‹ La fin du Parlement de ToulouseChapitre 87 sur 117 · Ëloge prononcé aux Jeux-Floraux» le 2 avril · texte numérisé non relu

Ëloge prononcé aux Jeux-Floraux» le 2 avril

/ Jean-Louis-Augustin de Juin, seigneur de Siran et d'Oupia, né en mai 1745, était d'ancienne noblesse de robe et d'épée» La Chambre des comptes de Montpellier et le Parlement de Toulouse avaient compté comme conseillers plusieurs membres de cette famille dont on retrouve également le nom dans nos annales militaires.

Avant d'entrer dans la magistrature, de Juin servit quelque lemps comme offlcier de cavalerie dans Royal- Picardie, puis il déposa son épée, fît ses études de droit et fut reçu à la Cour, le 27 avril 4771, en Toffice de A. de Lacarry, décédé. Quelques mois après, le chancelier de Maupeou le maintenait sur son siège» qu'il conserva jusqu'à la suppression des Cours souveraines, en y joignant celui de conseiller ô la Chambre Tournelle, lorsqu'il y fut appelé par son rang d'inscription.

On le voit, en 4789, siéger à l'Assemblée de la noblesse de Carcassonne et y remplir les fonctions de secrétaire.

Dépossédé de sa charge par la Révolution, de Juin se retira quelque temps à Siran, dans l'Hérault, puis il passa en Espagne, où l'attendait son fils unique, âgé de vingt ans. Ils furent portés tous deux sur la hste des émigrés ; leurs biens, situés, les uns à Drémil- Lafage, près de Toulouse, et les autres dans le Lot, furent mis sous séquestre et vendus, ainsi que leur hôtel, rue Croix-Baragnon. L'effondrement de leur fortune n'était rien auprès de la cruelle épreuve qui leur était encore réservée : vers le mois de mai 4793, M"*' de Siran , née de Faure de Montauriol , voulut aller les rejoindre au-delà des Pyrénées, et partit avec une assez forte somme, nécessaire aux besoins . de la famille expatriée. Cet argent tenta sans doute une main criminelle : M"**^ de Siran disparut et jamais

on n'a pu avoir le moindre indice sur le drame dans lequel elle avait succombé.

Après la Terreur, de Siran père rentra en France, s'engagea à racheter la part de son fils sur les biens confisqués, assista à la levée des scellés qui avaient été apposés dans son hôtel, à Toulouse, et parvint à obtenir sa radiation personnelle de la liste des émigrés, par un arrêté du Directoire de l'Hérault, en date du 27 fructidor an III. Plus tard, il fut appelé à faire partie de la nouvelle magistrature, en qualité de procureur général à la Cour de Montpellier, et prit sa retïtiite comme premier président honoraire, en 1881. Il mourut à Azille (Aude), le 43 février 1840, à l'âge de quatre-vingt-quinze ans.

Son fils, de Juin de Gavenac. mourut sans postérité et son nom s'éteignit avec lui *•

Jean- Baptiste -BARiNABÉ-MARiE-VicTomE- Clément DE Long, né à Toulouse, le 2 novembre 1762, était fils d'un conseiller au Parlement, qui fut exécuté à Auch, le 16 avril 1794, et de M"® de Morlon. Avant d'avoir atteint sa vingt et unième année, et quelques jours à peine après son inscription au tableau des avocats au Parlement de Paris, il obtint les dispenses d'âge nécessaires pour succédera son père, dans son office de conseiller, et fut admis, le 14 décembre 1783, à faire partie de la Cour de Toulouse.

La Révolution l'obligea à se retirer dans les domaines que son père possédait dans le Gers, à Marciac, où ses concitoyens rappelèrent aux fonctions de maire et de président de la Société populaire. Cette association le chargea de la représenter, après le 31 mai, à l'assemblée tenue au chef-Ueu par les autorités du

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