‹ La fin du Parlement de ToulouseChapitre 25 sur 117 · Député du Lot-et-Garonne · texte numérisé non relu

Député du Lot-et-Garonne

2. Les Durègne portent d'argent èk un arbre mouvant d'un étang orné de plantes aquatiques et, sur le bord, de deux i*ainettes croassantes ; le tout de sinople relevé d'argent.

versement de Tordre judiciaire, il passa la frontière espagnole et ne rentra en France qu'à la suite du décret d'amnistie du 14 septembre 1791. Il avait épousé M"' de Bourdeaux et mourut sans postéiîté, 6 soixante*sept ans, le 1*" mars 1792, dans son hôtel de la rue Peyrolières ^

André David de Beaudrigue d'Escalone*, né en mars 17S8, avait été reçu au Parlement, le 14 mai 1760, en remplacement de F. de Bastard; il siégea à TAssemblée générale des trois ordres de la sénéchaussée de Toulouse et de TAlbigeois, tenue en 17Ç9, et présidée par le comte de Portes. Membre de la Chambre des vacations, beau*frère du premier président de Cambon, proche parent du capitoul titulaire François-Raymond David de Beaudrigue, qui avait joué un rôle important dans l'affaire Calas, il eût été une victime précieuse pour les jacobins. Ne pouvant avoir la tête du magistrat, ces despotes emprisonnèrent sa femme pendant plus d'une année, guillotinèrent son fils, à peine âgé de vingt-deux ans; et, Iç jour même de son exécution, le 25 ventôse ', les membres du bureau des émigrés écrivaient à la municipalité : « La sainte guillotine a frappé sur la tête du a traître d'Escalone, )> et lui demandaient confirmation de la nouvelle annonçant que la mère du condamné (c avait été le suivre dans l'autre monde. »

Si le conseiller d'Eiscalone n'est peut-être pas Tauleur des protestations de septembre 1790, il en fut certainement le promoteur: il résulte, en effet, des

1. Renseignements fournis par la famille. — La maison du conseiUer de Durègne est occupée aujourd'hui par Thôtel d'Espagne.

2. L*écu de David de Beaudrigue était d*azur, ^ trois harpes d*or, posées deux et une. (Nobiliaire toulousain.)

3. Archives municipales de Toulouse. — Lettres des administra' ieurs du district.

dépositions de ses collègues, qa'il les avait proposées au Parlement, quelques jours avant leur adoption. Il mourut, à cinquante-quatre ans, Ile 7 janvier 1793.

Six membres de la Chambre des vacations : de Balsa de Firmy, de Gucsac, de Lafont-Rouis, F. de Montégut, de Rigaud et de Ségla, étaient détenus à la Visitation. Le 11 ventôse (l*"^ mars 1794), ils furent transférés à la Conciergerie, sur un mandat d arrêt du Tribunal révolutionnaire, et comparurent devant J.M. Guimbert, juge-commissaire spécialement délégué par le président Hugueny. Les interrogatoires, déposés aux Archives nationales S sont identiques dans la forme et comprennent quatre questions : L'accusé faisait-il partie de la Chambre des vacations? Avait-il fait ou signé les arrêtés des 25 et 27 septembre 1790? Qu'était devenu le registre sur lequel ces arrêtés avaient été transcrits et quel en était le greffier dépositaire? Tous déclarèrent que la protestation avait été adoptée, après discussion^ par tout le Parlement, réuni chez le premier président de Cambon, et qu'elle avait été seulement lue, le 25 septembre, à la Chambre des vacations ; leurs dépositions furent moins affirmatives sur le fait matériel de la transcription, et sur le nom du greffier chargé de ce travail : Chamayou, Labroue et Suau furent successivement désignés.

Trois jours après, le 14 ventôse, l'affaire est portée au registre d'audience; et le 30, Flambant, secrétaire de l'accusateur public, signe un reçu des protestations de la Chambre des vacations des 25 et 27 septembre 1790 et des extraits des interrogatoires. Une note inscrite en marge du registre indique que, par arrêté du Comité de sûreté générale, les six accusés doivent

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