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140 LA FLAMME AU POING Æ m ê e ? & ©
Et, d'autre part, ces paysans, ces ouvriers et ces pauvres se sont groupés, d'’instinct, avec une harmonie infaillible. Quel Véronèse crépusculaire, éteignant l'éclat de sa palette, peindra ce nouvel épisode évangélique dans son ensemble étrange et majestueux ?
Je ne sais rien de plus poignant que le spectacle de ces gaillards velus et râblés, qui voyagent dans toutes les horreurs, toutes les atrocités et redeviennent subitement humbles et soumis comme des prêtres.
ls prient, là, éperdus d'adoration, accablés de pieuse mélancolie. Ils tendent leurs âmes frustes, déliées de toute impureté, avec des i gestes généreux et misérables. è
Mon Dieu! Ayez pitié d'eux, ayez pitié de moi... Détresses et misères semblent .s'amonceler devant l’autel et prendre feu. Et lorsque l'office divin est terminé, nous nous retirons, meilleurs et guéris par la mystérieuse et vive clarté. |
Nous quittons les cryptes sombres et silencieuses pour remonter au jour.
1 semble qu'on soit passé dans une autre planète. Les obus se brisent là-bas, avec un bruit creux de vastes futaiHes vides, violemment heurtées. Des caissons retentissent et, menés au ga: lop, descendent es ahemins toriueux et dé-