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Sur les conclusions du procureur général, la Chambre des vacations invita les magistrats et les municipalités à redoubler de zèle et d'activité pour rétablir la tranquillité publique , en poursuivant, avec la plus grande sévérité, les fauteurs de désordres et de troubles. Ces ordres furent ponctuellement exécutés : un grand nombre de brigands furent arrêtés et les prisons regorgèrent bientôt de détenus ; cependant les rigueurs de la répression n'empêchèrent pas le mal de se propager avec rapidité.
Le 27 février, le procureur général vint rendre compte à la Chambre de l'inefficacité des mesures qu'elle avait prescrites : du Quercy, le désordre s'est pfropagé dans le Rouergue et dans une grande partie de l'Albigeois , et partout les pillards et les incendiaires paraissent obéir à un mot d'ordre*. A l'aide d'instructions et de documents apocryphes, on a persuadé au peuple des campagnes qu'il était ordonné de brûler les châteaux ; la crédulité de la population (( a été abusée à tel point, disait de Rességuier, que « des seigneurs ont été prévenus par des habitants de a leurs terres du regret qu'ils avaient de mettre contre a eux de pareils ordres à exécution. La fureur s'est « étendue sur toutes les propriétés. Les églises, les (( presbytères, les maisons, les fermes, les habitations (( même des paysans aisés ont été pillées, incendiées (( ou démolies ; on a exercé contre des particuUers « des actes inouïs de rigueur et de cruauté. Tous ces « faits nous sont attestés par les municipalités, par « les officiers de justice et par les alarmes des citoyens a qui réclament aujourd'hui la protection des lois. »
Les populations des campagnes obéissaient presque inconsciemment à une odieuse instigation; quelques