VIL
• ' * àtâtîoii dé Iftombi.
Voici dû notiTftati ; le villag<9 (|tii ddime âoiï nom m fêlais '€&t.st^s 6ur le granit nù ; qtti ft'étend à rehtour à perte dé vue sous formé de pkine ondulée : rteii n'est à la fois plu^ arîdè et plus curieun L et cependant^ au sein de cette aridité même, Tétonnanté persévérance des habitante est parvenue à créçr çà et là quelques cultures j en mettant à profit toutes les parties creuses du rocher, où lies siècles ont déposé lentement une mince: côuichê de terre. Ces champs, d'une étendue toujours très-bor^ née , sont cultivés avec un soin mérveilleux. ;.•' - . - . ^/ ■ ' \ \
Toute la population a revêtu ses habits de fête :c'ej»t aujourd'hui dimanche^, jour solennel religieusement observé d'un bout à l'autre de
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la Finlande. Le costume des femmes est remarquahle par 4*éclat des' coulem's, ainsi que par son irréprjochable propreté. Celui des hommes se comppse. d'un large pantalon et d'une veste en drap bleu de bonne qualité.
Ces paysaiiii ont généralement Tair dégagé; leur taille est grande et leur physionomie annonce uii caractère déterminé; Eii somme, j^ ne puis que louer leur boniie mine ; et mon élage serait plus complet encore s'ik s'étaient abstenus de faire de trop copieuses libations, ce qui le^ rend à la fois bruyaints et inqom* modes.
L'air d'activité qui règiieici, et les nombreux voyageurs en cabriolet ^ , suivant la coutume établie j qui spnt comme nous arrêtés au relaisy in4iquent âàsez que l'pn approche d'une ville importante» Par extraordinaire, p^rmi
* J'ai déjà dit que le cabriolet; et la carriole étaient les uniques voîturei^ doat les habitants de laJPinlande fissent usage pour voyager dans leur pays. Ceux qui voyagent en poste se servent 'soit de carrioles que chaque relais possède^ soit de leur propre cabriolet.
 HOGSFORa , sas
les Cochers, il s'en trouvé quelques - uns qui baragouinent le russe ; enfin la maison de poste est grande et bien tenue. Au moment où f y entrai , ce. ne fut pas sans surprise que j'y vis un ameublement coihplét d'apparence antique ; c'étaient des çhaisea et des fauteuils à hauts dossiers en bois de noyer, sculpté , dont là teinte foncée attestait) ainsi que la formç , un âge. vénérable. Le maître de poste vient de m'apprendre que ces; meubles proviennent d'une ancienne demeure seigneuriale , dont il m'a été impossible de débrouiller le. nôm% .
Ces deux espèces de véhicules sont disposés de tiiar nière à ce qu'il y ait place poui' une personne derrière les voyageurs : c'est là que se niet l'enfant chargé d'accompagner le cheval jusqu'au relais suivant, et de le ramener ensuite à la 'station y le soin 4e conduire étant exclusivènient réservé aux voya*^ geurs.
DE TÀVASTHEUS
YIIl.
. Ville dé Berga,' 5 heures de l'apm^idi.
Après aVoip trayeitsé plu^etiip» mcmtagRes et voyagé pandUnt longtçmpg dan» une épaisse forêt, ni^riefgards remontrèrent tout à eoup une raiigée d'habitations : atlas appartenaient à la ville de Borga % pu nous predons en ce moment une légère collation. La ville est bâtie en ûDphîthéâtFe sur une pente escarpée , dont le pied est baigné par la Borga , rivière de peu ' d'importance qui Va , sept verstes plus bas , se jeter dans le golfe de Finlande* Une all^e dp gaules 4^ bell@ veïlue poun conduisit jusqu'à nn pont qui donne .entrée dans la ville proprement dite.
Borga et Neu-Karlebi me paraissent être les
* Voyez la note Z à 'la fin du chapitre.
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deux seules viUes de la Finlande qui gient conserve l'empreinte des siècles passés ;, et comme telles be soiït les seules qui peuvent intéresser le voyageuk curieux de recherdier les traces de l'état ancien du pays. Toutes les maisons de Borgn sont cependant construites en bôis^ ; mais sans doute en raison de sa bonner qualité, il aura pU braver Faction destructire du temps.
Dès que le tarantass eut pénétré dans Ig ville, il nous fallut gravir péniblement une rûè en pente assez étroite 9 bordée de sombres maisons à deux étages dont le badigeon séculaire »dé couleur roiige avait pris la teinte du bistré. A l'extrémité de cette riie , qui aboutit au sommet de l'escarpement , nous débouchâmes sur une placfe où-se ti'ouve Fhôtel de ville. <]!e bâtiment, qui est pareillement en bois", se compose d'un vaste corps de logis à trois étages, surmonté d'une toiture ai^ë au èentre de laquelle se dresse un beffroi : Fin-, évitablè couleur rouge dont on a peint lés murs et sur laquelle tranchent les bandes de couleur
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blanche qui dessinent 1q» coi^nichc^ et enveloppent les croisées , jointe à la di^pasition antique de Tarchitectuté^ dohnentà l'ensemble de Tédifîce ua caractère d'originalité qui a son charme. La place était en ce moment couverte de> paysans et de paysannes , venm des environs pour, assi^ser au prêche dans l'église paroissiale : le tableau était des plus animés, et le <;ostuii|e des femmte t^armant. Ce costume se compose d'un^^saquîn de couleur brune, décoré de.deux rsmgées de petits .boutoiis de cuivre jaune, et d'uh jupon de couleur différente ; un mouchoir. écarlateeii^ toure le visage et tie^t lieu de coiffure.
. Ail sortir de la-place, que nous dûmes travefôer au pas tant la foule était compacte , le
, .cocher lança ses chevaux dans.uiie ruelle , où les roues dp la voiture résonnaient avec fracas sur un caillôutageà pointes aiguës. A l'instant même tqutes les ctoisées se gar;iurént de onondé , principalem^t de femmes, qui nous examinaient avec une expression d^extrême surprime : les proportions de notre équipage^
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extra^ordinaires pour le pays , paraissaient sartout exciter leur étonnemenf;. Cette ruelle nous conduisit aux limites de la ville; Nous y longeâmes un petit jardin botanique attenant à la maison du pharmacien, et de la, débou^ <;hant dans la campagne , nous gagnâmes bientôt un vaste bâtiment en bois , de construction récente mais de disgracieuse architecture, à la porte duquel le cocher fit halte. Ce bâtiment est à plusieurs fins : d'abord il renferme Tauberge ou je jette eii ce moment ces ligues sur mon cahier de notes ; puis c'est dans ses vastes salles qu'est établi le club , ou lieu de réunion que fréquentent les notabilités du lieu ; c'est aussi dans son enceinte qu'est situé TétaLlisse^ ment des eaux minérales de Borga ; enfin , c'est là aussi qu'est établie la poste aux che* vaux. A; peine eus-je posé le pied dïuis le principal salon dû restaurant, que je fus frappe du; très-grand nombre de personnes qui s'y trouvaient réunies. M'élant informé du motif d'une au^si grande affluenrce de visiteurs, l'hôtesse me fit expliquer par le domestique-intern 22
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prête .qu'uq opéra fillait être fepnisçQté la saie uiêniâ dans h m11« de spectacle du club , ^r des per$QQfie$ sipparteusint à la société de Borga ; et les acteurs e» achev«|ient m eé oiq- Qierij: ffêipe ]g répétition. Si naviis avions été tuoijis ppp^^sè de (îeyoir ^int-Béter^bQurg, g\i des affaires urgente^ rappellent M. D. , noii^ jurions pH ^S^jster à pe spectacle dç scusiété ; mais npus reniontons eii ypiture dan^ un mq* méi^t ^ eî; Vppdre 4'»tteler e^t déjà dqiine-
. • • ix. .•• •
Ri^n de plus agreste qpe les sites qui s'offraient à nos peg^4s étonnés au sortir de Borga. Là ^e sont des montagues de granit aux formes aiguës ^ ici des çroupf s mamelonnées, sur lesquelles le grand 4iluviumduuord est venu jeter des, fragments de rocheps epra-
tiques de toutes les formes et de toutes les dimensions, amoncelés confusément dans le plus . effroyable désordre. Beaucoup d'entre eux sont de. dimensions tellement gigantesques, que je A'aurais jamais imaginé que de telles i^asà'qs aient pu être transportées à de pareilles distances par cette force inconnue qvii Ii3s a jetéssur ces plages. Dàps las crevasses dps rochers , comme aussi dans les partie» on la roche a subi une décomposition complètô, 4«s pins, des sapins et de$ bouleaux ^ associes è des genévriers , se ^ont implanté& et oroissent avec vigueur*
L'heure étant avancée etlaqiaisoft de pest^ ^ assez bien tenue , c'est ici que nous nous déeidons à faire étape.
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Station de Forshy, 23 août, raidi.
Le ciel était pur de tout nuage et la matinée d'une beauté ravissante, quand nous avons quitté ce matin Ja station d'EJ^y. Il est remarquable qu aux abords du gplfe les arbres ont conservé jusqu'à présent/ leur verdure fraîche et vivante, tandis qu'aux environs de Tamerfors nous avons laissé les feuilles déjà jaunes et flétries*
Dans toute l'étendue du relais que nous vfenotis de fournir le granit apparaît en profusion; parfois sous l'aspect de grands escarpements tout déchiquetés par la main du temps, d'autres fois sous la forme de coupoles arronflies à surfaces lisses.. Çà et là se montrent des cultures qui ne le cèdent en rien à ce que j'ai rencontré de mieux en ce genre
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dans les autres parties du grand-duché. Les heimats sont noipbreux aussi; mais nous ne rencontrons pîus ces fermes du nord, de la Finlande, construites sur de si grandes proportions, et soigneusement peintes eii rouge liséré de blanc. Ici tout ^st plus négligé ; on laisse aux poutres superposées qui forment Içs murailles leur couleur naturelle, qui de jaunâtre qu'elle est dans le principe ne tarde pas à se changer en tifi gris terne , du plus triste aspect.
Les gigantesques fragments de granits erratiques entre lesquels le tarantass roulait en exécutant des voltes continuelles , captivaient mon attention , lorsqu'elle fut distraite par la rencontre d'un véhicule, déjà aperçu ailleurs, mais qui n'en est pas moins singulier. Cette fois encore c'était un traîneau ; mais à cçlui-ei était adaptée une paire de roues. On jn'expliqiîe que ce bizarre équipage, quand il s'agit d'enlever des gerbes d'up champ où les moissonneurs travaillent, est employé comme traîneau^ et qu'ensuite pour retourner au
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village on remet les roués à l'essieu d'oii on les avait enlevées.
Il ne restait plus que quelques véràtés à franchit* pont' arriver ici , qttand noiis iious sommes trotivés arrêtée! par Une large coupëlè de gttiiiit plaeêe précisément en travers do ehëmih : il a fallu mettre pied à terre pour alléger la voiture, puis le cochei* , fouettant ses efaevaux, leur a fait •— hon sanâ peinfe — esbalader Ip formidable obstacle: Ge li' était pas la première fois que nous fâisîdnâi tiiiè telle rencontre; ôiais jfe n'atai^ pas encore aperçu d'exhaUssemeiit âusSi considérable et d^în abord aùssidifficile. Gerbclier a ceci dfe particulier qu'il présente latéralfemétit utlfe surface ui>iéetcoiripacte; tandis qu'à^à pàttîfe supérieure il est dans un état de décomposition complète^ au point que le granit s'y est transformé eh une poussière graveleuse d'un brtin rotigeitre. .
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' ' §litifiti Hé Périlô. •
Je m'étais Itritigirtë t}iië k cbilhaiss.'tnce db fititiëià dëvîlit âiiffir^ éri ce pays-ci pdîir se tirer d'affairé,' fet côlilhië je voUlâis hibdérèt lé tfrbp d'ardeur du cbchét, qui aux approches de la station avait miia ses clievaux au galop , je l|ii crîâis sur tôtis lès tons iilia/ illiti! (plus dbueeîrièrit) ; Mais le bôbtreàu H'ëri fbdëltait qîië flë {)IliS belle, et je iri'àttëhdâi^ a voir nos malheureuses rbiies voler eîi éclats d'un instant à l'autre. Heureusement que mes cris tirèrent de son assoupissement \e domestiqtie finlandais ^ qui me prévint que cet homme était SUédbi* ël faè bèmiirëiiâit ^A^ tîh ihdt de fiHiâiiciàis. tié fait est que toiit le bord du gblfé ' aé FinlÉ^nde, sur une longueur de près de trente verstes à l'ouest du village de Forsby,
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est exclusivement habité par des colons suédois, qui ont conservé leurs coutumes et leur langue, ne se marient qu'entre eux, et restent ainsi toujours étrangers aux populations finlandaises qui les environnent ^
C'est à six verstes avant Pemô qu^ le golfe de Finlande nous est apparu pour la première fois. Le groupe d'habitations dopit la maison de poste fait partie est situé au fond d'june crique profonde, qui est toute parsèrnée d'îlots i-ocheux ou boisés, d'unç forme généralement allongée. . /
^ Cette remarque pent s'appliquer également aux colons. allemands qui s'établirent en 4819 dans les environs de Saint-Çétérsbourg : qqoique. confondus jouraelleinent ai^ecles populations russes qui les environnent, ces colons continuent à former une population essentiellement distincte, sans que le pliis petit indice de fusion se laisse apercevoir. C'est du règne de .Çadbériné II que datent lès principales colonies formées dans les diffi^réjates: parties de l'empire; En 1762 9 un manifeste. impérial convia des agriculteurs étrangers à venir fonder des établissements en .Russie; en 1764, un second manifeste leur accorda un grand nombre de privilèges dont ils jouissent encore.
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Ville de Lovîsa, 3 heures de l'api^s-midi.
Nous voyageons en ce moment au milieu des ruines d'une cité de géants ! Ce que j'ai vu jusqu'à présent en fait de blocs erratiques de grandes dimensions est surpassé. Tout en roulant snr la àurfaçe unie de la chaussée, j'apercevais à chaque instant, entre les pins et les bouleaux de la.. forêt, des masses granitiques de taille prodigieuse, confusément amoncelées. Nombre de ces blocs àe dressaient au .bord même de la route, dépassant de quinze à vingt pieds au moins le soufflejt du tarantass. Il né fallait pas une médiocre attention de la part du.cocher pour nous piloter sans accident au milieu dé ce dédale d'écueils menaçants , tant le chemin qui le traverse ^st sinueux, étroit et difficile.
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La, ville de Lovisa ^ où nous venons d'arriver, et d'où nous repartons dans un instant, est très-proprement tenue, comme du reste le sont toutes les cités finlandaises ; mais Târidité du pays environnant y jette une teinte de tristesse que lé silence de ses rues désertes n'est certes pas fait pour effacer.
^ La petite ville de liOvisa, située au bord du golfe dé Fialand.e, renferme une population suédoise de troià mille âmes; la langue suédoise y est excluâiver ihèilt parlée; Elle fait àvfec rétrangèi* un comthercè aâsë2 IhërktiF, ëh j éUVojfkiit àà fër hû bkrres de ^rdt^naitcë nationale) dtt tabac et dd ièh Bes eotnmunications activée; par bSteatix k vapeul" mettent I^visaen rappprts journaliers avec Helsingfo^^ dont elle n'est éloignée que dé soixante verstes.
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XIÏI.
Stâûm dé Htfbtlglirli.
Ali sortir de Lo visa fious avons pasàé d'^^ bord devant plusieurs vastes bàtinients eh bHqueS) complétéfaient rmnéi^. A en jtiger psiv l'Iéléganfce des voûtés en pàctie effondrées^' et aussi par l'architecture dés portionsi restées intâetes^ je serais porté à supposer que ces rûilies appartiennent à un de ces anciens châteaux forts qui étaient si nombreux en Finlande ; malheureusement je n'ai pu obtenir aucun rensèignenient à cet égard . Bientôt le tàrantas^ ^'engagea dans une montée considérable» Pafveiius au sommet de la cote, nous y jouîmes d'une vue âdmii^able^ où se troiivent téunis dans un mênie panorama lé golfe, la baie échancrée au fond de laquelle est située la ville ^ et lés hauteurs eouronhées
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de moulins à vent qui bordent Lovisa du côté opposé.
^Maintenant, comme tantôt, les blocs erratiques se rencontrent en nombre infini, et beaucoup sont d'une taille énorme. Rien n'est plus curieux que d'observer, les progrès que fait l'espèce de lèpre qui s'y attache parf/ois. Le mal ^'annoncé par l'apparition d'une sin^ple tache blafarde , à surface granulée, bien facile k distinguer de la surface lisse et même polie qu'affectent ces blocs ; puis la tache s'agrandit et attaque la substance même de la roche, qui dès lors commence à B'émietter : la décomposition gagné ainsi graduellement, ettorsqii'elle est arrivée à un certain degré , il suffit souvent d'une forte averse pour délayer toute la partie du rdcher que la gangrène a atteinte, et l'entraîner au pied dii bloc sous forme de sable d'un brun rougeâtre. Des exemples nombreux des différentes phases que parcourt la décomposition des rochers s'offrent ici à l'attention de l'observateur.
Aux approches de la station actuelle, nous
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avons eu à traverser une rivière torrentueuse, dont le cours irrité bondit et se précipite avec furie au milieu de gros fragments de granits qui lui opposent un impuissant obstacle. Bien que cette rivièret , qui va déboucher dans le golfe, n*ait pas un cours d'une grande étendue , il s'y fait néanmoins une pêclje abondante, suivant la méthode généralement usitée en Finlande; c'est-à-dire au moyen d'une estacade que les pêcheurs garnissent de painiers disposés pour pêcher. Parmi les espèces de poissons qui donnent communément, le saumon, tient le premier rang*
Nous voici parvenus à T extrême limite de la Contrée à laquelle les Finlandais donnent communément le nom de nouvelle Finlande y pour la distinguer du gouvernement de Viborg, qu'ils désignent par le nom d'ancienne Finlande. Ces dénominations datent de l'époque où les armes victorièiises de Pierre le Grand soumirent Viborg et la province de cp nom au sceptre russe.
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StadQi) de Bioby , i 1 heures da soir.
Nqu$ a[¥Qii$ pHrcpuFu I^ d^Fiu^r rekit» dans itu pt»t dé transes mortel)^. C'était pei| des iniUe siniiosités 4e la poiite et de^ col^ssies de granit qui se dressent aui^ deux côtés, il a fallu encore que le cocher chargé de nous conduire fût coQipléteinent ivre : je, regarde comme une faveur providentielle de nous en être tirés sans accident grave. Banni ces masses menaçantes, j'en ai remarqué une, de focme cubique, rie. mesurant pas moins de quarante pieds en longueur, qui reposait en travers , obliquement inclinée à l'horizon , sur un fragment plus petit ; ainsi placée, s^ partie supérieure surplombait le chemin à une hauteur de dix-huit à vingt pîeds. Au moment où le tarautass passa soUs cette pierre en équi-
libre , j« n# pus m9 4éhnài^ d'un trj3^«iil|«mtnt involontaire , tant 09 vaokw ^g^ntfiqm ^mblait m»! as^HJptti.
Aux deux ti^» dn v^^m* tpwte tr^c? 4# i^«cheis «jratiqqps ^ PPwpîéJeineïiî; dispjiFH- A partir 4e w point, npws ^inm«» rpnftîé^ 491)» unecontr^fB fertile, parée dp belle* cqjttiFe^ et de fermer nombreu^^.
Mattrei et dpmesiiqiie* ^nt $i l'4|;tgué$, qpe nous prenan» le.p»çti d# passée la nuit dan$ cette mfison.de poste , -«i ehétive qu'en soit l'apparence.