EE OT CE LE SOUVENIR
notre groupe, simples et lents paysans du Centre, — vit et agit-ici, avec un héroïsme dépouillé d'emphase et de littérature, familier, et pour ainsi dire, modeste.
Nous revenons au poste de commandement de notre chef d'escadron, à cinquante mètres des batteries. Le marmitage tonne toujours:
Tout à coup, deux soldats se précipitent dans l'abri. Ge sont les sapeurs de notre poste radiotélégraphique. Un obus de gros calibre a éclaté contre leur cagns. L'un des deux hommes est sourd et hébété. Je lui verse une rasade. Il boit. Nous voulons l'égayer. Il ne sourit pas. Il ne comprend plus. Son camarade explique :
— Voyez-vous, C.+ avait une ouie trop délicate. Elle est brisée. Son oreille était si fine, si musicale, qu'il récevait et distinguait les sonorités les plus ténues de la T. S. F...- C'est
dommage. i
avec de grands yeux canmbe encore ? intorroge-t-il.
non!
, deux projectiles éclatent Leurs flammes sont lonton, comme la chevelure
Il est six heures et demie.
lé sa frêle cabane. Nous ne abrité! 11 faut cependant ienant L... et moi décidons lous avons quelques provi-
3, violente, à notre gauvhe,
On entend la canonnade ] tonnerre ouaté…
A sept heures, le marn mière que l'on allume nou:
grise. Nos rétines sont enc dures clartés des expinsioni