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Station de Kyro.^ .
La contrée que nous traversons est la plus triste et la plus momotone qui se puisse ima^ giiierl Fœil, de quelque coté qu'il se porte, ne rencontré que des plaines à peine élevées aur dessus du niieau de l'eau , où croissçnt en petit nombre des aunes ^ dés pins, des sapins et dés mélèzes. Mais aussi la vue se repose avec plaisir " sur le golfe, que la route longe» à peu de distance, et dont la surface unie reflète en ce
^ Voyez la not^ I à k fin du chapitre* v . '
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moment le pur azur d'un ciel sans nuages.
La station , de Kyro reçoit son. nom de l'église qui s'élève à côté. Ce temple luthérien est desservi par un chapelain qui relève du pasteur de Limingo. L'église de KVTo, désignée comme tous les temples que desservent de simples chapelains par le nom de Capella^ est remarquable pai* la forme de sa>coupole , qui donnera l'ensemble de l'édifice l'apparence d'une maison de. campagniç surmontée d'un belvédère- La maison de poste, de même que les habitations environnantes , sont toutes couvertes en chaume. C'est la préinière fois j ce me semble , que nous eh rencontrons de telles : jusqu'à présent je n'avais vu en Finlande' que des toits couverts en planches. La rareté du bois dans la partie du pays qui aVoisine le golfe de Bothnie est sans doute cause de ce changement ^ ,
* Toute la contrée qui foripè le littoral du golfe de Bothnie est , à peu d'exceptions prè3 , dépourvue de bois. Les habitants de Torneo, par exemple, vont chercher leur bois ^ de chauffage, qui encore est de
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Station de Karînkanda.
Après nous être éloignés du golfe , nous ayons pénétré, de nouveau dans un pays de forêts profondes. Cette st^tio^ est située dans un fourré <Jes plus épais ^ à travers lequel on a dû pratiquer une large percée pour y ouvrir laJ?oute.
mauvaise qualité, à plus de soixanteverstes. Quant au bois de coûstruction qu'il leur faiit en quantité , puisque toutes les n^aisons j gï*anges , etc. , sont construites en bpis, c'est à une distance de plus de cent verstes qu'on va le prendre.
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, Station de Potokôski.
Nous ne sommes pas jusqu'à pféâent sortis de la forêt, qtu se compose en grande partie de pins d'une, très- grande hauteur. L'aspect en çst d'ailleurs triste et sauvage au possible. Alix approches de la station, les arbres commencent à devenir moins serrés et le fourré nioins épais; en même tempâ la vue se découvre.
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^ne de ftadiiest»!, IH heures dn soir.
fétaàs «cUementliis de k^ cbntinmtë des mêmes ftspéeta dâiis c^fOe forêt s^ans fin, que j'ai négligé de prendre des notes au i^laisde Lassîlâ^ qui'ftt^oède la ville de Brakfaestàd^, <m. jifws arrmms enfin. Entre Lassila <% la ville, la route est tracée ea vue du golfe, bien qu'à une dists^ioe considérable : on Tapercoit seulèmem; à Fhorizon , où il fome une zone d'an bleu noirâtre. Ge pays/ est plus triste «ioore et plus niûnotone , s'il est possible , qôe eéioi qioè ndnis avons traversé hier. Aussi hàia que non rogaid se portait à gauche , je ne deeouvnffs q»u'iœe steppe saMonneuse , semée de rares bouquets de genévriers , et de
* Voyez.la ùoiDê K à la fin du dapkre.
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quelques pins'^grêles de médiocre hauteur.
L'impatience de gagner Brakhestad était d'autant plu3 grande que le tarantass, fort mal réparé à Torneo^ nous tenait dans la transe continuelle de le voir se briser au milieu du chemin, et nous obligeait de n'avancer qu'avec les plus grandes précautions. H en est résulté que nous somilaes arrivés ici presque à nuit close ; car c'en est fait de ces belles nuits crépusculaires , dont là transparence lumineuse est presque égale à la clarté du jour , et qui nous avaient accompagnés pendant la pre^ mière partie du voyage! I^a saison d'été s'éloigne à grands pas, et déjà le pays commence à prendre sa physionomie d'autonmè.
IVIalgré la demi-obîicurité qui . enveloppait Brakhestad à notre arrivée^ nous avons pu reconnaître, encore que ses rues spacieuses préseiitent à peu près le même aspect que celles de presque toutes les villes du gratid'^duché. Ce sont toujours les.mêmes maisons en bois,, le plus ordinairement à un étage, et le même badigeon rouge avec encadrement blaiic autour
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des portes et des fenêtres. Tâi pourtant distingué par-ci par-la quelques habitations plus belles que les autres, évidemment de construction récente. Ces dernières sont peintes d'une couleur claire et SK)igneusement planchéiees à l'extérieur, là; partie en bois reposant d'ailleurs sur un soubassèmeiït en blocs de granit assembla suivant la méthode habituelle que j'ai décrite, et «'élevant d'une quinzaine de pieds aù-dessiis du sol. .Au total , la ville m'a paru avenante et bien'^tenue.
Arrivé à l'extrémité d'une longue rue, le cocher tourna dans une ruelle transversale , où nous avons fait halte à la porte d'une màîsofn de bdnne apparente qui renferme à la fois'la pOste aux chevaux et une hôtellerie.
L'appartement où Fhôtesse nous a introduits est très-supérieur à tout ce que j'ai vu jusqu'à présent dans les auberges de la Finlande. Leâ meubles y sont, en bois de bouleau, recouvert d'une sorte de vernis blanc qui n'est pas désagréable à l'œil. iLes lits , — chose rare dan s ce pays , -^ ont l'air si moelleux , et les tapis
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qui garnissent' k plancher sont « épaî», qu'e» vorité ce sieoradt dommage de n'en pas jovhr une }6ftiraée enftîère. Ainsi fetmXHMm pv0»bdUemenl ; d'autamit plus que c'est àeamm.
dimanche j et qu'il ii'est pas certain <]iie les ouvriers, de la viKeveùillcHt Éairç ce jcrar-rlà les» réparation» dcâst le tannlass^a si gratad-besoin. Nous ne saurons cela que denadn antbt ; car rheiure dn; ccminre-feii esBt passée, et la cité, fidèie aux vieilles contuBesr, est tout Mitièpe livrée au repos. G'esfctm exemple que je vab suivre, et et grand eœur. i