‹ La fin du XVIIIe siècleChapitre 49 sur 62 · MES REPONSES · texte numérisé non relu

MES REPONSES

Prénoms, nom, âge, lieu de naissance.

Marié, veuf ou célibataire.

Nombre d'enfants, leurs noms, âge, lieu de naissance, sexe, domicile.

Lieu de détention.

L'époque.

Par ordre de qui.

Profession ou état avant la révolution et depuis.

Mancini-Nivernais, âgé de soixante-dix-huit ans, né à Paris en 1716, domicilié à Paris.

Veuf.

Une seule fille vivante, nommée Délie- Adélaïde de Nevers, femme de Brissac, âgée d'environ cinquante ans, née et domiciliée à Paris, quoique depuis plus de six ans, sa santé absolument perdue la force de vivre dans le climat de l'Italie où elle passe l'hiver à Gènes et l'été aux eaux de Valdagno. Le département de Paris où est son domicile, l'a déclarée non émigrée dans le mois de décembre 1792 sur la vue des pièces probantes qui ont été mises sous ses yeux.

Détenu à la caserne des Carmes, dite maison de surveillance du Comité de la section de Mucius Scœvola.

La nuit du 8 au 9 septembre 1793.

Sur l'ordre de la section, sans doute, je n'en sais aucun autre.

Militaire, ambassadeur et enfin ministre d'État pendant dix-huit mois, c'est-à-dire jusqu'au !«'■ de juin 1789 que je me suis retiré.

QL'F.STIONS RÉPONSES

Revenus avant et depuis la révolution.

Si les impositions publiques ont été acqult-

J'uvais, avant la révolution, environ trois cent mille livres de revenu. Je n'en ai plus que cent trente-neuf mille, sur quoi il faut prélever le payement annuel de ce que je dois, savoir: quarante-trois mille six cent soixan'csept livres en rente foncière et dix-huit mille livres en rentes viagères. Reste soixante-dixhuit mille livres de revenu, et je n'en jouis pas, attendu le séquestre mis en Nivernais sur mon bien.

Payement très exact de ton les les contributions foncières et mobilières.

S'il a satisfait aux demandes faites pour remplir les engagements contractés volontaire ment par la section tant pour armer les défenseurs de la Patrie que pour leur procurer des secours ainsi qu'à leurs femmes, à leurs enfants et pour les secours accordés aux indigents de la section.

Quelles opinions politiques sur la révolution en général, et en particulier sur (en blanc) du mois de juillet 1789.

,Je m'en rapporte à la section sur mon empressement à satisfaire à toutes les demandes contenues dans cet article. J'ai donné en argent, soit au Trésor national (non compris l'emprunt forcé), soit à ma section, cinquante mille huit cent quarante livres; j'ai donné en effets soit à Paris, soit à Saint-Ouen, la valeur de onze mille sept cent quarante-six livres. Total de ce que j'ai donné : soixante-deux mille cinq cent quatre-vingt-six livres.

Je souhaite de tout mon cœur que la France soit heureuse et libre. Je n'ai ni montré ni eu d'autre opinion, sinon que tout honnête homme doit se conformer toujours fidèlement aux ordonnances émanées de sa nation.

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