‹ La Finlande; notes recuillies en 1848, pendant une excursion de Saint-Pétersbourg à TorneoChapitre 12 sur 54 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

D'ULÉ4B0RG A BRÂKHESTÂD

Variations climalerlques. — Degré de biéia-être des populations. — Pastorat de Limingo. — Kyro ; .son église. — - Nouveau genre de toiture.. — Aspect de la contrée. — Arrivée à Bra^hestad ; son aubei^e. — Voiturer endommagée et séjour forcé. — Manière d'anhoiicer le couvre-ifeu. — Promenade. — Vue merveilleuse. — Grands approvisionnements de résine« t-^ Atelier pour la Êtbricatio^ du goudron. — Nous quittons Brakhestad.

CHAPlI'RE Xli.

D'ULÉABORC A BRAKHÉSTAD.

. , ' Statub^ ïlîn» 7 août, li henres dn mata-.

J'ai, ùàt observer précédemment que les I maisons dé poste de la Finlande sont établies idians des beimats, ordinairemaiit habites par les différents membres d'une mêmi& famille de paysans, et composés toujours de plus^rs mai9cmneitte$ comprises daipîs une enceinte coo^ mùne. La fermé de Bizi y tout à £ait di^[K>sée sm* ee |dan , couvre iln espace consitdérable.

Lé dbef dn.heîmat de Kjorpela, -^ qui est

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en même temps maître de poste , — a voulu , pour lions faire honneur, nous conduire luimême jusqu'à ce relais-ci. Au moment où il prenait place sur le siège du tarantass , nous reconnûmes dès 1- abord un maître de maison, non-seulement à sg mise, mais plus encore aux égards que lui ténK)ignaient les jeunes gens réunis autour de la voiture. J'ai pris plaisir^ chemin faisant^ à le questionner sur le pays par l'entremise du domestique interprète, et j'ai trouvé en lui un homme plein de sens. Il m'apprit entre autres choses que tous les^hiver^ ici ne sont pas également, rigoureux : ainsi l'hiver dernier il n'y a presque point eu. de gelées ni même de neige , et l'atmosphère a presque toujours été chargée d'humidité; mais aussi tout annonce que l'hiver qui se préparée sera long et rigodreuxv -

Nous avions déjà couru vingt verstes sans changer de chevaux, quand le cocher franchit un pont Solidement construit sur une petite rivière, tributaire du golfe. Jusqu'à ce cours d'èau , )a route que nous suivions m'était déjà

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connue. De l'autre côtd du pont , nous gommes entrés dans un pays nouveau pour moi ; le chemin s'y bifprqùe : à gauche jest la roiite de Kuopio ; en face, (^^ns la directioxi du sud, le chemin côtoie le golfe de Bothnie jusqu'à la ville d'Abo, située, comme on sait, dans l'angle que forme le point de jonction du golfe de Bothnie et du golfe dé Finlande ^

* L'importante ville d'Abo j autrefois capitale du grand-duché de Finlande, occupe un cap que lavent d'un côté les eaux du golfe de Bothnie et de l'autre celles du golfe de Finlande. Elle est traversée par l'Apura, rivière qui sépare la- vijle neuve de la. ville anci^me. Après le château fort d'Abo, c'est sa vaste et gothique cathédrale qu'il faut principalement remarquer. Ce bel édifice renferme iiri grand nombre de. .tombes ; curieuses : malheureusement l'incendie jquî en 1827 a porté le ravage dans' la ville , a fait considérablement souffrir l'église.; ses orgues renommées et le carillon de l'horloge ont été incendiés. — Abo continue d'être un centre intellectuel ; il y existe une société économique, une société évangélique et une société biblique. Oh y trouve deux imprimeries et uu^ chantier de* constructions tiiaritimes. Trois foires très^fréquentéés se tiennent chaque «nnée* à Abo.

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C'est ce derqier cheimn que nous allons suivre; de toussotes se dessinent de belles cultures séparées par de splèndides faeimats. Le pays est ^rfaitement uni. Ici donc rien de pittc»resque ; niais en revanche des champs dont la belle apparence atteste au plus haut point l'indu^e du* Finlandais , ain^ que le bien-rétre des populations. J'exprimais vivement l'impression que imé faisait éprouver ce 'beau tableau : ce Oh ! repartit le conducteur avec un n^if orgueil , lorsqu'il plaît au bon Dieu de faire^ mûrir nos moissons^ nous ne connaissons pas Iç chagrin , et ce pays devient pour nous le paradis ! » Puis, après un moment d'intervalle , désignant de la main , à la distance de cinq cents pas, plusieur.s grands corp$ de logis peints en rouge, il ajouta : et Tenez, monsieur, voyez-vous ce heîtnat? il est bien vaste, n'est-ce pas? eh bien, ses pareils dans là contrée ne sont pas rares ; ce sont de simples paysans comme moi qui les habitent , et je vous garantis que tous, y vivent en sei^eurs I »

Deux verstes furent encore franclnes depuis

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cette ferme dont notre brave Finlandais était si fier, jusqu'à la station ou je suis en ce moment. Nousavons passe dans cet interralle devant une belle église qui appartient au pastorat de Limingo, l'Uiides jplus importants de laFinlandeS .

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