‹ La fin du Parlement de ToulouseChapitre 83 sur 117 · TaMeiiu des prisons de Toulouse, par Pescaire · texte numérisé non relu

TaMeiiu des prisons de Toulouse, par Pescaire

Baron de Montbel, étaient morts avant la période sanglante ^; les dix autres périrent sur Téchafaud de Paris. Sur les quatre membres de cette Chambre qui appartenaient en même temps à celles des Enquêtes, deux furent guillotinés et deux survécurent à la Terreur l

Les deux présidents et huit conseillers de la première Chambre des Enquêtes furent aussi victimes de Cappelle et de Fouquier-Tinville ; les dix autres purent franchir ces jours de deuil et d*assassinat.

Jean-Guy-Marik de Lalo, né en avril 1743, acquit l'office de G. Le Blanc de Saint Fleurian, en 1763. Des dispenses spéciales d'âge et de parenté jointes aux provisions royales, Tautorisèrent à faire partie du Parlement, où il fut reçu conseiller, le 6 juillet, bien qu'il eût à peine vingt ans, et que son oncle maternel, J. de Lacarry, siégeât à la Grand'Chambre. Les talents de jurisconsulte et le mérite littéraire dont il fit preuve dans l'exercice de ses fonctions, lui donnèrent bientôt une situation prépondérante parmi ses collègues, qui lui confiaient presque toujours la rédaction des remontrances au souverain. Cette partie des attributions parlementaires « était devenue son domaine : » l'élévation et la dignité des sentiments, la précision de la rédaction, une dialectique puissante et lumineuse étaient l'égide qu'il opposait aux excès des ministres et du pouvoir royal ^. Sa résistance aux mesures arbitraires et sa lutte contre les empiétements de Tauto-

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