C'est-à-dire une de ses dames du palais
son mari, soit par déférence pour la daiiphine « qui la fit fort presser par M. le duc de Nivernais auquel elle s'adressa pour la décider ». Peu de jours après, elle entra en fonctions auprès de Marie-x\ntoinette qui lui témoigna dès lors une prédilection marquée.
A l'automne de 177:2, pendant le voyage de Fontainebleau, le duc de la Vrillière voulut faire sa cour au roi en donnant à souper à madame Du Barry ; il eut l'idée inconvenante d'engager les dames de Madame la dauphine et entre autres la duchesse de Gossé qui refusa de s'y rendre, car rien ne pouvait déplaire davantage à la dauphine que de voir ses dames d'honneur figurer dans un souper donné à la favorite. Le refus de madame de Gossé fit grand bruit à la cour : « On en fit des reproches amers à son mari ; on exigea qu'il usât d'autorité vis-à-vis de sa femme, et ne sachant comment se tirer d'affaire, car elle ne voulut point céder, il s'excusa en assurant qu'elle agissait ainsi par les ordres de Madame la dauphine'. » Le duc partit le surlendemain de celte affaire pour Paris d'où il écrivit à sa femme une lettre pressante dans laquelle il exigeait d'elle « de témoigner à la comtesse toutes sortes d'attentions et de ne se refuser à rien de ce qui pourrait lui jjlaire ».