Renseignements extraits d'une note de la famille
2. Armoiries : de gueules à la fleur de lis d*or sommée d'une fleur de trèfle d'argent, affrontée de deux oiseaux du môme ; Fécu oomponô d'or. (Nobiliaire toulousain.)
et de Cordes avaient été frappés de séquestre. Le certificat de résidence qui lui fut délivré par le Gomité de la section de Guillaume-Tell à Paris, établit la continuité de son séjour en France et lui permit d'obtenir : d'abord du district de Toulouse sa radiation provisoire, puis du Gomité de législation, le 24 thermidor an III, la levée du séquestre mis sur ses biens et sa radiation définitive de la liste des émigrés.
Louis-Emmanuel de Gassaignau de Saint-Félix, seigneur d'Escalquens , Pechbonieu , Montberon, Labastide-Gonstance, Agassat, (.astillon, etc., etc,, né à Toulouse, le 27 février 1734, appartenait,^ par sa mère, à la famille de Gambon de Roussy. Il entra au Parlement, le 14 février 1755, en l'office qu'il avait acquis, quelques mois auparavant^ de Colûmiès de la Réole.
Le jeune parlementaire épousa, en 1760, M"* de Nupces, qui mourut peu de temps après; il s'unit, en secondes noces, le 29 avril 1766, à M"* de Gassand.
La rectitude de son jugement, ses connaissances comme jurisconsulte et son habileté d'administration, le firent désigner par ses collègues, en 1785,. pour faire partie de la commission parlementaire appelée par le roi à réorganiser Tadministration de la justice dans les Gévennes, le Gévaudan, etc., etc.
En 1789, TAssemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Toulouse le compta au nombre de ses membres; mais lorsque. les événements annoncèrent la chute prochaine de la monarchie et le bouleversement de Tancienne organisation socialcv le magistrat, profondément attaché à la royauté et ô la famille des Bourbons, passa en Espagne pour, n'en revenirrque sous le Gonsulat. Son titre de parlementaire, soa émigration et Tim portance de sa fortune le diésignaient aux
fureurs révolutionnaires. Il fut porté sur la liste des émigrés de Toulouse, de Villefranche et de Grenade, où son nom est accompagné d'une longue énuméra* tion de ses domaines. Son magnifique château de Monlberon, près de Pechbonieu, fut détruit avec toutes les richesses qu'il renfermait; toutes ses grandes propriétés rurales et son hôtel, rue des Chapeliers, furent saisis et vendus au profit de la nation.
A son retour de Témigration, de Cassaignau, à peu près ruiné, vint s'étabhr à Toulouse , conservant le culte des souvenirs et une inébranlable fidélité à ses anciens souverains. Il y vécut de longues années et s'éteignit à l'âge de quatre-vingt-huit ans, dans son domicile de la rue Vélane, le 27 juillet 1821 *.
En mourant, entouré de l'affection et de l'estime de tous, le vieux magistrat eut la consolation de se survivre en plusieurs enfants: Tun d*eux alla s'établir dans le Montalbanais , où ses descendants portent noblement le nom honoré des Cassaignau de Saint- Félix.
Les magistrats, que l'âge où les infirmités obligeaient à abandonner les fonctions judietaires après vingt ans de services, étaient presque toujours autorisés à conserver leur titre honorifique.
La Grand'Chambre de la Cour de Toulouse comptait quinze membres honoraires, en 179Q: un seul d'entre eux, le conseiller Alexandre de Long, fut guillotiné à Auch, le 16 avril 1794, victime de la haine personnelle de certains terroristes *; les autres échappèrent au supplice. Efforçons-nous de croire qu'un sentiment de pitié et une apparence de justice sauvèrent ces
i. Extrait d'une note de la ftuniUe.