‹ La fin du Parlement de ToulouseChapitre 59 sur 117 · Archives de la Haute-Garonne. Série L. Reg. 20, p · texte numérisé non relu

Archives de la Haute-Garonne. Série L. Reg. 20, p

2. Descombels disait publiquement, au sijget des détenus, qu'il flftudrait « donner des coups de nerf au moins deux fois la décade « h, ces gueux d'aristocrates, qu'il serait mieux encore de les « transférer dans la ci-devant église des Carmes, d'en ftdre murer « les portes et les fenêtres et de leur ftbire passer la nourriture par < le trou du clocher. » (Dénonciation de Portier. Archives de la Haute-Garonne. Série L. Liasses.)

Blanquet de Rouville n'avait pas émigré; il avait fait régulièrement son service comme légionnaire; les diverses communes dans lesquelles il possédait des domaines avaient reçu ses offrandes pour le recrutement des volontaires ; ses dons patriotiques en argent et en nature, ses versements à l'emprunt forcé et sa souscription à l'emprunt d'un milliard s'élevaient à une somme considérable; il avait déposé à Toulouse et à Trébons ses titres de noblesse, ses provisions de conseiller et ses titres féodaux. Tout fut inutile : il fut incarcéré de nouveau; et, quelques mois après, Cappelle l'envoyait au Tribunal révolutionnaire, où les certificats de civisme délivrés en sa faveur par les municipalités de Gratens, d'Esquille, de Trébons et de Montgaillard * ne purent le sauver de la destinée à laquelle étaient condamnés tous les membres de l'ancien Parlement. Il mourut à trente-sept ans, laissant six enfants issus de son mariage avec M"'^ de Prats de Vieux. L'un d'eux épousa plus lard M"® de Rochefort, fille du conseiller exécuté, le 26 prairial.

François-Louis de Gombettes de Labourelie acheta l'office de J.G. de Lacoste de Belcastel et fut reçu, le 10 septembre 1784, à l'âge de vingt ans à peine, conseiller au Parlement, où il siégeait à la deuxième Chambre des Enquêtes. Né à Gaillac, en Albigeois, le 26 août 1764, de Jean-Paul de Gombettes et de Françoise-Marie-Glaire de Rolland, il se recommandait aux membres de la Gour souveraine et par Tancienneté de sa noblesse *, remontant à 1531, et par les services, tant de son aïeul paternel, qui avait été chevalier

Page 1