Fut acquitté, le 17 floréal an III (6 mai
3. Antoine-Marie Maire était, dit-on, flls naturel de Louis XV. Il Alt acquitté, le 17 floréal an III (6 mai 1795), devint presque fou, tomba la tête dans sa cheminée et mourut brûlé.
Paris, lieutenant pour le roi de la ville de Vermenlon, puis membre de la commune provisoire de Paris, en 1789. Le jury, s'il est possible de lui donner ce nom, comptait douze membres et un suppléant : Desboisseaux \ Jean-Etienne Gravier, vinaigrier à Lyon ; Fauvelle, de la section du Panthéon; Jean-Baptiste Didier, serrurier ô Choisy-sur-Seine ' ; Auvray, employé aux diligences ; Laporte, administrateur de district dans la Mayenne; Meyère, membrç du Directoire du département du Gard^; Brochet, ancien garde de la connétablie ^; le menuisier François Trinchard, président de la commission populaire du Muséum^; Jean-Louis Prieur, peintre d'histoire ^; Bénard; Fiévé, membre du comité révolutionnaire de la section du
1. Desboisseaux fut condamné à. mort et exécuté, le 11 thermidor an II (29 juillet 1704).
2. J.-B. Didier, accusé contumace au procès de Fouquier-Tin- TiUe, ftit acquitté, le 17 floréal an III (6 mai 1795).
3. Meyère fut nommé, le 23 thermidor an II (10 août 1794), juge au Tribunal révolutionnaire.
4. Brochet cumulait toute une série de fonctions incompatibles : comme officier de la force armée, il faisait arrêter les accusés ; les interrogeait comme président du comité révolutionnaire ; et les jugeait comme juré. Il fut acquitté, le 17 floréal an III (6 mai 1795).
5. Trinchard fut acquitté, le 17 floréal an III (6 mai 1795). La lettre suivante qu'il écrivait à sa femme, le jour du jugement des parlementaires, donne une idée du degré d'instruction de ce scélérat :
« Si tu n'est pas toute seuUe et que le compagnion soit a travalier tu peus ma chaire amie venir voir juger 24 mesieurs tous si deven président ou conselies au Parlement de Paris et de Toulouse. Je t'ainvite à prendre quelque choge aven de venir parche que nous nauront pas fini de 3 hurres. — Je tembrasse ma chaire amie et épousée» Ton mari Trinchard — A la citoyenne Trinchard rue de la Montagne 19 à Paris ». — Histoire du Tribunal révoluiiannaire de Paris, par Campardon.
6. Prieur fut condamné à mort, le 11 thermidor an II (29 juillet 1794). Pendant les séances du Tribunal, il faisait les caricatures ensanglantées des accusés. On cite de lui ce mot épouvantable : « A la place de l'accusateur public, je ferais saigner tous les con- « damnés avant leur exécution pour affaisser leur maintien inso- « lent. » — Histoire secrète du Tribunal rëvolutio^inaire , par Proussinalle, pseudonyme de P.J.A. Roussel, tojne II, p. 181,
Muséum, et Sambat, peintre *. Le substitut Gilbert Liendon * occupait le siège de l'accusateur public, et les fondions de greffier étaient remplies par le commis G. A. Legris ^
Deux heures à peine suffirent à cette audience, pendant laquelle les victimes eurent la plus noble et la plus courageuse attitude : fières de leur honnêteté et de leur existence sans tache, elles portaient haut la tète devant leurs bourreaux. Les rôles étaient intervertis dans le temple de la justice : les juges étaient au banc des accusés et les coupables siégeaient à la place des magistrats ; comme le répondit plus tard le greffier de Monval au président Dumas, dans cette salle où naguère la vertu jugeait le crime, le crime alors égorgeait l'innocence.
Après l'audition de six témoins à charge contre les membres du Parlement de Paris , tous les accusés furent reconnus coupables d'avoir pris part, dès 1789, à une conspiration contre la souveraineté et la sûreté du peuple français, en provoquant, « par des protes- (( talions et des arrêts contraires à la Uberté, l'avilisse- « ment et la dissolution de la représentation nationale, « la rébellion envers les autorités constituées et les (( lois créées et faites par les représentants du peu- « pie. »
« Le juré de jugement » déclara les membres des Parlements de Paris et de Toulouse auteurs ou complices de ce crime, et le Tribunal les condamna à la peine de mort, en verlu de l'article 2 de la 2' section du titre I du Gode pénal \
1. Fut désigné de nouveau, le 23 thermidor, pour faire partie du jury du Tribunal révolutionnaire.
2. Homme de loi ; contumace au procès de Fouquier, en l'an III.
3. Charles-Adrien Legris fut guillotiné, le 1«' thermidor an II (19 juillet 1794).