I. Voyez EpUl
les auteurs profanes ait à la longue exaspéré quelques dévots scrupuleux. Ses ennemis — il en avait beaucoup — en prirent occasion pour l'.Utaquer. Rulin, qu'il appelait un scorpion et un pourceau, lui rappela ce songe qu'il avait si complaisamment raconté à tout l'univers, et l'accusa de n'avoir pas tenu les promesses solennelles qu'il avait faites. En vain saint Jérôme prétendait-il, pour se défendre, que sa mémoire était seule coupable, que s'il avait promis de ne plus lire les auteurs païens, ce qu'il n'avait plus fait depuis quinze ans, il ne s'était pas engagé à les oublier, son tenace adversaire lui prouvait que ses affirmations n'étaient pas tout à fait exactes. Comme il avait longtemps vécu dans son intimité, il avait aperçu serrés dans son portefeuille des ouvrages de Platon et de Cicéron : n'était-ce pas pour les lire qu'il les gardait? Pouvait-il nier d'ailleurs qu'il eut enseigné la grammaire aux enfants, dans le monastère de Bethléem, et était-il possible de le faire sans leur expliquer les grands écrivains classiques? Saint Jérôme, qui était bien forcé d'en convenir, se contenta de répondre qu'après tout il n'avait promis qu'en rêve, et que les promesses de ce genre n'étaient pas de celles qu'on fut forcé de tenir quand on était réveillé, u C'est à d'autres, dit le pieux Tillemont, à juger si celte réponse est assez solide » ; et il déplore que les plus grands saints ne soient pas exempts d'un peu de faiblesse humaine.
Saint Jérôme me paraît mieux inspiré quand il ose avouer le cas qu'il fait des auteurs profanes et qu'il soutient résolument que ce n'est pas un crime de s'en servir pour la défense de la vérité. Cette opinion est exprimée dans divers endroits de ses ouvrages, surtout dans la
lettre (ju'il n écrite à Magiius, professeur d'éloquence à Piome^ Ce l'iiéleur s'était étonné, comme beaucoup d'autres, que saint Jérôme invoquât si souvent l'autorité des païens dans des livres de théologie chrétienne; il lui répond qu'on voit bien qu'il est absorbé par l'étude de Cicéron et qu'il n'ouvre guère les livres saints, que Moïse et Salomon ont fait des emprunts à la sagesse grecque, que saint Paul a cilé des vers d'Epiménide, de Ménandre et d'Aratus; puis il ajoute : « Jl est dit, dans le Deutéronome, que, lorsqu'on veut épouser une femme captive, il faut d'abord lui raser la tète et les sourcils, lui couper les poils et les ongles, et qu'on peut ensuite s'unir avec elle. Est-il surprenant que moi aussi, charmé de la grtice et de la beauté de la sagesse profane, j'aie voulu en faire une israélite, de servante et d'esclave qu'elle était? Après en avoir retranché tout ce qu'elle avait de mortel, tout ce qui sentait l'idolâtrie, l'erreur, les agréments coupables, ne puis-je pas, en m'allianl avec elle, la rendre féconde pour le Seigneur^? »
C'était donc une sorte de traité de paix que saint Jérôme se proposait de conclure entre l'antiquité classique et le christianisme. Il croyait qu'avec quelques modifications et quelques accommodements il était possible de les employer tous les deux à une œuvre commune. En réalité, il n'a jamais fait autrement, et il n'est aucun de ses ouvrages où ces deux éléments contraires n'occupent leur place. Même quand il se croit obligé de malmener les anciens maîtres, et d'appeler Platon un sol % il ne cesse
I. Voyez sur ce Magiius, dont on a retrouvé la tombe daus Vayro Veruiw. l'article de M. de Rossl dans le Bulletin d'Archêol. chrél.^ 1803, p. 14. — '1. Epist., 85. — ">. EpisL. .'•.
de s'inspirer de leurs ouvrages, il en imite les expressions et les idées, il en reproduit en partie le fond et la forme. Ces déclamations (ju'il aimait tant lorsqu'il était jeune, il y revient dans son âge mûr. Ses lettres contiennent des controvenix véritables, nolamment cette violente invective contre une mère et sa tille, l'une veuve, l'autre vierge, qui se sont consacrées au Seigneur, et ne vivent pas d'une manière qui soit conforme à leur état. Dans un sujet chrétien, il emploie sans scrupule tous les procédés de la vieille rhétorique, et ne s'en cache pas puisqu'il dit lui-même que c'est vraiment un exercice d'école '. L'antiquité païenne se retrouve encore plus dans ces longues pièces qu'il a composées au sujet de la mort de Bloesilla, de Népotianus, de Paula, de Fabiola, de Marcella ; elles tiennent à la fois de l'éloge funèbre et de la Consolation, comme l'entendaient les anciens philosophes. Du reste, il n'en dissimule pas l'origine ; au contraire, il semble fier de l'étaler, lorsqu'au début de la lettre à Héliodore, qu'il veut consoler de la mort de Népotianus, il se reproche de garder le silence. « Pourquoi me taire? Ai-je oublié les préceptes des rhéteurs? Qu'est devenue cette étude des belles-lettres, le charme de mon enfance? .. N'ai-je donc pas lu tout ce que Crantor, Platon, Diogène, Clitomaque, Carnéade, Posidonius ont écrit pour calmer la douleur'? ):> Et il s'empresse de répéter ce qu'ils lui ont appris de la fragilité humaine, et d'énumérer après eux tous les hommes illustres qui ont supporté courageusement leurs infortunes. 11 est vrai (jue les grandes leçons du christianisme viennent ensuite et qu'elles
1. Epist., 89: Quasi ad schoJasticam niateriain me e.veirenx. — 2. Episl.,
occupent la meilleure place; maison voit qu'elles n'ont pas lout à fait exclu les souvenirs de la ])liilosophie, et qu'elles en ont supporté le voisinage. C'est un exemple de la façon dont saint Jérôme voulait mêler le présent et le passé ; voilà ce qu'il appelait '<; faire de la sagesse antique une Israélite », et comment il entendait l'employer au service de sa foi.
Ce qiie saint Augustin se proposait de faire après sa retraite de Cassisiacuni.
— Comment il changea de dessein. — Ce qu'il pensait, à la fin de sa vie, des auteurs profanes et des services qu'ils peuvent rendre. — Saint Ambroise. — Usage qu'il fait de l'antiquité païenne dans tous ses ouvrages
— Conclusion.
Saint Augustin avait sans doute un dessein semblable, au moins à l'époque de cette retraite de Cassisiacum dont je parlais tout à l'heure. 11 semble bien, quand on lit les Dialogues philosophiques, qu'il ait essayé alors une sorte de conciliation entre les deux esprits différents qu'il trouvait en lui. La manière dont il vivait dans la villa de Yérécundus nous paraît singulière : rappelons-nous comment une part y est faite à l'homme ancien et à l'homme nouveau, au professeur et au chrétien. Le matin, après avoir fait la prièi\% on se met à expliquer Virgile ; dans les entretiens, on cite saint Mathieu et Platon ; on chante les psaumes de David, et l'on célèbre Pyrame et Thisbé : on cherche dans saint Paul des arguments pour se livrer avec plus d'ardeur h la philosophie. Gardons-nous de croire que ce mélange singulier révèle seulement bi con-
fusion d'une àme qui se connaît mal, et oi^i se mêlent sans qu'elle s'en aperçoive des tendances contraires; c'est un système arrêté. Sans doute, après de longues luttes et de cruels déchirements, saint Augustin s'est décidé à croire sans preuve \ Cependant il ne lui suffit pas de croire, il veut comprendre ; la foi ne lui paraît solide que si elle s'appuie sur la raison, mais la raison a besoin d'être exercée pour atteindre la vérité, et c'est dans les écoles qu'elle s'exerce, par l'étude des sciences profanes, par l'usage de la dialectique, par la connaissance de la philosophie. Aussi ne se contenfe-t-il pas de tolérer l'enseignement des écoles, comme faisait Tertullien, il le recommande. ^ La pratique des études libérales, dit-il dans un de ses Dialogues, pourvu qu'on la maintienne dans certaines bornes, anime l'esprit, lui donne plus de facilité et plus de force pour atteindre la vérité, fait qu'il la souhaite avec plus d'ardeur, qu'il la cherche avec plus de persévérance, qu'il s'y attache avec plus d'amour'. )> El ailleurs : ^c Si je puis donner un conseil à ceux que J'aime, je leur dirai de ne négliger aucune des connaissances humaines". » L'apôtre a dit sans doute : « Prenez garde qu'on ne vous surpi'enne par la philosophie » ; mais il veut parler de celle qui ne songe qu'aux intérêts de la terre. Il y en a une autre qui se préoccupe du ciel et qui ne mérite pas d'être condamnée. « Prétendre qu'on
1. Confess., M, 5. — i. De Ordine, I, 24. — 5. De Ord., II, 15. Il est vrai que, dans lo livre intitiih' Rclrnclnlions, où, à la fin de sa vie, il passe en revue et juge tous ses ouvrages, il trouve (]ue dans ce passage il est allé trop loin, « et qu'il accorde trop d'i]nportance à des sciences que li(>aiicoup de saints personnages ont ignorées ». Cependant, même en ce moment, il ne se montre jias trop sévère pour les ouvrages de sa jeunesse oii la pliilosopliie prolane tient (aut lie nlar(\
doit fuir toute philosophie, ajoute saint Augustin, qu'est-ce autre chose que de dire qu'il ne faut pas aimer la sagesse' ? » Il déclare donc qu'il est résolu à continuer de l'étudier, et il se donne la tâche, pour le reste de sa vie, de lire avec soin Platon et d'en tirer tout ce qui n'est pas contraire aux enseignements de l'Evangile ". Il semhle donc qu'à ce moment ses desseins et ses vœux n'allaient guère au delà d'une sorte d'épuration de la sagesse antique, qui devait en faire une science chrétienne.
Ce dessein, il a cherché d'abord à le réaliser. Pendant l'année qu'il passa en Italie, après son baptême, et au début de son séjour en Afrique, nous le voyons occupé d'écrire des livres de grammaire, de rhétorique, de dialectique, son traité sur la musique, et celui qu'il a intitulé : Du MaUre; c'est une sorte d'encyclopédie issue de l'enseignement des écoles. Mais sa vie prenait déjà une autre direction. Dans les dernières lettres qu'il adresse à son ami Nébridius, on sent que sonai'deur pour les recherches philosophiques n'est plus la mème^ Les livres saints, auxquels il avait tant résisté, le charmaient tous les jours davantage. En faisant connaissance avec la véritable vie m.onastique, il comprit ce qu'avait d'artificiel et d'incomplet pour une àme comme la sienne ce repos studieux {libérale otkim) dont il avait joui à Cassisiacum. Enfin il devint prètre,^et presque aussitôt évêque ; dès lors, comme il le" dit lui-même, tout entier à des devoirs plus
1. De Ordiiie. I. ô'I. — 2. Contra Acacl.. III. 20 : A)>ucl Platonicos me intérim rjiwd satris nnstris non rejnujnel rcperturum esse coiifido. La iloctiine platonicienne lui parait très voisine liu chi i?li.ii!i-nic, et il lui semble qu'un disciple de Platon peut devenir chrétien paucis mutatis verbis otque senteiitiis: i! ajoute que cela est arrivé très souvent : situt plerique recentioniiii trinjuinnn l'/filoiii' i feceriuil: — De Verrt l'eJig.. 1. — •". Kpisl.. 10 et lô.
sérieux, il laissa échapper de ses mains tous ces divertissements d'homme de lettres, omne.s- illx delicise fnfjere de mambus\
S'ils lui échappèrent des mains, ils ne sortirent pas lout à fait de sa mémoire. On sent hien qu'il ne les a pas oubliés, aux efforts qu'il fait pour nous convaincre, et peut-être pour se convaincre lui-même qu'il n'y songe plus. En réalité tous ces souvenirs de sa jeunesse sont restés dans un coin secret de son cœur, un peu effacés et assoupis, mais ils se réveillent plus souvent et plus vite qu'il ne le voudrait. La mauvaise humeur qu'il manifeste, quand on l'y ramène malgré lui, semble trahir une sorte deméliance de lui-même et la crainte que ce feu caché ne se ranime. Quand Mémorius réclame de lui la lin de son traité de la Musique, avant de la lui envoyer il croit devoir attaquer avec vigueur ce qu'on appelle (< les études libérales >s c'est-à-dire les fables impies qui remplissent les vers des plus grands poètes, les mensonges audacieux des orateurs, les bavardages subtils des philosophes, qui n'ont rien de « libéral » puisqu'ils asservissent plutôt l'ame qu'ils ne lui donnent la liberté'. Dioscore lui ayant demandé d'éclaircir quelques points obscurs qui l'embarrassent dans les dialogues de Cicéron, il commence par se fâcher qu'on ait eu l'idée de s'adresser à lui, sous prétexte qu'il a été professeur dans sa jeunesse : a Parce qu'il y a, dans l'Église d'IIippone, un évêque qui autrefois a vendu des paroles à des enfants, est-ce une raison de croire qu'il va les donner pour rien maintenant à des hommes faits? » Puis, quand il l'a bien
1. Epiât., 101. — 2. Ibi'l. — Sénèfjue aussi se peniiet il'attaqiier les lil/tralia shidia. Epist., 28.
grondé, il se décide à le satisfaire, et le fait avec une abondance de détails et une bonne grâce qui ne laissent pas de surprendre cliez quelqu'un qui s'est montré d'abord si mécontent'. En réalité saint Augustin, quoi qu'il dise, n'a jamais perdu de vue les auteurs classiques. Il ne les cite pas aussi souvent que saint Jéiôme, mais il s'en souvient toujours. On dirait même qu'à mesure qu'il vieillit il se sert d'eux avec moins de scrupule et qu'il ose en parler avec plus de sympathie ; c'est du moins ce qui paraît dans la Cité de Dieu, qui est l'nn de ses derniers ouvrages. Ses lettres aussi, surtout les dernières, contiennent des témoignages nombreux de cette sympathie*. Evodius lui ayant demandé qui peuvent être ceux auxquels le Christ, selon saint Paul, alla prêcher après sa mort et qu'il tira de leur prison, il répond qu'il lui serait doux de croire que ce sont ces grands esprits qu'on lui a fait connaître pendant qu'il étudiait dans les écoles, et dont il admire encore l'éloquence et le génie, « Il y a dans le nombre des orateurs et des poètes qui ont livré aux rires de la foule les divinités de la Fable et qui ont proclamé le Dieu unique. Et même parmi ceux qui se sont trompés sur le culte de Dieu et qui ont rendu hommage à la créature plus qu'au créateur, il s'en trouve qui ont vécu honorablement, qui ont donné de beaux exemples de simplicité, de chasteté, de sobriété, qui ont su braver la mort pour le salut de leur pays, qui ont tenu leur parole non seulement envers leurs concitoyens, mais avec leurs ennemis, et qui méritent d'être proposés comme modèles )^ ;
1. Epist., il7 et 118. — 2. Par exemple, Kpist., 150. cloyc de Cicéron, à propos d'un passage de Vlluiiciisiits. — Epist., 155, après avoir cilé Vlloiiio aiun de Térence, il ajoute : Luculeiitis iiigeniis non défit resplendenlia veritatis.
et il termine en disant qu'il voudrait bien être sur qu'ils ont été tirés de l'enfer et qu'ils jouissent de l'éternelle félicité'.
Yoilcà sa véritable pensée; et, puisqu'il espère que les meilleurs de ces grands personnages du passé ont été délivrés par le Christ et qu'ils siègent à côté des bienheureux, il n'y a plus aucune raison de leur tenir rigueur; on peut leur tendre la main sans scrupule, invoquer leur autorité pour la défense des vérités qu'ils ont aperçues, et mêler leur témoignage à celui des livres saints, quand ils se trouvent d'accord ensemble. Nous avons vu plus haut que c'est la conclusion à laquelle il arrive dans son traité de la Doctrine chrétienne, qui ne fut achevé qu'en 427. Saint Jérôme, pour justifier cette opinion, s'était servi d'une comparaison tirée du Deutéronome; saint Augustin emprunte un souvenir à la Genèse : pour lui le chrétien qui va chercher son bien chez les auteurs profanes ressemble aux Israélites qui emportèrent les vases d'or des Egyptiens et les consacrèrent au culte de leur Dieu. C'est ainsi que la Bible leur sert à tous les deux pour autoriser le mélange qu'ils conseillent de faire des écrivains profanes et des livres sacrés.
Ce mélange était dans les habitudes et dans les idées de saint Ambroise, comme dans celles de saint Augustin et de saint Jérôme. Ce que conseillaient les autres, il l'a toujours fait; et même il paraît le faire d'une façon plus
1. Epist., 164. Ci'tte lettre l'ait sooper à la fin de l'Évangile de Mcodèine, on le Clirist remonte au ciel, prenant le vieil Adam par la main, et, avec lui, les patriarches et les prophètes de l'ancienne loi. A ce cortège sacré qui traver.sc l'espace, saint Augustin voudrait joindre Platon. Cicéron, Virgile et tous les grands pa'i'ens qui ont fntrovu Dieu. C'est l'imago visible do l'union qu'il voulait faire.
résolue qu'eux, et n'a pas connu les indécisions et les incertitudes qu'ils ont traversées : du moins il n'eu reste pas de trace dans ses ouvrages. C'était un espril ferme et droit, un homme de gouvernement qui s'était formé à la grande école de l'administration de l'empire. Il se décidait vite, et une fois qu'il avait pris son parti, il s'y tenait. Ajoutons qu'il était de ce grand monde de Rome tout imprégné de l'ancienne culture littéraire, et qu'il avait toujours vécu dans cette atmosphère de civilisation et d'humanité. A des gens comme lui les auteurs classiques étaient devenus si familiers qu'ils faisaient pour ainsi dire partie de leur être et qu'il ne pouvait pas leur venir à l'esprit de s'en séparer. Il tenait de ses pères le respect de l'antiquité. Comme eux, il parle avec émotion des souvenirs de la république : « C'était le beau temps; personne alors ne connaissait cette fatuité impertinente qu'inspire un pouvoir qui dure toujours, ni cet abaissement qui naît d'une servitude qui ne finit pas'. > Dans cette Ame, où le passé tenait presque autant de place que le présent, l'accord se fit de lui-même et du premier coup. Il n'y a rien de plus intéressant que de voir avec quelle aisance les souvenirs profanes et les sentiments religieux se mêlent ensemble dans les sermons prêches au peuple de Milan sur l'œuvre des six jours [Heixmeron), et qui sont comme un tableau de la nature : c'est la Bible illustrée par Virgile et par Pline. Le traité du Devoir des clercs, le plus important de saint Ambroise, est construit tout à faitcomme Ie/^e0//î6mde Cicéron et sur le même plan. En l'écrivant il a toujours