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Torneo, même date, 2 heures de Paprès-midî.
On mè prévient que les carrioles sont pré* parées , et qu'elles nous attendent au bas du perron. Nous partons pour notre pointe dans le pays des. Lapons. Il n'est. pas à présumer que j'en rencontre , attendu' que ces nomades ne descendent qu'en hiver seuleniçnt dans une région qui pendant l'été est leur zone torride. -
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(Note A,pag. M.) * -
DE LA PiCHE DàKS LES EAUX DE I.A FINLAKDE.
Les golfes de Finlande et de Bothnie, dans la partie vôisiàe des côtes du grand-duclié, abondent en poisson, et la pèche y foripeje principal, tnoyen d'ali-, mentation des habitante. On y prend une quantité prodigieuse de ^ardiiaes. Les harengs s'y rencontraient frëquejnmènt autrefois ; mais actuellement ils sont.devenùs fort rares. Parmi les différentes espèces de poissons qoi se pecbent en plus grande quantité dans les rivières de là Finlande, il convient de placer le lokh (salmo criox). En-effet, ce porsson se présente par. phalanges innombrables, dans^ les^ principaux cours d'eau cju pays, tels que la Vuoksçi,- le Kymmené, le Kumo, l'iJléo, l'Iio, .lé Kemi et la Tornea : OQ le rencontre aussi dans les lacs qui communiquent avec leis susdites rivières , et parfois même? dans le golfe de Bothnie. Toutes les rivières du grand-duché fournissent quantité Aeforels^ — » c'est une, sorte de truite, — des brochets, des carpes, des karass (carassins), des plotvas (gardons) , des brèmes, dès okoiçris (perches), de3 soudaks (sandat *), des yerchs
^ Le sandat est un poisson de taille moyenne, du genre du
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(perche de rivière), des morues, des lottes, des anguilles, etc. Parmi les plus grands poissons que fournissent les lacs du Tavastland et du Satakunda % il convient de citer le j^ow/tz (silurus glanis), qui quelr que fois atteint à une grandeur énorme, au point de peser jusqu'à trais cents livres*
Il fut un temps où. les pêcheurs finlandais retiraient des rivières et des lacs ^u Nyland , du Satakunda et de rOsterbotten des huîtres, perlièrès; maïs une pêche trop activement' poussée les a presque entièrement détruites. Du reste U valeur des perles provenant de ces huîtres était I4 plupart du temps insignifiante : on. cite pourtant -certaines perles excep tio^inelles , qui ont. été vendues h pièce, à raison de vingt et mêine de trente thalers de Suède.
pérsègue, qui, comme on sait, qpmprend toutes les difTérentes espèces de perchés. Le soudai^ se pêche aussi dajis la Neva, et il est très-estimé à Saint-Pétersbourg.
' Ces noms de pays appartiennent à l'ancienne^ division de la Finlande par provinces. On trouvait à l'extrémité nord du grand-duché d'abord le Lappmarkéme^ ou Laponievfinlah- ' daise ; puis venait immédiatement au-dessous' POsterbottén, Qu Bothnie orientale ; pluâ au sud, le Satakunda, bordé par le golfe de Bothnie, venait se rattacher à La province préccdçrite; à l'est du Satakunda se trouvait le Tavastland» renommé pour la magnificence de ses sites; plus à l'est encore était .situé, le Savokks ; cette prôvince-ci avait à sa" droite Je Karelen our Carélie; la province de Nyland s'étendaijt au bord du golfe de
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(NoteB, page 26.) DE l'agriculture. BN FINLANDE.
Les Finnois étaient agriculteuns' dès UQe époque, très-rçcùlée^ Outre les preuves, historiques, oh en trouve un témoignage vivant dans les cultivateurs renommés d'Altenfiord , en Norvège , qui sont d'origine finnoise.
Autrefois, en Finlande, on .avait exclusivement recours à la, pala y ou. destruction des arbres par le feu, pour conquérir sur la forêt des terres labourables; aujourd'hvi les .agriculteur^ finlandais s'efforcent tle tirer également parti des vastes marécages qui sillonnent la contrée , pour les diessécher et lè& livrer ensuite à la, culture. Après que le dessèchement a été opéré, ces marécages mis à sec fournissent une terre où le seigle , l'orge et l'avoine viennent ordinairement bien. Parmi, les différentes provinces du grand-duché , celle d'Abo est pai:ticulièrement convenable à l'agriculture. .
Finlande, à. l'ouest des côtes de la Garélie; enfin l'Egenteliga- Finland occupait l'étendue de pays formant rextrémicé sudouest de la Finlande, dont la ville d'Abo a de tout temps été le chef- lieu.
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Il résulte de documents officiels que , — année iqoyenne, — pn sème dans toute Fétenduç ,de la Finlande environ, deux cent soixante mille tçnneaux de seigle, qui produisent un miQiôn six cent mille tonneaux de grain. On a observé que dans les cantons oïl }es champs sont en plus, petit nombre y le rendement Temporte en quantité sur celui ôii les chàiàps couvrent le pay^. ,
L'ofrge et le seigle se sèmeiit dans toutes les provinces, sans distinction; mais on en sème davantage vers le nord que du côté. du midi, par la raison que dan^s les provinces, septentrionales ce sont ces deux espèces dé grains qui. donnent les récoltes les plus abondantes. A Pextrémité nord du grand -duché on ^ ne cultive meipe plus que l'orge. Elle brave les intempéries du climat le plus rigoureux^ à tel point. qu'on rencontre même dçs champs d'orge sur les bords sud du lac Énarë bu. Inara, .vers le soixante-huitième degré et demi de latitude. ^
LWoiae se sème quasi partout; c'est dans la province d'Uléaborg qu'on en sème le moins, et c'est par contre dans celle de.Viborg qu'on en sème le plus.
Le froment ne se cultive point dû tout dans la province d'Uléaborg ; au contraire , il forme la culture principale dans les provinces d'Abo et de Nyland.