Mémoires d'un Détenu, par Riouffe
tionnaîre, raccusé ne tardait pas à gecoMMiitre qu'il se frouvait en ^véê&aeey non point déjuges, mais de bourramix, obéissant, sans hésitation et sans scru^ pule, aux principes de Vaustère Saint-Just, Tautèur àVrgaDt, ce poème immonde, Tassassin des Sainte- Amarante qui résistèrent aux lubriques passions du vertueux sans-culotte, le conventionnel qui osa dire à la tribune : « La pitié n'est que de la trahison; ce (c qui constitue la République est la destruction de ce « qui lui est contraire. » Et du haut en bas de l'échelle terroriste, on appliquait rigoureusement cette doctrine tyrannique, qui'auraitdû, pour l'honneur de là France, disparaître à jamais avec ses créateurs.
Le lendemain du dépôt dé l'acte d'accusation, le '26 prairial (14 juin 1794), les trente prévenus comparurent devant le Tribunal révolutionnaire réuni dans la salle de la Grand'Ghambre du Palais, devenue la salle de la Liberté. Les juges Charles Harny * et Charles Bravel *, assistaient le. président Dumas ^ celui que Robespierre appelait a un homme énergique capable « des fonctions les plus importantes ; » les noms des neuf membres du jury ne se trouvent dans aucun -document, pas même dans le procès-verbal de Taudience; le siège de l'accusateur public était Qçcupé parle substitut Gilbert Liendon, et le commis Anne -Ducray remplissait les fonctions de greffier.
Le jury répondit affirmativement^ et à l'unanimité, à •la question posée par le président*; il reconnut tes
: 1. Né.èk Paris, homme de lettres et auteard'uae pièce Intitulée;: La Liberté conquise ; ftit acquitté, le 17 floréal an* III (6.mai 1795).
2. Né ^ ChampViUon (Isère), contumace au procès de Fouqfuier- TinviUe en l'an III ; avait été nommé, le 23 thermidor (lÔ aoCît 47d4), vice-président du Tribuual révolutionnaire.
3. René-Francôis Dumas; ex-h6mme de loi èk Lons-Ié^Saulnier ; l\it mis hors la loi, le 9 thermidor, et exécuté, le lendemain, 28 juillet 1794. . ;: c- . ;:.;^ .;