‹ La fin du Parlement de ToulouseChapitre 32 sur 117 · Député de TAriège · texte numérisé non relu

Député de TAriège

^ 182 plient, le nombre des victimes augmente constamment, et, sur la place de la Révolution, une tache humide et rouge s'élargit tous les jours davantage. Et la France a oublié!!!

Triste et sombre est la destinée d'un peuple qui perd le souvenir des cruelles leçons de Texpérieûce et chez lequel l'histoire doit enregistrer et flétrir, à un siècle d'intervalle à peine, les mêmes outrages à la justice, les mêmes fureurs de destruction, les mêmes journées de crimes, de carnage et de deuil !

Paris demande aux départements de combler les vides que les maîtres de la France font, tous les jours, dans les prisons, au nom de la liberté ; il lui faut des victimes pour ses exécutions quotidiennes. Fouquier- TinvîUe s'adresse à ses acolytes de province, le Comité de sûreté générale ordonne et Cappelle, l'accusateur pubUc, s'empresse de témoigner de son zèle. Il a justement sous la main vingt-six parlementaires détenus à la Visitation. Deux d'entre eux sont tellement malades qu'ils ne pourraient résister aux fatigues du voyage; les vingt-quatre autres, dont Pescaire nous a conservé les noms ^ , sont transférés, le 16 floréal (6 mai 1794), à la Conciergerie de Toulouse; le conseiller de Lamote est avec eux, mais il parvient à se soustraire, celte fois, au sort de ses collègues. . Pendant leur séjour dans leur nouvelle prison, les malheureux parlementaires, aussi fervents chrétiens qu'intègres magistrats, reçurent les secours de la religion de l'abbé Dubois et du P. Cassé, religieux cordelier, dont l'enterrement fut, dans les derniers jours du mois de décembre 1797, l'occasion d'une impo* santé manifestation religieuse.

Le 19 floréal (8 mai), sur la réquisition de Gap-

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