‹ La fin du Parlement de ToulouseChapitre 68 sur 117 · Idem · texte numérisé non relu

Idem

publiques, et leur choix était immédiatement sanctionné par Tobéissance passive des autorités. Cepen- (imttiftkâaemblait opposer parfois un obstacle à Texécution de leurs oràres, en exigeant formellement du nouveau fonctionnaire xm cautionnement ou une garantie qu'il ne pouvait fournir. Eb temps normal, la difficulté eût été sérieuse; sous la Terreur» les jacobins la résolvaient révolutionnairement : ils engagment une personne aisée de leur choix à servir de caution ft un bon sans-culotte indigent, qui allait manier les fonds nationaux. G* est ainsi que de Guillermin fut invité par le Comité révolutionnaire à garantir, pour la modique somme de 70,000 livres, les opérations d*un fonctionnaire chargé du recouvrement des deniers publics *.

£n échange, les puissants dû jour délivraient à de Guillermin, comme & tant d'autres, des certificats de civisme signés, contre-signes, visés et approuvés par la municipaUté, par le Conseil général du district, par le Directoire du département et par le Comité de sur* veillànce de la société populaire ^. L'ancien magistrat, trop confiant, n'en était pas moins conduit aux Car-^ mélites, le 45 floréal (4 mai 1794). Mais, dans sa séance du 21 et sur le rapport d'Orliac, Tun des commissaires préposés à la vérification du tableau de la vie politique des prêtres et des ex-nobles, la Société des Jacobins proclamait son admission dans la classe des bons ci* toyens ; et cette quaUté était inscrite, en regard de son nom, sur les registres de la prison dans laquelle il était incarcéré. Cette attestation de civisme aurait pu rassurer le détenu, si Taccusateur public en eût tenu compte; or, Cappelle, rigide exécuteur de la loi de sang, ne s'arrêtait pas à de semblables considérations.

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