OTide, Héroîdes, Epitre IX
saurien, a saisi dans ses serres la jambe du fils de Jupiter, qu'il menace de sa tête d'aigle au bec dîe fer, armé de dents aiguisées et d'un double dard empoisonné. Le corps de l'animal fabuleux est bien conçu et sculpté avec art ; son exécution est de beaucoup supérieure à celle de la figure principale, dont la tête, notamment, ne vaut pas celle des autres sujets.
Dans le dernier caisson, Hercule triomphe du géant tricéphale Géryon, fils de Ghrysaor :
Prodigiumque triplex, armenti dives Iheri Geryones, qtcamvis in. tribus unus erat «.
Alcide, complètement nu et vu de dos, le pied gauche appuyé sur la jambe de Géryon, brandit sa terrible massue. Cette figure, en très haut relief, est particulièrement remarquable, surtout dans la partie supérieure. A côté du héros, le roi d'Ibérie, à la triple tête couronnée, s'enfuit en parant du bras gauche les coups d'Hercule et ceux de deux personnages qui le poursuivent, armés l'un d'un bâton, l'autre d'une cruche. La décoration des angles et des frises rappelle celle des caissons précédents.
Les gigantesques travaux du fils de Jupiter et d'Alcmène étaient faits pour inspirer les artistes anciens et modernes. Les musées des antiques de Rome et de Florence contiennent plusieurs magnifiques spécimens de sculptures reproduisant diverses scènes des grands labeurs d' Alcide : l'Hercule Farnèse , le combat avec Antée, Cerbère enchaîné, la mort de Géryon, sont autant de monuments de l'art romain. De nos jours, les sculpteurs Etex, Jacquot, etc., ont puisé dans le même sujet la conception de plusieurs de leurs œuvres. D'un autre côté, les peintres ont riva-