‹ La fin du Parlement de ToulouseChapitre 44 sur 117 · Archives nationales, \V. 408, n» 939, 1« partie · texte numérisé non relu

Archives nationales, \V. 408, n» 939, 1« partie

gistrature. Il avait appartenu, pendant vingt-cinq ans, à la Cour de Toulouse, lorsqu'il monta sur Téchafaud, à Tâge de cinquante ans, laissant de son mariage, avec M"^ de Fossé, cinq enfants , dont l'aîné émigra, puis embrassa la carrière militaire.

François -Théodore Molinery seigneur et baron de MuROLS, né à Mur de Barrés, dans le Rouerguo, le 2 avril 1748, acheta Toffice de Daugeard de Virazel et fut admis à la Cour, en qualité de conseiller, le 20 décembre 4769. Il avait quarante-six ans à peine, lorsqu'il fut condamné comme magistrat par le Tribunal révolutionnaire, bien qu'il ne fit plus partie du Parlement.

Au dire de son contemporain Pescaire *, de Murols avait été « interdit de ses fonctions deux ans « avant la Révolution, et n'avait eu ni la faculté de a coopérer aux arrêtés de protestation, ni la liberté a d'y prendre part. » Le 20 nivôse an II, pendant sa détention à la Visitation, Molinery envoya à l'agent national Descombels un mémoire justificatif, qui rappelle ce fait dans les termes suivants : « A l'époque a de 1788, M. l'abbé Barrés et moi eûmes une disa cussion avec la Compagnie depuis lequel temps ni » lui ni moi ne sommes plus entrés au palais \ » Un document de l'époque établit que, l'avant-veille de la rentrée solennelle de la Cour, le 18 octobre 1788, les magistrats assemblés avaient décidé a que deux offi- « ciers du Parlement seraient invités à donner la dé- « mission de leurs offices et que le premier président H chargé de leur communiquer le vœu de la Gompa- € gnie, s'en était acquitté de suite ^. »

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