vi4e# Béroïdes, Epitre IX
tune et de la Terre, est évidemment due au ciseau du même maître, qui s'est inspiré des deux vers d'Ovide :
Quique inter lœvum UUits lœvumque lacertum Prœgrave compressa fauce pependit onus i.
Hercule, vu de face, foule aux pieds le corps couché de la Terre, représentée par une vieille femme dont la physionomie exprime bien la désolation de la mère impuissante à sauver son fils ; en même temps, le héros étouffe, en une terrible étreinte, le géant dont le torse mouvementé et l'expression du visage rendent, avec une saisissante vérité, l'horrible torture du supplice. Les membres aux fines attaches sont élégants sans maigreur, les deux corps, admirablement groupés, se superposent sans nuire à Tharmonie générale de la ligne et, dans ce groupe aussi remarquable par la conception que par le fini du travail, le ciseau a fidèlement rendu la pensée de l'artiste.
Une tète de femme et des arabesques aux gracieux enroulements ornent les frises, tandis que de grandes coquilles ouvertes, accostées de fleurons et d'arabesques, occupent les quatre angles du caisson.
Les frises et les angles du compartiment suivant portent les guirlandes et les amours armés de massues, qui décorent le caisson, dans lequel on voit Hercule étouffant les deux pythons. Le sujet central représente le combat du demi-dieu contre l'un des oiseaux monstrueux du lac Stymphale. Le héros de Tyrinthe est vu de dos : drapé dans la dépouille du lion de Némée, il lève au-dessus de sa tète, à droite, la lourde massue avec laquelle il se prépare à frapper son redoutable adversaire. Le monstre aux ailes déployées, aux mamelles longues et pendantes, au corps couvert d'écaillés et terminé en queue de