CHAPITRE PREMIER. — L’affaire de l’autel de la Victoire
1. Situation des païens à Rome, 231. — Leur nombre, 232. — Ils se groupent autour du sénat, 233. — Immunités dont ils paraissent jouir, 234. — Les lois contre le paganisme ne sont pas appliquées à Rome, 234. — Recrudescence de dévotion à la fin du iv® siècle, 235. — Tauroboles du Vatican^ 235.
ÎI. Le poète Claudien, 237. — Son origine et son éducation, 238. —
\j' Enlcvemenl de Prosejyme, 239. — Claudien à Rome, 240. — Caractère de ses panégyriques , 240. — Mélange de rhétorique et de passion, 241. — Le paganisme de Claudien, 243. — Il se fait l’interprète de la haine de Rome contre Constantinople, 246. — Les Invectives contre EuU'ope, 247. — Stilicon et Claudien, 250. — Ce qu’il y a de sérieux dans les vers de Claudien, 252.
ÎII. Politique religieuse de Valentinien I®'’, 254. — Effets produits par la tolérance, 256. — Tentatives d’accommodement entre les deux cultes, 256.
— Premières années du règne de Gratien, 258. — Reprise des hostilités contre le paganisme, 259. — L’État cesse de payer les frais du culte ^ et les appointements des prêtres, 259. — Suppression de l’autel de la Victoire, 260.
IV. Les chefs des païens dans le sénat, 262. — Prætextat, 263. — Flavien, 265. — Symmaque, 267. — La majorité du sénat était-elle païenne ou-^ chrétienne? 271. — Symmaque est envoyé à l’empereur, 272.
V. Analyse du discours de Symmaque, 274. — Nécessité de conserver les T traditions anciennes, 275. — Respect que mérite l’autel de la Victoire, [ 275. — Injustice du décret qui supprime les revenus des temples, 276. '
— Profession de foi de Symmaque, 277.
VI. Succès de la requête de Symmaque, 278. — Saint Ambroise, 279. — 1 Sa première réponse à Symmaque, 280. — Seconde réponse, 281. — \ Railleries contre le paganisme romain, 281. — Les vestales, 282. — La j théorie du progrès, 283. — Le salaire des prêtres, 285.
VII. Caractère des deux discours, 286. — Pourquoi l’on est porté à préférer celui de Symmaque, 287. — Le style de Symmaque et celui de saint Ambroise, 288. — Le fond des idées, 289. — Ce n’est pas Symmaque, c’est saint Ambroise qui défend la liberté de conscience,
I. Théodose, 293. — Scs lois contre les hérétiques, 294. — Contre les païens, 294. — Suppression du paganisme, 296. — Comment commence la dernière polémique entre les païens et les chrétiens, 298. — Prise de Rome par Alaric, 298. — Effet produit par cette catastrophe dans le monde romain, 299.
IL La prise de Rome ranime les polémiques religieuses, 300. — Opinion que Rome doit sa grandeur à ses dieux, 301. — Comment les chrétiens y répondent, 302. — Saint Cyprien et la lettre à Démétrianus, 303. — Reproches nouveaux et plus vifs faits aux chrétiens après la victoire du christianisme, 306. — Saint Augustin se décide à composer la Cité de Dieu. 309.
III. Les cinq premiers livres de la Cité de Dieu, 310. — Discussion a propos de la prise de Rome, 311. — Le christianisme s’est pas responsable des malheurs publics, 312. — Il y en a eu d’aussi grands avant la venue du Christ, 313. — Les dieux n’ont rien fait pour la prospérité de Rome, 314. — A qui faut-il l’attribuer? 316.
lY. Lutte de saint Augustin contre le paganisme, 317. — Raison qu’il avait d’en souhaiter si ardemment la destruction, 318. — Forces qui restaient aux païens, 319. — Troubles de Calame, 320. — Reproches que saint Augustin fait au paganisme, 321. — Immoralité des légendes, 322. —
** Absence de dogmes, 323. — Tentatives faites pour régénérer le paganisme, 524. — Les néoplatoniciens, 325.
Y. Les derniers livres de la Cité de Dieu, 328. — Antagonisme de la Cité de Dieu et des hommes, 329. — Histoire du monde, 330. — Raisons du succès obtenu par la Cité de Dieu au v® siècle et pendant le moyen âge, 331. — La Cité de Dieu et V Histoire universelle de Bossuet, 339.
CHAPITRE TROISIÈME. — Le christianisme est-il responsable de la ruine DE l’empire, 339-385.
I. Opinion de l’abbé Raynal et de Gibbon sur les causes de la ruine de l’empire, 340. — Ce que pensaient à ce sujet les conservateurs romains, 341. — Un État ne doit-il jamais changer? 342. — Le patriotisme et la religion romaine, 343.
II. Les chrétiens étaient-ils des rebelles? 345. — Les poètes sibyllins, 347. — Les principes du christianisme et ceux de l’Etat romain étaient-ils incompatibles? 348.
III. Est-il vrai que l’importance prise par les prêtres chrétiens ait nui à l’État? 350. — Résultat des querelles religieuses, 351. — Union de chrétiens et des païens dans les conseils de l’empire, 352.
TABLE ANALYTIQUE
IV. La fuite des fonctions publiques, 555. — Le christianisme en est-il responsable? 357. — Le mal signalé à l’époque de Cicéron, 358. — Il augmente dans l’empire, 359. — En quel état le christianisme a trouvé l’empire, 359.
V. Dépopulation de l’empire, 360. — Faut-il en accuser le christianisme?
361. — Préférence donnée à la virginité sur le mariage. 361. — Institution de la vie monastique, 362. — Caractère qu’elle prend en Occident,
362. — Oppositions qu’elle y trouve, 363. — La dépopulation de l’empire a commencé avant le christianisme, 367.
VI. Discussion entre Volusianus et saint Augustin, 370. — Le christianisme > est-il cause de l’affaiblissement de l’esprit miliudre dans l’empire, 371.^
— Cet affaiblissement remonte beaucoup plus loin, 374.
VII. Le christianisme est-il l’auteur de la décadence des lettres? 376. — Situation de la littérature romaine dans la dernière moitié du iii® siècle, 377. — Renaissance des lettres à partir du iv® siècle, 378. — Siècle de Théodose, 378. — Altération de la langue et de la grammaire, 379.
— Quelle est la part du christianisme dans cette altération, 380.