‹ La Finlande; notes recuillies en 1848, pendant une excursion de Saint-Pétersbourg à TorneoChapitre 21 sur 54 · DE NËD-KABLEBI · texte numérisé non relu

DE NËD-KABLEBI

de poutrèSy' de poutrelles, de chevrons, et une trèsgrande cpiantkë d'ouvrages de tonnellerie d'une excellente confection.

(Note S, pag. 217,) CHANSONS P6pI7LAIR3BS D£ Lk FIITLANDE. .

Les Finlandais, possèdent un grand nombre de . chansons populaires. Quelques-^unes sont fort anciennes, car elles remontent à Tepoque de' l'introduction du christianisme en Finlande ; d'autres . sont plus modernes ; enfin il y en a de récentes. Les unes comme les autres se récitent sur un chant approprié : c'est une sorte dé psalmodie remarquable par son rhythmé tramant et sa mélodie monotoue, dont l'oriigine est inconnue.

Une des plus vieilles chansons finlandaises est celle qui. a pour titre le Bonn^f de Vévéquç Henri. Hle date du XII* siècle, et a pour àujet une de ces scènes dç. violence qui signalèrent l'introduction du christianisme parmi leSv popiilations encore. idolâtrés de la Finlande ^ L'.évêque Henri se distinguait parmi les propagateurs les plus zélés^ et partant il s'était principalement attiré l'animadversion générale. Un com-

* Voyez la note T à la^fiii du chapitre suivant.

A MUSTAIARVf. «27

plot s'organise. y auquel plusieurs notabilités du pays prennent part. Les conjurés, sachant que Tévêquc était sur le point d'entreprendre une tournée pasto* rale^ et qu'il allait passer par le éanton où se trouve de nos jours le chemin qui mène d'Abo à Biomê* borg j vont "s'embusquer aii bord de la xoute. L'infortuné prélat arrive, les cojijurés, tombent l'épie à la main sur lui et sur ses gens. Lully, noble finlandais, le' renverse et le frappe- d'ua coup morteh Le meurtrier essaye d'enlever l'àfnneau piastoral que Fëvêquë portait au dplgt, et, n'y parvenant pas assez vite, il abat le doigt d'un coup de son épée^.Mais ce fut en vain qu'il se souilla de ce crime horrible : l'anneau roula à terre dans lé sang, et s'enfonça si avant- dàtis la- nei^e qui. couvrait le *so1<]u'l1 ne put . venir à bout de 1^ retrouver. Ce ne fut qu'^ù. printemps Suivant , lorsque • la neigé eut disparu , que des personnes qui passaient par cet endroit' ramassé-, rent l'annéaù. Faute d'avoir pu se. l'approprier^ LuUy enleva le bonnet qui couvrait la. tête dèj'évêque, le mit sur ^n <;hef, et depuis lors eut toujours soin 4e s'en coiffer et de le porter ostensiblement dans les assemblées les plus nombreuses, comme s'il se fut agi d'un' trophée dont il avait le droit de s'enorgueillir. — Ce sont les détails de cette légende que reproduit la chanson.

Maintenant voici une chanson tout à fait moderne.

n* DE NEU-KARLEBl

H d'un ^nre complètement différent. Nous croyons devoir la rapporteïr in extenso^ par la raison qu'elle se rapporte à un objet qui à cette heure. occupe beaucoup les écrits en Finlande; c'est le projet de sub* stituer dans tous les rapports de la vie Tidiome national à la langue suédoise , qui jusqu'ici avait eu la prépondérance. Cette chanson, comme en général ton? tes.ki^ chansons finlandaises, est pai'tagée en stances oh une simple allitération remplace là rime. L'auteur ruMe qtii la rapporte dit Tavoir entendu réciter dans le pays par uA barde villageois nommé Luti-

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