‹ La fin du Parlement de ToulouseChapitre 84 sur 117 · Voir ci-dessus p. 93 et suivantes · texte numérisé non relu

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2. De Julien de Pegueiroies et de Juin de Siran. (Voir ci-dessous p. 303 et 314).

3. Eloge prononcé k TAcadémie des Jeux-Floraux, le 28 février 1819, par M. Carré.

rite administrative, le désignaient aux rigueurs du chancelier.de Maupeou, qui l'exila, aux environs d'Auch, pendant Texistence éphémère des Parlements organisés en 1771.

L'Académie de Toulouse ne manqua pas de s'attacher un littérateur aussi distingué, en l'appelant au dix-huitième fauteuil de ses mainteneurs.

De Lalo était d une santé très déUcate, et quelque temps avant la Révolution, les infirmités Timmobilisèrent sur une couche de douleurs qu'il ne quitta plus. Aux souffrances de la maladie vinrent bientôt se joindre les privations : la fortune du magistrat, composée en partie de contrats sur le trésor national, disparut dans Teffondrement général du crédit public et dans la faillite révolutionnaire. Les vexations, les rigueurs des jacobins ne furent pas épargnées davantage aux malheureux infirme: par apphcation de l'arrêté du Comité de sûreté générale contre tous les membres du Parlement de Toulouse, il fut mis en arrestation chez lui, le 21 pluviôse an II, et placé sous la garde d'un bon sans-culotte. Une perquisition aussi vexatoire qu'infructueuse fut faite à son domicile, le 6 prairial, par un notable accompagné de deux membres de la Société populaire, qui ne purent découvrir les titres féodaux qu'ils prétendaient rechercher.

L'impossibilité de tout déplacement et la gravité de son état furent les seules causes du salut de Lalo, pendant la Terreur. Cappelle en informa, du reste, Fouquier-Tinville, dans sa lettre du 17 prairial, et Thermidor seul vint mettre un terme aux persécutions dont les terroristes accablaient une victime que la maladie avait arrachée au supplice. Malgré ses souffrances ^et ses infirmités, de Lalo vécut encore longtemps; il mourut à l'âge de soixante-quatorze ans, le 2 novembre 1817, et son nom s'éteignit avec lui. ;

Les conseillers clercs, qiù siégeaient à la première Chambre des Enquêtes, échappèrent tous trois ô Imévijtable condamnation que leur eût assurée leur double caractère de prêtres et de magistrats.

L'abbé Pierre de Rey, né le 29 juin 1736, fut autorisé par des dispenses royales à entrer au Parlement dont faisaient déjà partie, comme conseillers, son frère, C. J. A. de Rey de Saint-Géry, et son beau-frère, J. de Reynal deMontamat. Membre de la Cour depuis le 4 août 1764, comme successeur de F. B. de Rességuier, décédé, le nouveau conseiller clerc prit part à la lutte des corps judiciaires contre l'arbitraire des ministres et fut envoyé en exil à Montpellier, en 1771, par le chancelier de Maupeou.

L'abbé de Rey appartint à TAcadémie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse jusqu en 1784, date à laquelle il donna sa démission et fut nommé associé libre. La Révolution le trouva chanoine de Montpellier, membre de la Chambre souveraine du clergé à Toulouse pour la province ecclésiastique de Narbonne, conseiller à la première Chambre des Enquêtes et à celle des vacations, où il siégeait au moment des protestations de 1790. Sa présence aux audiences des 25 et 27 septembre le désignèrent aux rigueurs de l'Assemblée nationale, qui le comprit dans le second décret d'arrestation du 6 novembre 1790, mais il avait quitté le Languedoc et s'était réfugié chez le baron de Lez, dans la vallée d'Aran. L'année suivante, il passa en Italie, résida quelque temps à Florence et se fixa définitivement à Rome, où il mourut subitement, en 1798, avant l'entrée des troupes françaises.

De ses deux frères, l'un, Jean-Augustin, conseiller au Parlement, fut exécuté à Paris, le 18 messidor*;

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