‹ La flamme au poingChapitre 6 sur 27 · PORTRAITS ET IMAGES · texte numérisé non relu

PORTRAITS ET IMAGES

Je ne voudrais pas que vos yeux, déjà attristés par tant de misères injustes, de broiements atroces, s'affligent encore à ces croquis de souffrance et de cruauté. C'est assez pour moi d'aveir voyagé dans cet abîme. Je n'en voulais plus même garder le souvenir. J'ai jeté mon

premie” carnet de notes, parce que je croyais

que ce rappel des heures tragiques, en suscile-

à ma vue, par je ne sais quel ma-

rut-il, Ô mes amis perdus, Ô mes 8 que j'oublie, plus tard, vos traits >s sacrifices ignorés de héros iblierai-je, aussi, mes sentiments tous ces spectacles d'humanité oire? Je le sens bien, il faut que tut que je me garde cette collection st d'images d'une réalité si amère le qu'elle dépasse toutes les visions æ et du délire.

je ne peux pas, je ne veux pas ec trop d’exactitude ces détresses.

ar mon cœur déchiré de pitié et de lans une atmosphère grisé et tremruis — je le dis sincèrement, — je es évocations trop précises ne resjours de férocité et de mort.

,: Conduis-moi dans ces gouffres,

LE SOUVENIR 69 ë

élève, dans ta clarté diffuse et vacillante, ces

épaves et ces ossements que ma mémoire bénit,

purifie, aime... -

Je me suis toujours fait une idée angoissée de la vie sous-marine, où les monstres combattent et s’entre-dévorent éternellement. Je ne sais pourquoi, il me semble que j'ai fait une plongée éperdue dans ces océans de meurtre... Et voici, un humble ei maladroit livre de bord... Mon Dieu! Quand vais-je remonter à la surface ? à la lumière ?

Je me suis raconté tout ce qui va suivre nvee des détails dont l'intensité me faisait mal,

es notes. Ma sensibilité, nollissait ou prenait la rutaux. Je ne veux plus lée. Il me faut redire cela a fièvre en une vibration iransparente.… Je souffriturrections languissantes.

vec plus de douceur, ma existence d'aujourd'hui.

: fort ni plüs faible que je vain, — qui donc ? — n'amélancolie héroïque » ?

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