EPILOGUE
La duchesse de Brissac était partie dès les premières nouvelles de l'aggravation de la maladie de son père, mais le mauvais temps retarda sa marche et elle n'arriva à Paris que deux jours après la mort , désespérée de n'avoir pas revu celui qu'elle aimait si tendrement.
Si quelque chose put adoucir son chagrin ce fut d'apprendre avec quels tendres soins et quelle affectueuse sollicitude les amis et les serviteurs du duc avaient entouré ses derniers jours. Il n'oublia aucun d'eux dans son testament, accompagnant chaque legs d'une phrase gracieuse pour le don qu'il leur faisait. Mais nous ne pouvons passer sous silence, en finissant, un fait curieux contenu dans ce testament : le duc en léguant à un ami le portrait de sa première femme la désigne sous le nom de duchesse de Nivernais,
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tandis qu'en léguant le portrait de la seconde à M. de Brancas, son frère, il la nomme madame de Rochefort*. Le rapprochement de ce trait bizarre avec l'absence totale du nom de sa seconde femme dans les CEuvres publiées en 1796, tandis qu'il parle à chaque instant de la première avec une vive tendresse, ne nous donnerait-il pas raison et n'est-ce pas Délie qui seule fut aimée d'amour?... Le lecteur décidera cette question délicate.