Bo6a*sur*Lîgnon (Loire). — 3. Pauvres. *- 3. SosUly
première dans le quatortième bataillon de Seine-et^Oise, à Versailles, et la seconde, à Paris, dans la section des gardes françaises, parmi les volontaires destinés à combattre les brigands de la Vendée et de n'avoir Jamais re-^ joint; bien plus avoir insulté et outragé, par les propos les plus injurieux, les citoyens qui se dévouaient à la dé» fense delà patrie; il paraît même qu*il a dissipé les deniers qu'il avait reçu pour son enrôlement pour marcher contre les rebelles de la Vendée ; il parait aussi qu*il a vendu Thabillement et l'équipement qu'il avait reçu ; des notes écrites trouvées chez lui prouvent quMl aurait été plus disposé à marcher avec les rebelles contre les citoyens, que défendre la liberté ; en eflFet, ces notes et écrits contiennent tout ce que l'imagination peut concevoir de plus atroce contre le peuple et ses représentants et ses défenseurs : une épitaphe de Capet, où il est peint comme un héros, une autre contre Lepelletier, où ce généreux martyr de la liberté et de sa haine pour la tyrannie est outragé avec une lâcheté digne de ses assassins, tiennent le principal rang dans cet assemblage; Marat et d'autres défenseurs des droits du peuple n'y sont pas plus ménagés; enfin, onvoit que Lacroix était du nombre de ceux qui était au château contre le peuple, dans les journées du dix août et que le âls est en tout digne de son père.
François, dit Salpetrier, est prévenu d'avoir été, dans la commune de Souilly, distrit de Verdun, l'un des agents du despote prussien contre le peuple français ; c'était lui qui forçait les citoyens dont il avait fait une liste à fournir des subsistances, à faire cuire du pain pour les hordes d'esclaves qui infestaient le territoire français, menaçant les patriotes de les faire hacher par les Prussiens s'ils ne lui obéissaient pas et s'ils ne fournissaient pas les contributions qu'on leur demandait. François accompagnait un émissaire de ces lâches ennemis de la liberté chez le percepteur des contributions publiques, pour faire enlever les deniers nationaux dont il était dépositaire ; d'un autre côté, il s'opposait à ce que ce percepteur se rendît à Bar-sur- Ornain *, autre distrit de ce départem' qui n'était pas envahi, porter au receveur trois ou quatre cents livres
i. Bar-le-Duc.
qu'il avait par devers lui, provenant de ces mêmes impositions et cela, disait François, parce que la commune de Souilly courait trop de dangers; enfin, il a servi les ennemis de tout son pouvoir, jusqu'à boteler du foin pour le leur fournir, aussi disait-il que s'il parvenait à vendre ses propriétés, il quitterait le territoire français pour rejoindre Brunswick à Gobourg ; il paraît pourtant qu'il n'a pas eu honte d'exiger de la nation des indemnités pour des prétendus dégâts exercés chez lui par les ennemis dont il était l'agent.
Noël, ex-curé de la commune de Pauvre, devenu secrétaire du comité de surveillance de la même commune, ne s'est servi de ses fonctions que pour abuser de ses pouvoirs et exercer des vengeances individuelles, en incarcérant arbitrairement et sans aucune raison les citoyens qui lui étaient odieux.
BenoitPignon, ci-devant procureur et avoué, est prévenu de n'avoir, comme les Schameder et autres, sous le masque du plus ardent patriotisme, surpris la confiance d'un représentant du peuple et d'avoir obtenu les fonctions de commissaire dans le département de Rhône-et-Loire que pour en abuser et commettre des vexations, des exactions, des concussions de tous les genres envers les citoyens. Le premier délit dont il est prévenu est d'avoir, par les manœuvres les plus criminelles, procuré au nommé Duflfour, adjudant général du scélérat Précy, chef des rebelles de la cidevant Lyon, les moyens de se soustraire à la vengeance nationale et au glaive de la loi ; c'est lui qui, au lieu de s'assurer de ce contre-révolutionnaire bien connu, a autorisé la commune de Saint-Romain ^ à lui procurer les moyens de retourner à la ci-devant Lyon, pour y obtenir un prétendu certificat de civisme à la faveur duquel il a échappé; c'est lui seul qui peut avoir soustrait des mains de Jouijon les pièces trouvées chez Duflfour évadé, et notamment la commission qui lui avait été donnée pour fédéraliser avec le distrit de Mont-Brison et d'autres pièces contre-révolutionnaires que l'on a fait disparaître, parce qu'elles étaient des monuments de perfidie de Pignon envers la République.