Tableau des pensons de Toulouse, par Pescaire
2. n n*est donc pas exact, coMme Tont écrit certains historiens, que de Lamote se soit rendusTolontairement k Paris.
« n^assista à aucune délibération ni jugement » mais on peut admettre, avec cet auteur, que ce la grande « fortune et l'étendue des possessions » de Guillermin furent les véritables causes de son supplice ^ ' Gomme il le dit lui-même, dans le tableau de sa vie politique *, « il était attaché d'une manière passive à un « ordre privilégié ; » il ne prenait aucune part importante aux travaux de la Cour souveraine; et s'il assista, comme baron d'Arzens, à TAssemblée des trois ordres de la sénéchaussée de Garcassonne, en 1789, il se rallia, dès le principe, au grand mouvement libéral qui entraînait la nation tout entière.
L'organisation des gardes nationales l'ayant appelé, par voie d'élection, au grade de colonel de la légion de Saint-Simon, près Toulouse, il fit équiper à ses frais une partie des légionnaires, pendant que d'importants chantiers, ouverts dans ses domaines, donnaient du travail aux populations laborieuses. Ses secours en numéraire ou en nature s'élevèrent à des sommes considérables : en mai 1793, la ville de Toulouse reçut de lui un don patriotique de 3,000 livres, puis au mois d'août suivant, une avance de 6,000 livres pour des achats de grains ; son nom figure pour 27,000 livres sur la liste des souscripteurs à l'emprunt municipal, autorisé, en octobre, par les représentants du peuple ; enfin, il fit généreusement l'abandon de sa souscription de 50,000 francs à l'emprunt volontaire ^.
Toutes ces largesses ne faisaient qu'encourager les exigences des terroristes. Déjà, les comités occultes et les sociétés populaires désignaient les sans-culottes qui leur paraissaient dignes de remplir les fonctions