Archives de la Haute-Garonne. Série L. Liasse
3. Recueil de ce qui s*est passé èk Toulouse è^ Toccasloii de la rentrée du Parlement, du 3 mai au 20 octobre 1788. (Archives du Parlement.)
Le fait de rexclusion est absolument certain, mais la disparition des registres secrets ne permet pas d'en connaître exactement la cause. Dans son résumé au procès de Fouquier-Tinville, en Tan III, Cambon, substitut de Taceusateur public, s'exprime en ces termes : « Molia nery et Barrés étaient (en 1794), depuis près de « cinq annédS) Qxdus des délibérations de leur Coma pagnie sous prétexte d'immoralité. » Si tel eût été le motif vrai de la mesure rigoureuse dont il était l'objet, il est peu probable que le conseiller de Murols eût appelé de la décision du Parlement à la Chancellerie ; or, dans une lettre, datée de Mur de Barrés et adressée tardivement au Tribunal révolutionnaire, le 27pfeirial, le lendemain même de l'exécution, Molinery de Murols père affirmait que son fils n'avait pas paru à la Cour de Toulouse, depuis le 8 mai 1788, et il ajoutait : « A a cette époque, ayant contrarié les principes erronés (c de ses confrères, il a été pris par eux un arrêté qui « l'en exclut. Tu trouveras à la Chancellerie la plainte « de mon fils et sa pétition pour que le premier présia dent déduise ses raisons ^ » En outre, une notice biographique rappelle a le profond savoir de ce ma- « gistrat, la sévérité de sa vie et de ses vertus, qui ne a le dérobèrent pas au supplice *. » Quelle que soit d'ailleurs, la cause de Téloignement de Molinery de Murols, il n'en est pas moins constant qu'il avait complètement cessé ses fonctions, en 1788, et qu'il fut condamné pour avoir pris part, deux ans après, aux protestations de la Chambre des vacations.
Retiré dans le Rouergue, il avait acquis plusieurs biens nationaux et, des premiers, avait fait liquider son office au Parlement. En vendémiaire an II, à son