Khanofirre et de Khaankhre. Ajoutons qu'ailleurs, dans le corps du texte, paraît peut-être encore une fois le nom roval

f'='^ "^ij "^ I P, en composition dans le nom d'un domaine '-'.

Rappelons aussi que dans les listes de personnages qui remplissent les pages du livre, reviennent avec fréquence ceux de Sehehhotpp, ïla-nuhh-f, AoJîrJiotep et Se-Halhor, caracti'ristiques, comme nous savons, de l'époque de khasekhemre et de Khanofirre, de sorte que la date définie par le règne de Khanofirre est en somme, pour le document, la plus probable. Quant au vizir Ankhou qui paraît dans les mêmes listes, il ne peut évi-

''' ^Iariettb, Le» papyrus égypliens du Musée de Bnuhuj , II, pi. i/i-55. Étudié par BoRCiiiUDT, Ein Reclinuiigshuclt des Kônifrliclien llujes aus dent Ende des Miltleren ReicJis, dans A.Z., XXV'IIl (1890), p. 65-io3, — cf. BonciiAnuT, Eiu Rechnungsbuch des Kôiiiglichen Uofes aus dem allen Beiche, dans Aegjipliaca filr Ebers, 1897, P- ^' "• *' — ^^ P''"" GiiiFFiTU, The Acatunt Papyrus u° 18 of Bulaq, dans A.Z., XXIX (1891), p. 1 oa-t lO.

'-' D'après Boiiciiaudt, lue. cil. dans Apgypliacafiir Ebers. Au (!ap\rus. Tcndroit est à clierclior au revers du docinuent, fra{jineuls donnés aux planches 3i et Sa de la publication des Papyrus de Buulaq.

— H^>.( 'iG'i )<■* — [605]

(Icmrnent rien avoir de commun avec son homonyme du temps de Khenzer, de date beaucoup antérieure.

Revenons, maintenant, aux documents certains de Khaankhre Sebckhotep, pour noter que les petits monuments à son nom sont extrêmement rares. On a de lui un fragment de la base d'une statuette en granité ''*, avec cette portion d'inscription conservée dans l'angle inférieur gauche d'une face :

\ÏZ ^w-^

(à retourner do droite à gauche)

Après quoi l'on ne trouve plus à noter qu'un curieux scarabée d'Asbmolean Muséum, dont l'inscription se présente comme il suit'-' :

Ainsi que Newberry l'a renjarqué déjà, on a là, non fusionnés à proprement parler, mais juxtaposés dans le même cartouche, les noms de Khaiiofirre et de Khaanhhre : cela semble indiquer que les deux rois ont vécu et régné, au moins pendant un ccr-

■'^ Acheté à Thèbes en 1898 el passé dans la collection Amlierst : NEWBEnnv, ExlracU etc., lib. A Monument nf Kha-ankh-ra Sebekholep, dans P.S.B.A, XXV (1908), p. i3G, et planche pour mars 1908, n* 3.

'-^ NEWBEnnï, Scarahs, X, i3 et p. 128; cf. NEWBBiir.v, /«c. cil. dans P. S. B.A., XXV(j9o3),p. i3i.

tain temps, simullant^ment^", cl l'on ne serait pas étonm' d'ajiprendre que Kliaankhre lut l'héillicr et l'associé au Irône de son prédikesseur. Ouaril au scarabée lui-même, la composition fantaisiste de l'inscription, la forme irréijulière de l'embase du cartoucbe (dont la reproduction typo^napbique ne rend que très imparfaitement compte), enfin la présence des -^l ornementaux en encadrement à droite et à (jauclie, toutes ces particularités constituent autant de caractères qui apparentent l'objet avec les scarabées du début de la période «byksôsw longuement étudiés précédemment'-', et iUaut lui donner placti à côté des scarabées du tijpe d'Aiim que possède kbanolirreet dont on a rappelé l'existence au précédent paraj^raphe.

AUTRES ROIS DE LA FAMILLE KHA-[\]-RE ET AUTRES PERSONNAGES ROYAUX DE LA AIEME ETOQUE.

Un roi Khahotepre Sehehhotep, dont le nom solaire figure au papyrus de Turin (fragment 81) et à la table de Karnak, nous est connu historiquement par la légende d'un scarabée dont on possède deux exemplaires '^' :

^ ji^ (à retourner

face à droite)

('5 Tout à fait analogue, par les conséquences liistoriqucs qu'elle semble entraîner, est la pierre de Karnak qui porte les noms des deux rois frères, Kliaseklierare et Khanofirre; voir ci-avant, même chapitre, S i.

<-> Voir surtout, ci-avant. Les llyhsôs, Goniplémenls, S m.

'*) Un au Caire, n° .3(J090 : Maiiiktte, Cal. gén. Ahijdus, n° 5ao, et Mon. divers, pi. U8 j) ; Pktiuk, ///»/. Scar., n" 'io.-j, et llislonj, I (1899), p. 919; iNewberhy, Scara/is, X, iC et p. 19.3, et Seuls (dans Cal. gén. Caire), p. 6 et pi. I. — Un au Loinre, n" O.'UiS : Pkthie, llist. Scar., n" •?)i : cf. \\'iKrtK»iANN . Gesch. , j». 3y0.

••^j.( 'KiU ).<^-— [607 J

li parall do plus, d'après Prisse ^'^ que la mention du iiK'iue roi iiiMiiil <''lt' roMcontrée à Abydos par Piosollini, sous la fornic:

On iK' sait jiointdc lui autre chose.

Un pru diiïéremment se présente à nous un ccrlain Khahavc,

qui fifïurc à la lable de karnak. et dont le nom. écrit • 1 o U

sans cartouche ni ornements, se rencontre sur un scarabée

dont on possède trois exemplaires'-'. Un autre type, dont on a

un exemplaire seulement'^', porle --— '. Plus importantes à

observer sont les particularités de c|uelques autres petits monuments, un scarabée du Caire, un scarabée de la collection Amherst et une petite plaquette carrée du Louvre, sur lesquels le nom de khakare, avec ou sans l'encadrement du cartouche, est entouré des pseudo-biéroglyphes décoratifs, ou des symboles de la royauté du Aord, que nous connaissons bien comme caractéristiques des scarabées ahyksôs» et particulièrement de ceux dits Aq \ époque d' Aiun : nous avons, précédemment, reproduit et éludié ces deux scarabées et cette plaquette '''*, aux-

'•' PnissE, Notice sur la Salle dis ancêtres etc., dans liev. archéolojjique , i845, p. i8 du tirage.

(-' Un dans la collection Grant : Newbeury, Scarabs, X, i4 et p. laS. — Un au Louvre,!. 545. — Un au Caiie : Pktrie. Ilist. Scar., n° ;!36; New- BEniiï, Seuls (dans Cat. gén. Caire.), p. 7 et pi. I.

t'j Coll. Hilton Price (aujourd'hui dispersée), Cal., n" 183, p. a6.

•*' Voir ci-avant, Les Ilyksùs, Compléments, S m, E. — Le scarabée de la collection Amherst est N^ewbebrv, Scarabs, X, i5. — Celui du Caire, n" SGoog, se trouve dans Pétrie, Hist. Scar., n° aiS, et History, I (1899), p. ai 8; New- BERRï, Seah (dans Cat. gén. Caire), p. 3 et pi. I. — La plaquette du Louvre (reproduite ci-avant, loc. cit., d'après l'original) est le n" 70/i de la collection Anastasi; cf. Pétrie, Hist. Scar., n° aSo, et Galthiek, Rois, I, p. 3o8.

quels Oïl est en mesure, aujourd'liui, d'adjoindre un scarabée de plus du même ly[)<-, Khaluire dans le cartouche encadré par les pseudo-hiéroglyphes''^; nous appellerons seulement l'attention, ici, sur le fait que khanohrre possédant, lui aussi, des scarabées du type dWnra , Khakare se présente comme relié à Khanofirre par une analogie remarquable. Rappelons aussi que sur la plaquette du Louvre, le nom d'.^///Y( lui-même sert d'encadrement, à droite et à gauche, au nom solaire inscrit au milieu, ce qui semble établir l'existence d'un roi Khaharc Aura, c'est-à-dire le fait que notre Aura, dont le nom paraît sur des scarabées si nombreux, se serait ^pharaonisé" en Khakare, de la même manière que le Iakeb-her contemporain qui avait pris Merousirre pour nom solaire. Un autre Aura, nous le savons d'ailleurs, avait pris pour nom solaire Nofîrahre '^^ et cela est intéressant parce qu'il en résulte que ce nom d'Anra appartenait à plusieurs personnages de la même époque '•*'.

Un autre Pharaon du groupe Kha-\Xyre est le Khaousirre de huit ou neuf scarabées dont le plus grand nombre, d'un type très uniforme, portent la mention "l|o J^JP^'f'? sans cartouche, en une colonne médiane qu'encadrent des signes pseudo-hiéroglyphiques ou décoratifs d'un caractère «hyksôsîî indéniable ''*'; dans le nom royal, le "j n'est jamais bipède,

<•) Br. Muséum, n° 36365 : Hall, Catalogue etc., I (igiS), n° laS, p. la.

(*' Scarabée de Turiu, d'après Petiiie, Hislury, [(1899), p. aag; cf. ciavant, LesHyksôs, Compléinenls, § m, E.

<'' D'autres scarabées du type Anra, qui vienni'nt à ma connaissance au dcrniiîr moment, semblent montrer décideuient (ju'.lfira n'est pas un nom propre; ils seront publiés et étudiés ultérieurement.

'*' Deux dans la rolleclion Pétrie : Newbeuiiy, Scarabs, X\ï, s^, •?.']. — Un d'Asbmoleau Muséum : Newbeiuiv, ièiW., XXI, ag. — Deux dans ia collection Grant : Pétrie, Hist. Scar., n" 137, ia8; Wiedbmann, Getch., p. a8o, et Kleinere àg. Insch., a' 3o; Newbeury, Scarab» , XXI, a6, 28. — Un au Caire, n° 36oii : Nbwberrv, Seuls (dans Cat. gén. Caire), p. ii, pi. I; déjà donné par Petuie, Hislory, l (1899), p. 1 17, qui dit qu'au Caire il s'en trouve non pas un, mais doux semblables.

mais les - — • sont régulièrement bouclés à l'extrémité de la main. Plus soigné, d'apparence plus pharaonique mais indubitablement contemporain des précédents, est un beau scarabée'*', avec "^ I (o^'^PJ ^ "^ dans la colonne médiane, encadrée, à droite et à gauche, d'un décor spiraloïde régulier cpji rappelle les scarabées de la XIl" dynastie. Du même tvpe, peutêtre, si l'on s'en rapporte à la citation de Budge: "] | (®J^^P , est un dernier scarabée au British Muséum'^'.

Outre ces trois rois apparentés aux Sebekhotep plus connus par la forme du nom solaire, il semble y avoir lieu de noter ici, comme contemporains, un certain nombre de personnages royaux ou de famille royale, et d'abord la reine Ha-ankh-s, z^w-^-^p, dont le nom rappelle de manière si frappante celui de Hn-anhh-f, le père de Khasekhemre et de Khanofirre, et qui parait dans le texte d'une stèle de Koptos ^^\ Ce monument, dont un seul fragment nous reste, avait été fait pour un homme au nom perdu, fils de l'officier royal Ameni et de l'Epouse ]\o\a\e Ha-anJih-s qu'on vient de dire, et, à ce qu'on croit comprendre, pour sa femme, ^"^i^^iHî la fi'lc Royale Sebehemheb; cette dernière était en rapport avec une autre princesse; peut-être une Epouse Royale et peut-être la mère de la précédente, [4^5^]^^X^J' ^oitbemliat. Ces noms de princesses, on le remarque, ne sont pas sans analogie avec ceux qu'on rencontre sur la stèle de Noubkhas.

De même qu'en ce qui concerne la reine Ha-ankh-s, c'est l'analogie et le rapprochement de certains noms propres qui nous conduit à attribuer à l'époque des deux rois frères la

') Coll. Piers : Neweeruy, Scarahs, XLIV, 7.

'-^ Br. Mus., n° 32 33i : Bldge, Kings, 1, p. 43.

•^' Pétrie, Koptos (189G), pi. XIJ , 2 et p. 12. Les explications données à cette dernière place sont correctes; la traduction d'abord indiquée par Pétrie dans Hislonj, I, renfermait d'importantes erreurs, qui subsistent encore dans l'édition de 1899 de ce volume, p. 918-219.

[G 10] ■ ~-^*-i.{ /iG9 ).*^^

stèle d'un personnajje nomnio 0 <^ ^5 fils de "jp^ ^ P ! ^'' dj)Oii.\ d'une j'^4 Tî uoinuicc [l'jp^/ — v"' : car ces noms de Seluitlior et de Scnsciib nippellenl bleu vivement ceux de la reine Sensenb qui est la femme de Khasekliemre Nofirliotep, et du Seliallior qui fut leur fds. Le titre de la dame Sensenb n'est probablement pas sans rapport avec le titre féminin plus concis sotilen tepit , ^^^, ^ | ou autres formes, que nous avons rencontré sur plusieurs monuments du règne de Sekiiemre- Seshedtaoui (ci-avant, chap. v, §111). Notons aussi que sur la stèle de Seballior (|ui nous occupe, figure un nom royal,

I |^(*f^ J ^ ji et qu'ainsi, d'après ce qui précède, ce

la-nh doit être le procbe voisin de Khasekbemre; on connaît son nom solaire grâce au papyrus de Turin, qui note dans un seul cartouche, au fragment 8 i, (® ^i| * ^?=rî l ^*^ Ouahnhre ïa-nh, de telle manière que, la-ab ainsi identifié avec Ouahabrc, on peut lui restituer les scarabées ou cylindres qui portent le

L nom solaire , dans les légendes "] î (® 1 1 * 1 ^""' on "1 î ( ® I * J

^ ^ J M !^^'' Ouababre la-ab est donc un adorateur de Sebek de Soumnou ^^', et l'on voit, par la stèle de Se-Hathor où son nom figure , que des noms propres formés avec celui de Senoimk se rencontraient sous son règne : ces particularités sont de nature à faire voir que Ouahabre la-ab, et par suite

'') Br. MiHoum, n" \'ih% : Bcdge, Uislory, III, p. lo/i-ioT); NEWiicnnï, Kx- Iracls etc., XLI. A Slelc dated in ihe reign of Ab-aa, dans P.S.B.A., XXV (1903), p. i3o-i34; BiiOGE, A Guide, 1909, p. 992, et A Guide {Sculpture), 1909, p. 80-81. Publication sous forme d'un dessin au trait, enfin, dans Ilieroglyphic te.ris . . . in ihe Brilislt Musiuiii, IV (1913), pi. XXVII, cf. p. 9.

-' Pétrie, Hist. Scar., n" 3^3, el Uislory, I, p. 219; Neubeuiiv, Scnrabs, X, i-j et p. I a3.

^') Coll. Grant : NEWBEniiï, Scaraùs , \II, 5 et p. i lô.

"''> Le titre du dieu quon lit sur le précédent cylindre, trSebek Seigneur do Soumnoui), et les circonstances relatives à la localité de Soummu, ont été examinées ci-avant (cliap. i", S 11), à propos dos cjlindros de Sekhomrc-Khoulaoui sur lescjuols la uièine appellalio;i Je Sol)ek se présente.

srs rontemporoins les Sebekholep, n'ont pas suivi à lirs tjr.irtflc (lishinco les « AnioiiPmhal complijxrs» qui à Thrbcs ont précédé les Anlef, et Ton se rappelle qu'une observation dans le même sens s'est d(5jà présentée à nous ou cours même de ce chapitre (ci-avant, § m, à propos des analogies de la lilulalure de Khanofirro Scbokhotep). Noter encore, en ce qui concerne la-ab, l'analogie de ce nom personnel avec celui du roi Menkliaourc Ui-ab, contemporain, nous l'avons vu, des Sekhcmkare et autres «Amenemhat complexes» (voir ci-avant, chap. II, § h), et l'analogie du nom solaire Ouah-nh-rc avec celui du «Hyksôsîi yojtr-nh-rn Anra, autre contemporain de Rhanofirre signalé un peu plus haut.

Voici un roi encore, un SebrUiotep certainement très obscur et dont le nom solaire était Mnt-i-e, qu'il faut ranger à côté de ses grands homonymes de Thèbes, pour les caractères de quelques-uns de ses scarabées portant, face à droite, l'inscription ^'^ : ^; ces objets sont analogues aux scarabées portant AT/w/jo^jtc ^ Sehekhotep, sans décor ni cartouche, et qu'on a examinés à la fin du paragraphe m du présent chapitre. Au même Matre appartient un scarabée d'un deuxième type'^^, avec encadré, à droite et à gauche, de ce décor pseudo-hiéroglyphique que nous connaissons bien comme caracléristi(jue de Yf'poque d'Anrn; on voit que c'est tout près des scarabées rthyksôs» de Khakare, de khaousirre, de khanofirre lui-même, que les petits monuments de Matre Sobckhotep prennent place. A noter enfin, comme portant son nom, un fragment de plaquette en calcaire (modèle de sculpteur) découvert et recueilli au Caire en i 9 i 3 *-*'.

'•' Un dans la collection Grant : Newberbt, Scarahs, X, 93 el p. isS. Un dans Pancienne rolleftion H. Priée : PEiniE, Hi»tiny, I (1899), p. 908.

'*' CoH. MarGregor : Newrehry, Scarah» , X, s'i et p. laS.

'•^^ Weii,l, Monumcntê égyptienê divers^ V. Le nn Matre Sehekholep, dans Rec. de travaux, XXXVI (1916), p. 87-88.

L'existence (le ce petit roi iillire notre attention sur une foule de scarabées connus par ailleurs. (|ni portent le seul nom de Sohehhotep avec ou sans litres royaux, hors du carlouclic ou darts le cartouche, et dont beaucoup, certainement, sont encore à

altribiier à la même épocpie. Voici, par exemple, ^(■^^7*71

sur deux scarabées du British Muséum "^ ^(PJ"'^^7*TJ sur un autre scarabée du même musée ^'^'; voici un scarahi'c avec la rédaction incomplète ou anormale ^^fPJ'^'"*^] ^ «^(3); des objets analogues en jjraud nombre, avec le nom de Sebekholep, existent au Louvre, à Berlin, dans les collections Posno, Grant, Sayce, Slroganoiï, au musée Sleen à Anvers, ailleurs encore ''^ Il faut en rapprocher des scarabées d'une autre série, également nombreuse, (pii présentent le nom royal sous

la forme cirante Re-Sebekiwtep , 4"3^(®^^r^] J '^^ ^'"^~ plement ©^f^^; contrairement à ce cpi'on pourrait croire, cette forme n'est ni abusive ni erronée, car ( ® ^^ ] a <'lé rencontré, récemment, sur un bloc de Deir El-Bahri ^*^K

C Br. Muséum, 16701 et SaliSU : Budgb, Kings, I, p. 69, 75.

t^' Br. Muséum, 3o5o6 : Bodge, Kings, I, p. 70. — Cette ritatlon de Budpe, et celle des deux scarabées qui précèdent, sont extrêmement suspectes; aucun des trois objets ne fij^ure dans le récent Catalogue de Hall, où, des trois numéros, on ne rencontre que le n° .Sa'iS'i (n" 181 du (]nlulogue, p. 19), avec une inscription tout à fait différente de celle que 15ud|;e rapporte.

'^* Neweeriit, Scarabs, X, 97 et p. laS.

"' Bibliog^-apliie dans Wiedemann, Gesch., p. 978, 11. 5, 6, et Siippl., p. 3o ; noter aussi un scarabée de la même série à Tanis, Pétrie, Tnnis, XII , 9.

'*' Un nombre important réunis par Gvltuier, Rois, II, p. la.

'^) Naville, dans Arch. Hcporl fur igoG-Kjoj, p. 6; cf. Gautuier, /oc. cil. — Se rp[)orter aussi, pour ce fpii concerne les noms solaires ou [»seudo-sitlaires formés en inscrivant le 0 en avant d'un nom déjà formé ou en avant d'un jjroupe qui ne semblait pas destiné à cet emploi, à ce que nous avons observé, plus haut, à propos du nom du roi Re- Kboulaoui (ci-avant, cbap. i", fin du parajrraphe m).

-^9.( hn )^-.— [613]

Il fîuil se garder, ici, d'élrc trop affîrmalif en ce qui concerne la date, car, outre les Pharaons de la grande fanmille A7m-[/l j-/r étudiée an cours de ce chapitre, on connaît d'autres Sobehhotej) encore, plus obscurs certes, mais mieux définis que ceux des scarabées qu'on vient d'énumércr rapidement; les rois dont nous voulons parler font partie d'une famille onomastique spéciale, celle du nom solaire de la forme M('r-[X]-rc. Aettement différenciés des Kha-[X]-re et pourtant, comme nous verrons, apparentés avec eux par des caractères très certains, les ifn--[yr]-?-e constituent un groupe (|ui a régné, en Haute-Kgypte, immédiatement à la suite de l'autre, et lorsqu'on rencontre un monument, de date peu caractérisée par ailleurs, qui porte le nom d'un Sebekhotep indéterminé, il y a la possibilité qu'il appartienne, non à l'époque des Klia-[X]-7r, mais à l'époque des i1/H--[.r]-/ï';, un peu plus tardive.

CONDITIONS HISTORIQUES DE LA FAMILLE DES ROIS KHA-[x]-RE.

Le nom de Sebekhotep, que ces rois portent le plus souvent, avait appartenu avant eux au Sekhemre-Souaztaoui que nous connaissons bien , et aussi à un Sekhcmre-Gerglaoui très obscur avec lequel la famille de Souaztaoui s'éteignit peut-être; mais les nouveaux souverains semblent avoir eu le désir d'établir une démarcation nette entre ces prédécesseurs immédiats et eux-mêmes. Le premier d'entre eux, Nofirholep, était fils de simples particuliers, et son arrivée au trône fut le résultat d'une usurpation plus ou moins violemment effectuée; de même alors qu'avait fait Sekhemre-Khoutaoui, l'ancêtre déjà lointain de la famille Sekhemre, qui prit le pouvoir à la fin de la Xll*" dynastie et souligna l'instauration d'un nouvel état de choses en prenant un nom solaire sans relation avec ceux de ses prédécesseurs, de même le nouveau roi Nofirhotep signifia ses inten-

lions en abandonnant la tradition du nom solaire on Sckhcmre, pour revenir à une forme diîlaissée depuis longtemps et (ju'on se remettait à trouver plus belle. Il prit le nom de Klta-sekhem-re , et son successeur devait être Kha-nojir-re : lorsque l'on cberche des analogues anciens à ces noms solaires, on les trouve dans ceux de Senousrit II et de Senousrit III, Khn- Jihopir-re et Kha-kaou-re. et l'on découvre ainsi que la nouvelle famille thébaine prétendait se rattacher directement à la XIP dynastie (»'.

Sous Kîiasekhemre déjà, les progrès de la monarchie thébaine s'étaient accentués du côté du Nord, et avaient probablement atteint la Moyenne- Egypte et le Fayoum. Son successeur, qui était son frère de père et de mère, Khanofirre Sebekhotep, acheva l'œuvre de reconstitution nationale en imposant son autorité d'un bout à l'autre du pays, de Tanis à la cataracte, et l'on peut admettre que sous son règne prit fin, définitivement, l'indépendance féodale de ces comtes d'EIkab, alliés à la famille thébaine depuis plusieurs générations, et dont les descendants devaient être de si fidèles serviteurs des rois du Sud au cours de l'ultérieure guerre de revanche contre les Tanites et les étrangers. Ces étrangers, Khanofirre a déjà connu leiH's pères. Les plus anciens d'entre eux, des Sémites dont nous avons appris à comprendre et à utiliser les petits monuments seigneuriaux, étaient arrivés dans le Delta dès cette époque (2*, et le roi du Sud, qui les trouva installés, n'eut sans

''* Rappelons d'ailleurs que IClianofiiTe Sebekhotep cherche également, par d'autres de ses noms, à se rattacher au groupe des Amenemhat-Seiibel il Ameni-Anlef-Amenemhat, prédécesseurs des Antef à Thèbes (voir mémo chapitre, S m).

(*) La première installation dans la Basse-Kgypte de tribus asiatiques, sous leurs chefs, est sans dmite notablement anléritnire à l'époque des Sebekhotep; d'après ce que nous avons vu plus haut [Les Ihjhsvs, Conqjli'mcats, .S m, G) des caractères des scarabées des Tchefs de tribu?» Anther et Semken, ces derniers pourraient être contemporains de ia XII' dynastie.

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(Joule iil les moyens ni le désir de modifier l'élat de choses exishirit dans celte partie de l'Egypte; d'ailleurs ces Aura, lakehher, et autres prédécesseurs des Kliian et des Asiatiques d'Apopi, n'étaient pas redoutables, n'avaient d'autre but certainement que de se maintenir sur les territoires auparavant concédés par les petits princes indigènes du Nord, et ils ne purent que se soumettre avec docilité à la suzeraineté de& Thébains conquérants. Si cette situation, favorable à la pai> du monde égyptien, se fût maintenue et consolidée, c'est Khanofirre et son frère, au lieu des Thébains de la famille d'Amosis, qui figureraieiit dans l'histoire comme restaurateurs de l'unité pharaonique, et il n'y aurait jamais eu de «Hyksôsi».

Khasekhemre et Khanofirre, qui réparaient les monuments détériorés de la XIP dynastie, n'étaient pas seuls à se réclamer, par leurs noms, de la grande maison ancienne. A l'époque de Khanofirre, et peut-être avant lui , les petits princes asiatiques du Delta se paraient de noms solaires simplement empruntés aux titulatures de Senousrit et des Amenemhat, et nous avons longuement étudié, précédemment^'^, les scarabées de ces JSemaire et de ces Khakhopirrc, contemporains très évidents dVAnra» et sans le moindre rapport avec les illustres personnes d'Amenemhat tll et de Senousrit II. De l'espèce de ces usurpateurs inotïensifs est aussi, sans doute, le Khakare, — un des Anra, — connu par des scarabées de même type, qu'on est tenté de considérer comme un A7ia-[Z]-re du groupe de son contemporain Khanofirre, mais qui a peut-être simplement voulu reprendre le nom solaire de Senousrit III. Il semble ressortir de là qu'à cette époque le souvenir de la \W dynastie jouissait d'un très grand prestige dans l'Egypte entière.

Cette situation ne serait-elle pas, en réalité, beaucoup plus ancienne ? Nous avons vu qu'après les usurpateurs qui prirent

(') Voir ci-avant, Les Hyktùs, Compléments, S m, C.

la place do la XII" dynasliti, cl (jui porleiil lo nom soliiiie (le nouveau type Seîihemvo-KhouUioni , le Irùtie do TliMx's fut relevé par une famille de princes dont beaucoup s'appelaient Ammmiliat QiSenousnt, et qui reprirent fidMeinent, dans leurs lilulatures, les usages de la grande dynastie disparue. 11 est indéniable qu'après ceux-là, cependant , les tendances changent, et l'on voit leurs successeurs thébains, les Antef et les Sebekemsaf, se rattacher par leurs noms solaires à la tradition créée par Sekhemre-khoutaoui l'usurpateur; mais au milieu même de ces nombreux rois Sekhemre on rencontre, nous le savons, le roi Noubkhopirre Antef, qui forme résolument t^on nom d'Horus et son nom solaire à l'image des types de la y\IP dynastie'^'. On arrive ainsi à se demander si la tradition des grands rois antérieurs avait vraiment été oblitérée à une certaine époque, et s'il ne faudrait pas croire, au contraire, que leur souvenir s'était toujours conservé très vivant, au moins dans certaines parties de l'Egypte, depuis le jour où la dynastie avait disparu du trône.

La puissance des Sebekliotep était destinée à décliner vite, khaankhre Sebekhotep, le successeur de Khanofirre etle continuateur de ses remarquables travaux dans le temple d'Abydos, est peut-être le seul sous lequel la monarchie thébait)e se soit encore maintenue. Une multitude de petits Pharaons les entoure déjà, Khanofirre et lui; d'abord les Asiatiques de Basse- Kgypte dont on parlait tout à l'heure, tous ces Aura, Iakebher, Ouazed, Nesebekre, dont plusieurs ont des noms solaires pharaoniques, — Khakare Aura, JXofirabre Aura, Merousirre Iakebher, — et parmi lesquels se rencontrent les Nematre et Khakhopirre imitateurs de la XIP dynastie, puis un petit roi khahotepre Sebekhotep d'apparence plus vraiment ^^ pharaonique», puis un khaousirre et un iMatre Sebekhotep aux sca-

'') Voir plus haut, chap. iv, 8 iv.

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rabées r. hyk.sôs7î, puis on(;on3 Ouahabre la-ab. Pour la plupart d'enti-e eux, des scarabées du type étranger sont leurs seuls monuments, et l'on sent bien que les successeurs de khanofirre et Khaankhre à Thèbes ne sont pas à chercher de ce côté. Ce que furent ces successeurs, les rois de la décadence thébaine et de la soumission des Méridionaux aux khian et aux Apopi de Tanis, nous le verrons plus loin, lorsque nous en aurons Uni avec les recherches complémentaires dans lesquelles les relations du sircle de khanofirro avec la XIP dynastie vont nous engager maintenant.

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