Député des Landes
2. Lettre de Chaudron-Roussau au Comité de salut public, ]e 14 thermidor an IL (Archives nationales, D, III, 93.)
La mort de ce magistrat précédait de cinq jours & peine celle de ses collègues qui allaient, les premiers, expier sur l*échafaud toute une existence d'honorables services et une Irop grande confiance en Tamnistie annoncée par le roi, garantie par la loi, concédée par l'Assemblée nationale, au nom de la France entière.
Les conventionnels Dartigoeyte et Paganel *, représentants du peuple en séance à Toulouse, avaient pris un arrêté, en date du 25 brumaire an II (15 novembre 1793), par lequel ils érigeaient provisoirement le Tribunal criminel en Tribunal révolutionnaire pour juger a les grands coupables accumulés dans les maice sons d*arrét de la ville et réclamés par la justice a nationale. » De ce nombre étaient évidemment tous les anciens parlementaires et, en première ligne, les membres de la Chambre des vacations ; mais les deux présidents de cette chambre, les deux conseillers clercs et deux conseillers lais, de Bardy et de Pérès, n'étaient pas encore tombés entre les mains de la justice révolutionnaire; deux autres enfin, Durègne et d'Escalone, avaient été sauvés par la mort de la haine des terroristes.
Jean-Gabriel Durègne baron de Launaguet *, était entré à la Cour de Toulouse, le 11 février 1747, en Toffice de B. de Boutaric. A la création des Parlements de Maupeou, il fut exilé dans sa terre de Launaguet dont il ne put revenir qu'au moment du rétabUssement de la Cour souveraine. En 1789, son collègue de Gaillard le représenta à la réunion de la noblesse tenue à Toulouse; Tannée suivante, après le boule-